Le monde souffre d’une pénurie de 900 000 sages-femmes, déplore l'ONU

Une mère pakistanaise lors d'une campagne de vaccination contre la polio. (Photo, AFP)
Une mère pakistanaise lors d'une campagne de vaccination contre la polio. (Photo, AFP)
En Inde, une infirmière exposant les bienfaits de l'allaitement maternel à des femmes dans un hôpital. (Photo, AFP)
En Inde, une infirmière exposant les bienfaits de l'allaitement maternel à des femmes dans un hôpital. (Photo, AFP)
Des femmes afghanes veillent sur un nouveau né hospitalisé dans un établissement de Kandahar qui reçoit quotidiennement des enfants souffrant de malnutrition. (Photo, AFP)
Des femmes afghanes veillent sur un nouveau né hospitalisé dans un établissement de Kandahar qui reçoit quotidiennement des enfants souffrant de malnutrition. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Le monde souffre d’une pénurie de 900 000 sages-femmes, déplore l'ONU

  • Un rapport de l'ONU souligne que ce chiffre représente un tiers de l'effectif mondial requis, et réclame que cette profession soit mieux considérée et déclarée prioritaire
  • Environ 4,3 millions de vies de femmes et de nouveaux-nés pourraient être sauvées par an si les effectifs requis étaient au complet

NATIONS UNIES, ETATS-UNIS : « Le monde est actuellement confronté à une pénurie de 900 000 sages-femmes, ce qui représente un tiers de l'effectif mondial requis », souligne un rapport de l'ONU publié mercredi et qui réclame que cette profession soit mieux considérée et déclarée prioritaire.

A cause de ce manque, ce sont des millions de vies de femmes et de nouveaux-nés qui peuvent être perdues, alerte le document réalisé conjointement par l'agence des Nations unies pour la santé sexuelle et reproductive, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et la Confédération internationale des sages-femmes (ICM).

« La crise du Covid-19 n'a fait qu'exacerber le problème, les besoins de santé des femmes et des nouveau-nés étant éclipsés, les services de sages-femmes interrompus et les sages-femmes déployées dans d'autres services de santé », ajoute un communiqué de l'ONU sur ce rapport qui recense des informations concernant 194 pays.

La pénurie de sages-femmes « entraîne un terrible bilan mondial sous la forme de décès évitables », poursuit-il, en estimant qu'environ 4,3 millions de vies pourraient être sauvées par an si les effectifs requis de sages-femmes étaient au complet.

L'inégalité entre les sexes est un moteur non reconnu de cette pénurie massive, relève aussi le communiqué. Les femmes représentent 93% des sages-femmes et 89% des infirmières, selon l'ONU, qui regrette que les systèmes de santé ne donnent pas la priorité aux besoins de santé sexuelle et reproductive des femmes et des filles.

« Les gouvernements doivent donner la priorité au financement et au soutien des sages-femmes, et prendre des mesures concrètes pour inclure les sages-femmes dans la détermination des politiques de santé », réclame notamment le rapport.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com