Six membres d'un groupuscule néonazi interpellés pour un projet d'attentat contre une loge maçonnique

 L'hôtel de Bourvallais, siège du ministère de la justice / AFP
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Publié le Vendredi 07 mai 2021

Six membres d'un groupuscule néonazi interpellés pour un projet d'attentat contre une loge maçonnique

  • Ces six personnes, quatre hommes et deux femmes, ont été arrêtées mardi dans le Doubs et le Bas-Rhin
  • Elles ont été interpellées à la suite d'échanges entre elles, et notamment parce qu'elles faisaient des recherches sur d'éventuels explosifs et avaient effectué des repérages

PARIS : Six membres d'un groupuscule néonazi, soupçonnés d'un projet d'attentat contre une loge maçonnique, ont été interpellés mardi, et trois d'entre eux présentés vendredi à un juge d'instruction antiterroriste en vue d'une éventuelle mise en examen.

Ces six personnes, quatre hommes et deux femmes, ont été arrêtées mardi dans le Doubs et le Bas-Rhin, ont indiqué une source judiciaire et une source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV.

A l'issue de leur garde à vue, le parquet national antiterroriste (Pnat), qui avait ouvert une enquête préliminaire en février 2021 sur les activités de ce groupuscule d'ultradroite baptisé "Honneur et nation", a décidé de confier les investigations à des juges d'instruction antiterroriste.

Trois de ces suspects, deux hommes et une femme âgés de 29 à 56 ans, doivent être présentés dans la journée aux magistrats en vue de leur éventuelle mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle. 

Les trois autres, deux hommes et une femme également, ont de leur côté été libérés sans poursuite à ce stade.

Selon une source proche du dossier, les personnes mises en cause sont soupçonnées d'avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique. Le projet ne semblait toutefois pas imminent.

Explosifs

Elles ont été interpellées à la suite d'échanges entre elles, et notamment parce qu'elles faisaient des recherches sur d'éventuels explosifs et avaient effectué des repérages.

Des écrits néonazis ont été retrouvés en perquisition.

Selon une source proche, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste français résidant en Malaisie. 

Ce dernier est soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement en avril de la petite Mia, retrouvée cinq jours plus tard. Dans cette enquête, un mandat d'arrêt international a été lancé à l'encontre de cet ancien cadre du MoDem en Haute-Garonne, qui a été exclu du parti centriste en 2010. 

Plusieurs enquêtes antiterroristes liées à la mouvance de l'ultradroite sont en cours en France.

Début avril, le parquet antiterroriste a demandé un procès en correctionnelle pour neuf membres du groupe d'ultradroite surnommé OAS, dont son chef autoproclamé, Logan Nisin. Démantelé en 2017, le groupuscule était soupçonné initialement d'avoir voulu s'en prendre à Christophe Castaner, Jean-Luc Mélenchon ou des musulmans. La décision sur un renvoi éventuel en procès revient désormais aux juges d'instruction chargés de ces investigations.

Par ailleurs, au moins quatre autres enquêtes liées à des projets d'action violente de l'ultradroite sont en cours depuis 2017.

Un an après l'arrestation de Logan Nisin, un autre groupuscule soupçonné de vouloir frapper des cibles musulmanes avait été démantelé. A l'automne 2020, quinze membres ou proches de ce groupe appelé Action des forces opérationnelles (AFO), teinté de survivalisme d'extrême droite, étaient mises en examen dans l'enquête, qui se poursuit.

Un autre groupuscule, issu d'un groupe Facebook surnommé "Les Barjols" et accusé d'avoir voulu attenter à la vie du président Macron, a été arrêté en 2018.

Deux autres enquêtes antiterroristes liées à l'ultradroite portent, l'une sur un groupe proche de l'idéologie néo-nazie soupçonné de viser des lieux de cultes juifs et musulmans, l'autre sur un suprémaciste admirateur de l'auteur de l'attentat en 2019 contre des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

En janvier, le coordonnateur national du renseignement Laurent Nuñez s'était inquiété d'une "montée en puissance des suprémacistes et du survivalisme". On estime que l'ultra droite représente 1.000 à 1.500 personnes, ce que M. Nuñez n'a pas démenti.


