L'Arabie saoudite condamne les attaques des forces israéliennes à Al-Aqsa

Les actions des forces de sécurité israéliennes dans l'enceinte du Noble Sanctuaire ont suscité des inquiétudes dans le monde musulman car il s’agit de l’un trois sites sacrés de l'Islam. (Photo, AFP)
Les actions des forces de sécurité israéliennes dans l'enceinte du Noble Sanctuaire ont suscité des inquiétudes dans le monde musulman car il s’agit de l’un trois sites sacrés de l'Islam. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 11 mai 2021

L'Arabie saoudite condamne les attaques des forces israéliennes à Al-Aqsa

  • Riyad exhorte la communauté internationale à tenir Israël pour responsable de l'escalade des événements
  • Le Royaume appelle à la cessation immédiate de toute transgression violant les pactes et traités internationaux

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné les attaques menées par les forces israéliennes à Al-Aqsa, a annoncé mardi un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères.

Les actions ont suscité des inquiétudes dans le monde musulman car il s’agit de l’un trois sites religieux de l'Islam.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères condamne fermement les attaques menées par les forces d'occupation à la mosquée Al-Aqsa, transgressant la sûreté et la sécurité des fidèles, indique le communiqué.

L'Arabie saoudite a exhorté la communauté internationale à tenir Israël pour responsable de l'escalade des événements et a appelé à la cessation immédiate de toute action violant les pactes et traités internationaux, a-t-il ajouté.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes à l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa et au moins trois Palestiniens ont perdu un œil après avoir été touchés par des balles en plastique qui, selon les témoins, visaient directement leur tête.

Plus d'une douzaine de bombes lacrymogènes et de grenades assourdissantes ont atterri dans la mosquée alors que la police et les manifestants se sont affrontés à l'intérieur de l'enceinte fortifiée qui l'entoure. De la fumée monta devant la mosquée et le sanctuaire au dôme doré sur le site, et des rochers jonchaient la place voisine. À l'intérieur d'une zone de l'enceinte, des chaussures et des débris étaient éparpillés sur des tapis ornés.

La mosquée est située au sommet d'une colline qui est le troisième site le plus sacré de l'Islam et le plus saint du judaïsme. Les tensions sur le site, connu des musulmans sous le nom de Noble Sanctuaire et des Juifs sous le nom de Mont du Temple, ont déclenché des violences répétées dans le passé.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Short Url
  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
Short Url
  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

Short Url
  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.