«Cela doit cesser!»: un Tweet éphémère de Paris Hilton pour soutenir la Palestine

La célébrité Paris Hilton exprime son soutien à la Palestine et à son peuple. (AFP)
La célébrité Paris Hilton exprime son soutien à la Palestine et à son peuple. (AFP)
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Publié le Lundi 17 mai 2021

«Cela doit cesser!»: un Tweet éphémère de Paris Hilton pour soutenir la Palestine

  • Dans un tweet déjà supprimé, la star appelle à mettre un terme aux attaques israéliennes contre Gaza et à arrêter le «génocide»
  • Les frappes aériennes israéliennes ont fait trente-trois victimes parmi les Palestiniens dans la bande de Gaza dimanche dernier

DUBAÏ: La star Paris Hilton exprime son soutien à la Palestine et à son peuple dans un tweet initialement publié mais supprimé par la suite, alors qu’Israël poursuit ses violents bombardements sur les territoires occupés dans le cadre du conflit qui l’oppose aux militants du Hamas.

Paris Hilton est devenue la chef d'entreprise prospère d’une marque mondialement connue pesant un milliard de dollars après avoir été l’enfant gâtée de la célèbre chaîne d’hôtels qui porte son nom – c’est la petite-fille du fondateur, Conrad Hilton. Elle appelle à mettre un terme aux attaques israéliennes contre Gaza et à arrêter le «génocide».

«Cela me brise le cœur. Cela doit cesser! #SavePalestine #GazaUnderAttack #stopthegenocide», a posté Paris sur Twitter, commentant un article du Guardian dans lequel Israël affirme que les attaques contre Gaza se poursuivront en attendant de parvenir à un «calme total».

Ce lundi matin, le Tweet, sans doute supprimé, était introuvable sur Internet.

De fait, les frappes aériennes israéliennes ont fait trente-trois victimes parmi les Palestiniens dans la bande de Gaza dimanche dernier. C’est le bilan le plus lourd enregistré à ce jour depuis le début des affrontements, il y a près d'une semaine.

Cela me brise le cœur. Cela doit cesser! #SavePalestine #GazaUnderAttack #stopthegenocide

– Paris Hilton (@ParisHilton), 16 mai 2021

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Ces combats, les plus violents de la région depuis 2014, ont été provoqués par des perturbations survenues à Jérusalem. Ils voient le Hamas et Israël se livrer une nouvelle fois à des échanges de tirs intensifs.

Depuis lundi, selon les deux camps, le bilan des victimes a atteint cent quatre-vingt-un dans l’enclave côtière surpeuplée qu’est la bande de Gaza contre dix en Israël.

L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe cinquante-sept pays, a convoqué dimanche une réunion d'urgence afin d’évoquer ces combats violents. Il s'agit de la première mesure significative de la part des pays du Moyen-Orient, qui ne savent toujours pas quelle attitude adopter face au conflit.

Riyad al-Maliki, ministre palestinien des Affaires étrangères, fait partie de l'Autorité palestinienne, qui gère des enclaves autonomes en Cisjordanie, territoire occupé par Israël. Dès le début de la réunion, il dénonce les offensives perpétrées par Israël, qu’il qualifie d’«attaques lâches».

Dimanche matin, Israël a fait savoir que sa «vague de frappes continues» avait atteint plus de quatre-vingt-dix cibles dans la bande de Gaza au cours des dernières vingt-quatre heures. La destruction par Israël d'un bâtiment qui abritait des médias d'information dans cette région a suscité un tollé de la part de la communauté internationale.

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s'est dit «consterné» par les tueries de civils à Gaza et «profondément préoccupé» par la frappe israélienne qui a ciblé samedi la tour où se trouvent les bureaux de l'Associated Press et d'Al Jazeera, selon un porte-parole.

L'armée israélienne fait savoir que près de trois mille roquettes ont été tirées en direction d'Israël depuis la bande côtière; c’est le taux le plus élevé jamais enregistré. Environ quatre cent cinquante de ces tirs ont échoué dans la bande de Gaza.

Toujours selon l’armée israélienne, le Dôme de fer, système antimissile israélien, a intercepté plus de mille roquettes en une semaine environ, période au cours de laquelle des bâtiments résidentiels israéliens ont été touchés et plus de cinq cents personnes blessées.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse

Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse
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  • Les États-Unis prévoient de retirer leurs 1.000 soldats de Syrie dans les deux prochains mois, selon le Wall Street Journal et CBS, après l’extension du contrôle du gouvernement syrien sur le territoire
  • Washington recentre son attention militaire sur l’Iran, avec des porte-avions déployés dans le Golfe et des frappes envisagées si aucun accord n’est trouvé sur le nucléaire iranien

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient de retirer l'ensemble de leurs 1.000 soldats de Syrie au cours des deux prochains mois, selon la presse américaine.

Washington mettra fin à sa présence dans le pays, a indiqué le Wall Street Journal, après que le gouvernement syrien a étendu son contrôle sur le territoire et a annoncé fin janvier être parvenu à un accord pour intégrer à l'Etat syrien les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui jouaient un rôle clé dans la lutte contre l'Etat islamique (EI).

