Des manifestations au Liban en guise de soutien à la cause palestinienne

Des manifestants escaladent un mur lors d'un rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien, dans le village d'Adaisseh, près de la frontière libano-israélienne. (Photo, Reuters)
Des manifestants escaladent un mur lors d'un rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien, dans le village d'Adaisseh, près de la frontière libano-israélienne. (Photo, Reuters)
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Publié le Lundi 17 mai 2021

Des manifestations au Liban en guise de soutien à la cause palestinienne

  • Le Liban «est devenu l’otage d’un pouvoir décisionnel détenu par Téhéran»
  • Le responsable du Hamas, Ali Baraka, a déclaré dimanche dans un communiqué que le Hamas «n'a pas besoin de lancer des roquettes à partir du sud du Liban»

BEYROUTH: Des rassemblements de solidarité avec les Palestiniens ont eu lieu dimanche pour la troisième journée consécutive à la frontière sud du Liban, alors que des figures politiques et civiles continuent d’exhorter le Liban à rester à l’écart de l’ouragan qui se développe dans la région.

Les soldats israéliens, de l'autre côté de la frontière dans la ville d'Abbasiya, sont restés en état d'alerte pendant les manifestations, et ont ôté samedi les drapeaux palestiniens hissés sur les barbelés dans le village d'Adaisseh. L'armée libanaise est également restée en alerte, et a effectué des patrouilles le long de la frontière.

Un nombre de partisans du Mouvement du futur se sont rendus dans la ville frontalière de Marwahin afin de manifester leur solidarité avec les Palestiniens. Le député Walid Al-Baarini a révélé qu'ils bénéficient du soutien du Premier ministre désigné, Saad Hariri.

Un libanais a été abattu par les soldats israéliens quand un groupe de jeunes hommes qui brandissaient drapeaux de la Palestine et du Hezbollah a pris d'assaut la clôture de barbelés vendredi.

Des roquettes ont été tirées depuis le territoire libanais vers les colonies israéliennes jeudi soir, mais aucune partie n'en a revendiqué la responsabilité.

Dimanche, l'ancien député Marwan Hamadeh voyait dans la situation une «indication que le Hezbollah n'est pas pressé d'abandonner ses cartes, et que le Liban est devenu l’otage d’un pouvoir décisionnel détenu par Téhéran».

Parallèlement, dans son sermon hebdomadaire, le patriarche maronite Béchara Raï somme «les autorités libanaises de contrôler la frontière sud du Liban, et d’empêcher l'utilisation du territoire libanais comme rampe de lancement de missiles».

«Veillez à ce que nul ne s’implique, directement ou par le biais de mandataires, dans ce qui se passe, car ceci exposerait le Liban à de nouvelles guerres. Ces conflits incontrôlés ont coûté assez cher au peuple libanais», prévient le prélat. Un peuple qui, selon lui, «n'est pas disposé à détruire encore plus son pays. Il existe des moyens pacifiques de faire preuve de solidarité à l’égard du peuple palestinien sans pour autant s'impliquer sur le plan militaire. Le Liban s'est engagé à soutenir les droits du peuple palestinien».

«Ce qui se passe entre Israël et cet inébranlable peuple palestinien constitue un changement de paradigme dangereux dans le cours de la lutte pour la terre et l'identité. Nous appelons Israël à reconnaître sérieusement et explicitement que les droits du peuple palestinien existent bel et bien, et qu'il lui sera impossible de vivre en paix tant qu’il n’accepte pas un État palestinien viable. Il n'y a pas de paix sans justice, et pas de justice sans droits», poursuit Raï.

Le responsable du Hamas, Ali Baraka, a déclaré dimanche dans un communiqué que le Hamas «n'a pas besoin de lancer des roquettes à partir du sud du Liban».

«Nous appelons tout le monde à se tenir à nos côtés, mais nous ne demandons à personne d'ouvrir des fronts et d'exposer son pays au danger», affirme-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.