Irlande: le service de santé victime d'une « importante » cyberattaque

Le chef d'état-major des forces de défense irlandaises, le Vice-amiral Mark Mellett et le PDG de Health Service Executive (HSE), Paul Reid / AFP
Le chef d'état-major des forces de défense irlandaises, le Vice-amiral Mark Mellett et le PDG de Health Service Executive (HSE), Paul Reid / AFP
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Irlande: le service de santé victime d'une « importante » cyberattaque

  • « C'est un problème assez sérieux », a déclaré le directeur général de HSE, Paul Reid, sur la chaîne de télévision publique RTE
  • Selon Reid, l'attaque, « une opération criminelle internationale », se concentre sur l'accès aux données stockées sur des serveurs centraux.

DUBLIN : Le service public de santé irlandais, HSE Ireland, a arrêté vendredi l'ensemble de son système informatique en raison d'une "importante" cyberattaque utilisant un rançongiciel ou "ransomware".

Une semaine après une attaque du même type semant la pagaille dans la distribution d'essence aux Etats-Unis, des hôpitaux irlandais ont dû annuler des rendez-vous non urgents pour faire face à une "opération criminelle internationale".

"Il y a une attaque ransomware importante sur les systèmes informatiques de HSE. Par précaution, nous avons arrêté tous nos systèmes informatiques afin de les protéger de cette attaque et de nous permettre d'évaluer pleinement la situation avec nos propres partenaires de sécurité", a tweeté l'organisme.

"C'est un problème assez sérieux", a déclaré le directeur général de HSE, Paul Reid, sur la chaîne de télévision publique RTE. "Nous avons pris une mesure de précaution pour fermer bon nombre de nos principaux systèmes afin de les protéger", a-t-il expliqué soulignant que "nous n'en sommes qu'au début pour comprendre pleinement la menace".

Selon M. Reid, l'attaque, "une opération criminelle internationale", se concentre sur l'accès aux données stockées sur des serveurs centraux.

Cette attaque ne bouleverse pas les plans du Premier ministre irlandais Micheal Martin qui doit rencontrer vendredi midi son homologue britannique Boris Johnson à Chequers, résidence de campagne des chefs de gouvernement britanniques, ont indiqué ses services à Dublin.

Les vaccinations continuent

HSE s'est excusée de la gêne occasionnée à ses patients et précisé que les vaccinations ne sont pas affectées et "se dérouleront comme prévu". 

La vaccination contre le Covid-19 est actuellement ouverte aux plus de 50 ans en Irlande, où cette maladie a causé la mort de 4.937 personnes selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi.

La maternité Rotunda de Dublin a prévenu que toutes les consultations ambulatoires avaient été annulées, sauf pour les femmes enceintes d'au moins 36 semaines, "en raison d'un grave problème informatique".

Fergal Malone, responsable de cette maternité, a expliqué à RTE que "ce qui pose problème, ce sont les ordinateurs qui se connectent aux dossiers de santé électroniques".

"Il n'y a pas de problème pour la sécurité des patients", a-t-il assuré et l'hôpital est passé à des dossiers papiers. "Mais évidemment, le débit sera beaucoup plus lent", a-t-il déclaré.

Une autre maternité de Dublin, le National Maternity Hospital, a prévenu sur Twitter qu' "en raison d'un problème informatique majeur, il y aura aujourd'hui d'importantes perturbations dans tous nos services".

La cyberattaque dont a été victime HSE utilise un rançongiciel, comme celle qui a visé Colonial Pipeline, l'opérateur de l'immense oléoduc américain qui a relancé jeudi soir l'ensemble de son système après avoir été paralysé le week-end dernier. 

Cette attaque a été menée par le groupe criminel DarkSide, a indiqué la police fédérale américaine. Apparu publiquement en août 2020, ce groupe de pirates informatiques s'est spécialisé dans les attaques au rançongiciel contre des entreprises.

Les cyberattaques à l'aide de rançongiciel sont un phénomène qui a explosé ces dernières années. Un rançongiciel, ou "ransomware", exploite des failles de sécurité d'une entreprise ou d'un individu pour chiffrer et bloquer ses systèmes informatiques, exigeant une rançon pour les débloquer.

Mercredi, le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a plaidé pour la mise en place d'une coalition internationale pour répondre à la menace croissante provenant d'acteurs étatiques et de groupes criminels qui s'en prennent aux démocraties avec des attaques informatiques, mettant en cause Russie, Chine, Iran et Corée du Nord.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.