Espagne: le fisc ouvre une enquête sur l'ex-roi Juan Carlos

Une femme portant un masque facial passe devant un graffiti de l'artiste valencien J.Warx représentant l'ancien roi espagnol Juan Carlos disant «Les enfants, plus tard, je vous ferai un Bizum (transfert électronique)» dans une rue de Valence, le 8 août 2020. (Jose Jordan, AFP)
Une femme portant un masque facial passe devant un graffiti de l'artiste valencien J.Warx représentant l'ancien roi espagnol Juan Carlos disant «Les enfants, plus tard, je vous ferai un Bizum (transfert électronique)» dans une rue de Valence, le 8 août 2020. (Jose Jordan, AFP)
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Publié le Jeudi 13 mai 2021

Espagne: le fisc ouvre une enquête sur l'ex-roi Juan Carlos

  • Cette enquête administrative a été ouverte à la demande du parquet de la Cour suprême et a été notifiée à l'ancien souverain
  • L'ancien monarque, qui a régné de 1975 à 2014, fait l'objet de trois enquêtes judiciaires pour des soupçons de malversations

MADRID: Le fisc espagnol a ouvert une enquête concernant l'ex-roi Juan Carlos, déjà visé par trois enquêtes judiciaires, au sujet d'une régularisation fiscale de 4,4 millions d'euros réalisée en février, a-t-on appris mercredi auprès de sources judiciaires.

D'après le site d'information El Confidencial, qui a révélé l'information, l'administration fiscale chercherait des renseignements sur l'origine des 4,4 millions d'euros que l'ex-chef d’État de 83 ans lui a versés au titre d'obligations fiscales découlant de vols en jet privé dont l'ancien monarque avait bénéficié et qui avaient été payés par une fondation basée au Liechtenstein.

Cette enquête administrative a été ouverte à la demande du parquet de la Cour suprême et a été notifiée à l'ancien souverain, ont indiqué à l'AFP les sources judiciaires mentionnées précédemment.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de l'administration fiscale a dit ne pas pouvoir ni confirmer ni démentir, le fisc ne donnant pas d'information sur la situation d'un contribuable.

La porte-parole du gouvernement espagnol, Maria Jesus Montero, avait rappelé en mars qu'une régularisation fiscale nécessitait toujours de «constater» que celle-ci était «authentique et complète». 

Parti en août dernier aux Émirats arabes unis sur fond de soupçons croissants quant à l'origine opaque de sa fortune, Juan Carlos avait effectué une première régularisation fiscale en décembre dernier.

Il avait alors versé 680 000 euros dans le cadre d'une enquête anticorruption liée à son utilisation de cartes de crédit rattachées à des comptes bancaires aux noms d'un homme d'affaires mexicain et d'un colonel de l'armée de l'Air espagnole.

En régularisant sa situation auprès des autorités fiscales, Juan Carlos cherchait à éviter les poursuites judiciaires. Mais la justice, qui doit déterminer l'origine des fonds utilisés pour la régularisation, n'a pas encore statué. 

L'ancien souverain, qui a régné de 1975 à 2014, fait l'objet de trois enquêtes judiciaires pour des soupçons de malversations.

La plus importante d'entre elles vise à déterminer s'il a reçu une commission lors de l'attribution à des entreprises espagnoles d'un contrat pour la construction d'une ligne ferroviaire à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011.

Il avait abdiqué en 2014 au profit de son fils Felipe, après de nombreux scandales liées à sa vie privée.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.