Jérusalem: des sportifs expriment leur soutien aux Palestiniens

Le milieu de terrain français de Manchester United Paul Pogba s'échauffe avant la demi-finale de l'UEFA Europa League, le 29 avril 2021 (Photo, AFP)
Le milieu de terrain français de Manchester United Paul Pogba s'échauffe avant la demi-finale de l'UEFA Europa League, le 29 avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 11 mai 2021

Jérusalem: des sportifs expriment leur soutien aux Palestiniens

  • Joueurs de football, anciens et nouveaux, ont diffusé des messages de solidarité sur les réseaux sociaux, à destination en particulier des Palestiniens du quartier de cheikh Jarrah
  • «Vous n'avez pas besoin d'être un Arabe pour prier pour la Palestine, vous avez juste besoin d'être un humain», a écrit l'Egyptien Ahmed Hassan «Koka», l'attaquant de l'Olympiakos Le Pirée, en Grèce

RABAT: Plusieurs sportifs ont apporté ces derniers jours, avant le match de leurs équipes et sur les réseaux sociaux, leur soutien aux Palestiniens, alors que des heurts opposaient les forces de sécurité israéliennes à des manifestants à Jérusalem-Est.

Joueurs de football, anciens et nouveaux, ont diffusé des messages de solidarité sur les réseaux sociaux, à destination en particulier des Palestiniens du quartier de cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le secteur de la ville sainte occupé par Israël.

C'est le sort de familles palestiniennes menacées d'éviction par des colons juifs dans ce quartier qui a déclenché des heurts ayant fait plus de 500 blessés ces derniers jours.

L'international français et joueur de Manchester United, Paul Pogba, a ainsi posté une photo de lui sur Instagram, avec ce commentaire: «Le monde a besoin de paix et d'amour. L'Aïd viendra bientôt, alors aimons-nous. Priez pour la Palestine», a-t-il écrit en référence à la fin du mois sacré de ramadan, cette semaine.

La vedette algérienne Riyad Mahrez, qui doit bientôt disputer la finale de la Ligue des champions avec son équipe anglaise de Manchester City, a posté le drapeau palestinien sur son compte Twitter avec le hashtag #SaveSheikhJarrah.

Ce tweet du champion d'Afrique a été retweeté plus de 50 000 fois.

L'international marocain de l'Inter Milan, Achraf Hakimi a lui posté une vidéo sur son compte Twitter d'une jeune fille arrêtée par des agents de sécurité.

«Vous n'avez pas besoin d'être un Arabe pour prier pour la Palestine, vous avez juste besoin d'être un humain», a écrit pour sa part l'Egyptien Ahmed Hassan «Koka», l'attaquant de l'Olympiakos Le Pirée, en Grèce.

L'international algérien à la retraite, Antar Yahia, a également tenu à afficher son soutien aux Palestiniens, en publiant le drapeau de la Palestine et en le commentant par un smiley en larmes.

La liste des sympathisants compte aussi le champion russe d'arts martiaux mixtes Khabib Nurmagomedov, l'ancien international français de football Franck Ribéry – qui évolue à la Fiorentina  et le défenseur allemand Shkodran Mustafi.

Pour sa part, l'international sénégalais Mame Thiam du club turc Fenerbaçe, a publié une photo de la mosquée Al-Aqsa  avec ce tweet : «mon coeur est avec toi, Mosquée al-Aqsa».

Cette campagne touche également d'autres acteurs du monde sportif comme l'ancienne star égyptienne du football Mohamed Aboutrika.

Ce n'est pas la première fois que des sportifs arabes et musulmans proclament leur soutien à la cause palestinienne.

 

( Avec AFP)


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.