Le premier syndicat tunisien rejette les concessions du gouvernement au FMI

La circulation ferroviaire, routière et aérienne s’est arrêtée, tout comme les autres services, lors des manifestations précédentes qui ont envahi les rues de la Tunisie. Mercredi, le plus puissant syndicat a rejeté les réformes proposées par le gouvernement. (Photo, AP)
La circulation ferroviaire, routière et aérienne s’est arrêtée, tout comme les autres services, lors des manifestations précédentes qui ont envahi les rues de la Tunisie. Mercredi, le plus puissant syndicat a rejeté les réformes proposées par le gouvernement. (Photo, AP)
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Le premier syndicat tunisien rejette les concessions du gouvernement au FMI

  • Le mois dernier, le gouvernement et l'UGTT ont annoncé avoir conclu un accord sur des réformes économiques qui permettrait à la Tunisie d'entamer des négociations avec le FMI
  • Tahri soutient que le gouvernement devrait viser l'évasion fiscale plutôt que de prendre des mesures qui, selon lui, prennent pour cible les fonctionnaires

TUNIS: Le syndicat le plus puissant de Tunisie rejette les réformes proposées par le gouvernement dans le cadre des efforts pour obtenir un financement étranger, a déclaré mercredi à Reuters son secrétaire général adjoint, Sami Tahri.

Une délégation gouvernementale tunisienne est à Washington pour des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI). À l’ordre du jour, un prêt potentiel de 4 milliards de dollars, ainsi que des réformes afin d’éliminer les subventions et à réduire la masse salariale écrasante du secteur public.

Mardi, Reuters a révélé un document officiel qui comprend des propositions telles que les mises-à-pied volontaires à 25% du salaire, les programmes de retraite anticipée, ainsi que des contrats de travail à temps partiel à 50% du salaire.

Bien que le gouvernement n’ait pas encore officiellement commenté les détails, l’approbation du syndicat de toute réforme est considérée comme un facteur important afin d’obtenir les fonds requis pour financer le remboursement de la dette publique, ainsi que le déficit budgétaire de l’année en cours.

L’Union générale tunisienne du travail (L'UGTT) compte plus d'un million de membres. Elle s'est montrée capable de mobiliser une opposition importante face aux gouvernements précédents par le biais de grèves, de sit-in et de pressions sur les partis politiques.

«Ce sont des mesures unilatérales dont nous n'avons pas discuté avec le gouvernement et nous avons été surpris lorsque nous avons lu les détails», a affirmé le secrétaire général adjoint de l'UGTT, Sami Tahri.

Le mois dernier, le gouvernement et l'UGTT ont annoncé avoir conclu un accord sur des réformes économiques qui permettrait à la Tunisie d'entamer des négociations avec le FMI pour un programme de prêt, sans en révéler les modalités, disant qu’ils conviendraient des détails à une date ultérieure.

Tahri soutient que le gouvernement devrait viser l'évasion fiscale plutôt que de prendre des mesures qui, selon lui, prennent pour cible les fonctionnaires. Il a de plus renouvelé une demande de l'UGTT pour entamer des négociations sur une autre augmentation de salaire dans le secteur public.

Tahri estime que la retraite anticipée et d'autres programmes qui visent à réduire la taille de la main-d'œuvre de l'État vont entraîner une baisse de la performance de la fonction publique. De plus, ces mesures vont conduire à un exode du personnel expérimenté, ce qui à son tour, «va épuiser le secteur administratif».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.