L'aéroport de Montpellier fermé après la sortie de piste d'un avion de fret

Cette photo montre un Boeing 737 de l'Aéropostale après qu'il soit sorti de la piste lors de sa phase d'atterrissage de nuit à l'aéroport de Montpellier, le 24 septembre 2022. (AFP).
Cette photo montre un Boeing 737 de l'Aéropostale après qu'il soit sorti de la piste lors de sa phase d'atterrissage de nuit à l'aéroport de Montpellier, le 24 septembre 2022. (AFP).
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  • «Par mesure de sécurité et dans l’attente qu’une entreprise spécialisée vienne déplacer l’appareil, les vols commerciaux et de fret» ne peuvent plus atterrir à Montpellier pour une durée indéterminée
  • «Les trois personnes présentes dans l’appareil sont indemnes. Elles ont pu être désincarcérées et mises en sécurité grâce à l’intervention rapide des secours»

MONTPELLIER : L’aéroport de Montpellier a été fermé pour une durée indéterminée, un avion de fret ayant fait une sortie de piste dans le courant de la nuit lors de son atterrissage sans faire de blessés, a annoncé samedi la préfecture de l’Hérault.

"Par mesure de sécurité et dans l’attente qu’une entreprise spécialisée vienne déplacer l’appareil, les vols commerciaux et de fret" ne peuvent plus atterrir à Montpellier pour une durée indéterminée, a indiqué la préfecture dans un communiqué.

"Les trois personnes présentes dans l’appareil sont indemnes. Elles ont pu être désincarcérées et mises en sécurité grâce à l’intervention rapide des secours", a-t-on précisé de même source.

Il était 02H50 lorsqu'un avion de l'aéropostale, un Boeing 737 chargé de fret, a raté son atterrissage à l'aéroport de Montpellier et fini sa route dans l'étang de Mauguio situé en bout de piste. Le nez de l'avion est actuellement immergé.

"Tant que cet aéronef est sur la piste, et que l’enquête n’est pas terminée, nous ne rouvrirons pas l’aéroport. Après l’enlèvement de l’appareil, la piste sera elle aussi attentivement diagnostiquée", ont indiqué à l'AFP les services de l'aéroport.

42 mouvements d’avions étaient prévus ce samedi, soit 21 vols commerciaux. En moyenne, cet aéroport situé sur le littoral voit transiter jusqu'à 197 000 passagers par mois en pleine saison estivale.

Les annulations des vols ou leurs déplacements vers les aéroports les plus proches relèvent des compagnies aériennes, à précisé l'aéroport de Montpellier sans plus de précisions sur les décisions prises.

Soixante sapeurs-pompiers du service départemental d'incendie et de secours de l'Hérault, dont des spécialistes du secours aquatique, ont été dépêchés sur place avec une équipe du SAMU, de la brigade de gendarmerie des transports aériens et des équipes de l'aéroport.

Une enquête a été confiée au BEA, Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile, qui devra s'atteler à comprendre les causes de cet accident survenu sur cet avion affrété par La Poste. Chaque nuit, ce vol atterrissait à 02H45, transportant du courrier.

"Quatre enquêteurs du BEA ont été dépêchés sur place" avec "l'ouverture d'une enquête de sécurité", a twitté samedi le BEA en précisant que l'appareil était exploité par la compagnie "West Atlantic".

Situé en bord de littoral, l'aéroport de Montpellier n'est pas connu pour sa dangerosité et cet accident revêt un caractère très exceptionnel.


