​​​​​​​Les États-Unis dépêchent un haut diplomate au chevet de Jérusalem

Des manifestants portent des pancartes et des drapeaux palestiniens lors d'une manifestation contre Israël devant le consulat israélien à Los Angeles. Les États-Unis ont dépêché mercredi un diplomate de haut rang pour exhorter les Israéliens et les Palestiniens à éteindre la violence. (Photo, AFP)
Des manifestants portent des pancartes et des drapeaux palestiniens lors d'une manifestation contre Israël devant le consulat israélien à Los Angeles. Les États-Unis ont dépêché mercredi un diplomate de haut rang pour exhorter les Israéliens et les Palestiniens à éteindre la violence. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 13 mai 2021

​​​​​​​Les États-Unis dépêchent un haut diplomate au chevet de Jérusalem

  • Washington envoie Hady Amr, sous-secrétaire adjoint aux affaires israéliennes et palestiniennes au Bureau des affaires du Proche-Orient
  • Le secrétaire d'État a rejeté les insinuations selon lesquelles ce conflit de longue date n’est pas une priorité

 

WASHINGTON: Les États-Unis ont dépêché mercredi un haut diplomate afin d’exhorter Israéliens et Palestiniens à calmer la pire flambée de violence au pays depuis des années.

Les heurts entre les deux camps a semblé surprendre l'administration Biden, préoccupée par d'autres priorités

Dans des commentaires salués par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, le secrétaire d’état Antony Blinken a défendu le droit d’Israël de se protéger, et a condamné les roquettes tirées par le Hamas, groupe islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

Il a aussi déclaré qu'Israël a une obligation particulière d’épargner les vies civiles.

L'action militaire survient à la suite d’affrontements entre la police israélienne et des manifestants palestiniens près de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est.

Blinken, qui s'est entretenu par téléphone avec Netanyahou, annonce avoir dépêché le sous-secrétaire adjoint aux affaires israéliennes et palestiniennes au Bureau des affaires du Proche-Orient, Hady Amr, afin de rencontrer les deux parties.

L’envoyé va exhorter «au nom du président (Joe) Biden, à une désescalade de la violence».

Biden n'a pas encore nommé d'ambassadeur en Israël, un poste que son prédécesseur, Donald Trump, avait pourvu avant son investiture. D'autres hauts responsables du Département d'État impliqués dans les dossiers de la région attendent toujours l'approbation du Sénat.

Blinken a rejeté les insinuations selon lesquelles ce conflit de longue date n’est pas une priorité. Et à réitéré à maintes reprises que l’administration Biden est «pleinement engagée».

«Nous sommes profondément engagés à tous les niveaux : le département d'État, la Maison Blanche, les hauts responsables, avec les Israéliens, les Palestiniens et d'autres pays et partenaires de la région, afin de pousser vers une désescalade», a affirmé Blinken.

Pressé de savoir si Biden compte s’entretenir avec Netanyahou, le secrétaire d'État révèle qu'un nouvel «engagement de haut niveau» de la part de Washington est prévu.

Blinken établit une distinction entre «le Hamas, une organisation terroriste qui fait pleuvoir sans discrimination des roquettes qui visent en réalité des civils, et la réponse d’Israël qui se défend».

Le plus haut diplomate américain estime qu'Israël «porte un fardeau supplémentaire car il doit tenter tout son possible pour épargner les vies civiles, alors même qu'il riposte, et ce à juste titre, pour défendre son peuple».

Le bureau du Premier ministre Netanyahou a «remercié Blinken pour le soutien américain au droit d’Israël à la légitime défense, un droit que le Secrétaire d’État a réitéré lors de cet appel».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.