Le média CBS a également fait état de ce projet, citant des responsables américains sous couverts d'anonymat.

Les forces américaines présentes en Syrie ont récemment amorcé leur retrait, notamment la semaine dernière des bases d'al-Tanf et d'al-Chaddadi, utilisées dans le cadre de la lutte menée par la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis avaient soutenu les forces kurdes dans leur lutte contre les jihadistes de l'EI à partir de 2014.

Mais après le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et l'arrivée au pouvoir de l'islamiste Ahmad al-Chareh, ils ont soutenu le nouveau président dans sa détermination à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est félicité dimanche de "la trajectoire" suivie par la Syrie, malgré "des jours difficiles".

Dernièrement, les Etats-Unis rassemblent aussi leur attention et leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper si les deux ennemis ne parvenaient pas à conclure un accord au sujet du programme nucléaire iranien.

CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale.

Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases à travers la région.

Sollicité, le Pentagone n'a pas donné de réponse dans l'immédiat à une demande de commentaires.


La médiation saoudienne permet la libération de détenus pakistanais en Afghanistan

Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
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  • Le porte-parole du gouvernement afghan a indiqué que les détenus ont été libérés en signe de bonne volonté

DUBAÏ : L’Arabie saoudite a facilité la libération de trois détenus pakistanais retenus en Afghanistan, suite à une demande du Royaume et à la visite d’une délégation saoudienne à Kaboul avant le mois sacré du Ramadan.

Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi que les détenus avaient été libérés en signe de bonne volonté, reflétant la politique de l’Afghanistan de maintenir des relations positives avec les autres pays et en reconnaissance des efforts de médiation saoudiens.

Les trois Pakistanais avaient été capturés lors d’affrontements frontaliers entre les forces afghanes et pakistanaises le 12 octobre 2025, et ont été remis à la délégation saoudienne en visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël accusé de vouloir étendre Jérusalem vers la Cisjordanie

Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
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  • Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record
  • Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est

JERUSALEM: Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967, à l'heure où les critiques se multiplient face à une annexion rampante du territoire.

Ce projet, encore au stade initial, a été publié début février alors que différentes mesures gouvernementales visant à renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie font redouter une annexion par Israël de ce territoire palestinien.

Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record.

Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est, la partie de la ville sainte occupée et annexée par Israël en 1967 après la conquête de la Cisjordanie.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, la capitale du futur Etat auquel ils aspirent.

Un projet "symbolique" 

Le nouveau projet, selon le ministère, prévoit la construction de "2.780 unités de logement et une vaste modernisation des infrastructures" dans le cadre de l'extension de Geva Binyamin, pour un montant d'environ 120 millions de shekels (33 millions d'euros).

Mais selon l'ONG La Paix maintenant, opposée à la colonisation, ce projet reviendrait à "une extension" pure et simple de Jérusalem en Cisjordanie, sans précédent depuis 1967.

"Le nouveau quartier sera partie intégrante de la ville de Jérusalem et en particulier de la colonie de Neve Yaakov, construite dans le nord de Jérusalem", a expliqué mardi à l'AFP Lior Amihai, directeur exécutif de La Paix maintenant.

"Ce qui est unique dans ce cas, c'est que le quartier sera relié directement à Jérusalem (...) mais se trouvera intégralement sur le territoire de la Cisjordanie, adjacent à Jérusalem", a-t-il ajouté, en voyant dans ce projet une dimension "symbolique".

"Tout changement touchant à Jérusalem est sensible, pour l'opinion israélienne mais aussi pour les Palestiniens", souligne-t-il.

"Comme des habitants de Jérusalem" 

Aviv Tatarsky, un chercheur de l'ONG Ir Amim, qui travaille sur la place de Jérusalem dans le conflit israélo-palestinien, affirme lui aussi que ce projet équivaut dans les faits à une expansion de la ville.

"Si des gens y vivent, ils vivront là comme des habitants de Jérusalem", a-t-il déclaré à l'AFP. "Dans la pratique, ce n'est pas la colonie qui sera étendue, mais Jérusalem".

A l'heure où une annexion formelle reste difficilement réalisable, "il est beaucoup plus facile de créer une situation de fait sur le terrain", ajoute le chercheur.

La Paix maintenant a souligné, dans un communiqué illustré par une carte, que le nouveau quartier serait séparé de la colonie d'Adam par le mur érigé par Israël dans les années 2000, qui longe la quasi-totalité de la frontière avec la Cisjordanie mais dont le tracé à cet endroit ne suit pas exactement la limite administrative et dévie vers l'est en contournant une colline.

Il n'existera donc "aucune connexion territoriale" entre la nouvelle colonie et celle d'Adam, ajoute l'ONG.

Hormis Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.

La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite depuis 1967. Elle s'est nettement intensifiée sous l'actuel gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.

L'expansion de la colonisation juive en Cisjordanie est considérée par l'ONU, avec la poursuite des violences entre populations locales palestiniennes, colons juifs et armée israélienne, comme l'un des principaux obstacles à la résolution du conflit israélo-palestinien.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport de l'ONU.