Une équipe saoudienne documente l’hégire du prophète Mahomet à Médine

Leur voyage commence sur le site historique de Ghar Thor, la grotte de Jabal Thor, à La Mecque, où le Prophète et son plus proche compagnon Abou Bakr se sont cachés de l’ennemi. (SPA)
Leur voyage commence sur le site historique de Ghar Thor, la grotte de Jabal Thor, à La Mecque, où le Prophète et son plus proche compagnon Abou Bakr se sont cachés de l’ennemi. (SPA)
Short Url
Publié le Mardi 11 mai 2021

Une équipe saoudienne documente l’hégire du prophète Mahomet à Médine

  • Plus de mille quatre cents ans après que le prophète Mahomet et ses disciples ont émigré de La Mecque à Yathrib (l’ancien nom de Médine), des historiens et des spécialistes ont retracé son parcours
  • L’équipe a notamment été surprise, dès les premières étapes de son voyage, par une tempête de sable qui a entravé sa progression pendant deux jours

DJEDDAH: Plus de mille quatre cents ans après que le prophète Mahomet et ses disciples ont émigré de La Mecque à Yathrib (l’ancien nom de Médine), des historiens et des spécialistes de l’environnement saoudiens ont retracé son parcours.

Pendant huit jours, l’équipe a voyagé, à pied et à dos de chameau, à travers les montagnes et les déserts, retraçant l’itinéraire emprunté pour échapper à la tribu des Quraysh.

Dans l’équipe se trouvaient l’historien Abdelhafaiz al-Graiqri, l’architecte et urbaniste Amro Darwish, le chercheur Samir Barka et l’écologiste Hassan Abdelshakoor.

Leur voyage commence sur le site historique de Ghar Thor, la grotte de Jabal Thor, située à La Mecque, là où le Prophète et son plus proche compagnon, Abou Bakr, se sont cachés de l’ennemi. Ils ont parcouru environ cinq cents kilomètres et ont effectué des expéditions sur le terrain, notamment des bivouacs de nuit, dans des conditions difficiles et dangereuses.

M. Al-Graiqri déclare que la documentation de l’émigration du Prophète constitue l’aboutissement de plusieurs années de recherche, animées par le désir de déterminer avec autant de précision que possible le périple de l’hégire.

«Au cours de cette étude, nous avons mené des dizaines d’expéditions sur le terrain, collectant des données, enregistrant les coordonnées GPS et SIG, identifiant les points de repère et calculant les distances», explique-t-il.

M. Darwish explique que le périple a commencé un lundi et s’est achevée le lundi suivant. Après avoir analysé, résumé et comparé les informations de leurs recherches, collectant certaines informations auprès des tribus qui vivent dans les vallées, les membres de l’équipe ont été en mesure d’établir quel itinéraire le Prophète avait probablement emprunté.

Ils ont dû toutefois surmonter d’importants défis physiques et mentaux pour atteindre leur objectif.

En bref

 

  • Dans l’équipe figuraient l’historien Abdelhafaiz al-Graiqri, l’architecte et urbaniste Amro Darwish, le chercheur Samir Barka et l’écologiste Hassan Abdelshakoor
  • Leur voyage commence sur le site historique de Ghar Thor, la grotte de Jabal Thor, située à La Mecque, là où le Prophète et son plus proche compagnon, Abou Bakr, se sont cachés de l’ennemi.
  • Une fois son voyage terminé, l’équipe était convaincue d’avoir marché sur les pas du Prophète.

Ils ont notamment été surpris, dès les premières étapes de leur voyage, par une tempête de sable qui a entravé leur progression pendant deux jours et menacé leur calendrier.

«La tempête de sable a obligé quatre membres de l’équipe à utiliser des voitures, mais les jeunes randonneurs qui nous accompagnaient ont insisté pour continuer à marcher», raconte M. Darwish. «Ce que nous avons réalisé est merveilleux et historique à plusieurs niveaux: cela permet d’une part de documenter et de confirmer les repères prophétiques, et d’autre part d’attirer l’attention sur leur signification historique et religieuse. En outre, le défi physique et mental que constitue cette aventure à titre personnel nous pousse vers le haut.»

Une fois le voyage terminé, l’équipe était convaincue d’avoir marché sur les pas du Prophète.

«C’est une sensation surréaliste de franchir la ligne d’arrivée vers Médine. Il a fallu deux ans pour la planification et l’exécution de ce projet, mais c’est vraiment un moment spécial. C’est un succès historique.»

L’équipe a présenté l’exposition «Documentation du parcours de l’émigration du Prophète» lors de l’événement de lancement, à Djeddah. À cette occasion, des images et des maquettes offraient un panorama visuel de la route empruntée par le Prophète.

Les membres de l’équipe ont exprimé leur bonheur d’avoir eu la chance de découvrir le chemin parcouru par le Prophète pendant son voyage.

«C’était notre rêve de documenter le voyage d’une vie et de revivre l’émigration du Prophète de La Mecque à Médine, et nous l’avons réalisé», conclut M. Darwish.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com