Renaissance demande une commission d'enquête sur d'éventuels «financements russes» de partis

Huit députés Renaissance ont demandé l'ouverture d'une commission d'enquête à l'Assemblée sur de possibles "financements russes" de partis français. (AFP)
Huit députés Renaissance ont demandé l'ouverture d'une commission d'enquête à l'Assemblée sur de possibles "financements russes" de partis français. (AFP)
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  • Ces députés du parti présidentiel font référence à une lettre adressée la veille à la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet
  • Il s'agit «de savoir si des partis politiques français -et lesquels- ont bénéficié de financements russes». Ils citent «des prises de position en faveur de la Russie de plusieurs dirigeants politiques français de premier plan»

PARIS: Huit députés Renaissance ont demandé l'ouverture d'une commission d'enquête à l'Assemblée sur de possibles "financements russes" de partis français, après la révélation d'informations déclassifiées américaines faisant état de plusieurs centaines de millions d'euros versés par la Russie dans plusieurs pays.

Dans un communiqué publié samedi, ces députés du parti présidentiel font référence à une lettre adressée la veille à la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, dans laquelle ils justifient l'instruction d'une telle enquête "au regard de la gravité des faits" et afin que les informations établies puissent "être portées à la connaissance des citoyens français et de notre justice".

Il s'agit, détaillent-ils, "de savoir si des partis politiques français -et lesquels- ont bénéficié de financements russes". Ils citent "des prises de position en faveur de la Russie de plusieurs dirigeants politiques français de premier plan", ainsi que "des prêts contractés pour financer des campagnes électorales et dont les sommes sont toujours dues bien des années plus tard" ou encore "la nomination au sein d'entreprises russes d'anciens parlementaires et ministres français".

Vendredi, le Rassemblement national, qui réfute les accusations de la majorité de dépendre du pouvoir russe, avait également annoncé qu'il déposerait une résolution lundi en vue de créer une commission d'enquête à l'Assemblée. Son rôle, selon le RN, serait de "préciser la nature des liens entre certains élus de la majorité présidentielle et le Qatar", "déterminer" d'éventuels liens entre la majorité et la Chine et enquêter sur "ce qui s'apparente à une véritable coproduction législative entre le parti présidentiel et les géants américains Amazon, Microsoft, Google ou encore Uber".

Selon un document déclassifié du renseignement américain rendu public le 13 septembre, plusieurs centaines de millions d'euros ont été versés depuis 2014 par la Russie à des partis politiques de plusieurs pays dans le but d'accroître son influence et de peser sur les scrutins.


Escroquerie à la capsule Nespresso entre la France et la Côte d'Ivoire

Un client achète du café dans une boutique Nespresso à l'intérieur d'un centre commercial à Pékin le 15 septembre 2020. (AFP)
Un client achète du café dans une boutique Nespresso à l'intérieur d'un centre commercial à Pékin le 15 septembre 2020. (AFP)
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  • Les quatre suspects sont soupçonnés d'avoir piraté des comptes de clients Nespresso pour y changer les informations, notamment l'adresse de livraison en point relais
  • Ils récupéraient ensuite les commandes et les envoyaient en Côte d'Ivoire, selon le parquet

CRETEIL: Quatre personnes seront jugées en France en novembre pour escroquerie, après avoir commandé frauduleusement près de 12 000 capsules de café Nespresso pour les expédier en Côte d'Ivoire, a indiqué samedi à l'AFP le parquet de Créteil, en banlieue parisienne.

Entre juin et juillet 2022, "plusieurs victimes ont porté plainte pour escroquerie à la suite d’une commande frauduleuse de capsules de café effectuée sur leur compte internet Nespresso". Au total, les policiers identifient 35 victimes.

Les quatre suspects sont soupçonnés d'avoir piraté des comptes de clients Nespresso pour y changer les informations, notamment l'adresse de livraison en point relais.

Ils récupéraient ensuite les commandes et les envoyaient en Côte d'Ivoire, selon le parquet.

"Le règlement devait s'effectuer à la réception de la facture, de sorte que seule la société Nespresso subissait un préjudice", estimé à 8 600 euros pour l'entreprise, souligne le parquet.

Les policiers ont exploité la téléphonie pour identifier les suspects, nés entre 1967 et 1987 et jusqu'alors inconnus de leurs services.

Interpellés mercredi à leur domicile en région parisienne, ils seront jugés le 24 novembre au tribunal correctionnel de Créteil.