Fusillade à Times Square: trois personnes blessées dont une enfant

Des agents du NYP montent la garde après que deux femmes et une fillette de quatre ans ont été blessées par des coups de feu à Times Square, New York, le 8 mai 2021. (Photo, AFP)
Des agents du NYP montent la garde après que deux femmes et une fillette de quatre ans ont été blessées par des coups de feu à Times Square, New York, le 8 mai 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 09 mai 2021

Fusillade à Times Square: trois personnes blessées dont une enfant

  • La fusillade a eu lieu en plein jour, juste avant 17h00 locales (21h00 GMT), au carrefour de la 7e Avenue et de la 44e rue
  • Les fusillades ont fortement augmenté à New York depuis l'été 2020 et le mouvement contre les inégalités raciales

NEW YORK : Deux femmes et une enfant ont été blessées samedi après-midi à Times Square, à New York, prises dans une fusillade, un incident qui risque d'alimenter la polémique sur la hausse de la criminalité alors que la ville veut relancer le tourisme.

La fusillade a eu lieu en plein jour, juste avant 17h00 locales (21h00 GMT), au carrefour de la 7e Avenue et de la 44e rue, selon la police qui a bouclé la zone plusieurs heures durant. 

Les trois victimes –  une enfant de quatre ans dans sa poussette, touchée à la jambe, alors que sa famille achetait des jouets, une femme de 46 ans touchée au pied, et une touriste de 23 ans venue de l'Etat de Rhode Island touchée à la jambe – ont été hospitalisées dans un hôpital de Manhattan, et leur vie n'était pas en danger, a indiqué le patron de la police new-yorkaise, Dermot Shea, lors d'un point presse sur les lieux.

Selon des informations préliminaires citées par le patron de la police new-yorkaise, Dermot Shea, les trois victimes –  qui apparemment ne se connaissaient pas –  se sont retrouvées par hasard au milieu d'une dispute survenue entre « deux à quatre hommes ». Au moins l'un d'eux a sorti une arme et tiré. 

Aucune arrestation n'avait été effectuée en début de soirée. La police a lancé un appel à témoins et diffusé des images de caméras de surveillance d'un homme recherché.

M. Shea a dénoncé des lois insuffisantes pour lutter contre le nombre croissant d'armes à feu circulant illégalement dans la première métropole américaine, et stopper des récidivistes. 

« Combien d'enfants doivent être touchés avant qu'on se rende compte que de mauvaises politiques ont des conséquences néfastes ? », a-t-il lancé, rappelant que deux responsables présumés d'une fusillade qui avait tué un bébé en juillet 2020 à Brooklyn venaient d'être arrêtés.

« Heureusement, ces passants innocents sont dans un état stable », a aussi tweeté le maire Bill de Blasio. « Les auteurs de cette violence sont recherchés et la police les amènera devant la justice. Le flot d'armes illégales qui arrivent à New York doit s'arrêter », a-t-il ajouté. 

Fusillades en hausse

Times Square, avant la pandémie l'un des hauts lieux du tourisme à New York, a changé depuis que les théâtres ont été contraints de fermer en mars 2020. 

Selon un récent rapport de la Times Square Alliance, association de commerçants du quartier, la zone a enregistré 25 crimes violents au premier trimestre 2021, contre 17 sur la même période de 2020.

Fin mars, l'enregistrement vidéo d'une agression contre une sexagénaire d'origine asiatique dans le quartier avait choqué. Un homme au lourd passé judiciaire, qui résidait dans un hôtel proche de Times Square devenu centre d'accueil pour sans-abris, avait été arrêté et inculpé. 

Ces violences surviennent alors que la ville prévoit de lever la plupart des restrictions dues à la pandémie le 19 mai, et de lancer une campagne pour relancer le tourisme en juin. Les théâtres qui sont la principale attraction du quartier doivent eux rouvrir à partir du 14 septembre.

Les fusillades ont fortement augmenté à New York depuis l'été 2020 et le mouvement contre les inégalités raciales. Les raisons de cette augmentation comme les réformes policières à engager font polémique, à six semaines des primaires pour l'élection municipale.  

Selon les dernières statistiques officielles, New York a recensé 149 fusillades en avril, contre 56 en avril 2020 (+166%). La criminalité en général était en hausse de 30% sur la même période.  

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.