En Allemagne, divergences sur l'héritage diplomatique de Merkel

A cinq mois des élections qui mettront fin à l'ère Merkel, les deux candidats, Annalena Baerbock et Armin Laschet, sont au coude à coude dans les sondages
A cinq mois des élections qui mettront fin à l'ère Merkel, les deux candidats, Annalena Baerbock et Armin Laschet, sont au coude à coude dans les sondages
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Publié le Mercredi 19 mai 2021

En Allemagne, divergences sur l'héritage diplomatique de Merkel

  • La co-dirigeante des Verts partage ainsi avec le président américain Joe Biden une même fermeté à l'égard de Pékin et Moscou
  • Les deux candidats ont au moins un point commun: l'une comme l'autre sont jugés dénués d'expérience internationale

BERLIN: Rompre avec l'héritage diplomatique d'Angela Merkel ou marcher sur ses pas: les deux favoris à sa succession, l'écologiste Annalena Baerbock et le conservateur Armin Laschet, ont de profondes divergences, sur la Russie et la Chine en particulier.

A cinq mois des élections qui mettront fin à l'ère Merkel, les deux candidats, Européens convaincus, sont au coude à coude dans les sondages. Sauf énorme surprise, Mme Baerbock, 40 ans, ou M. Laschet, 60 ans, prendra à l'automne les rênes de l'Allemagne.

Ils ont au moins un point commun: l'une comme l'autre sont jugés dénués d'expérience internationale, bien qu'ils aient tous les deux fréquenté le parlement européen.

Armin Laschet, qui présente mercredi ses propositions en matière diplomatique, a été député à Strasbourg au début des années 2000. Son adversaire a été l'assistante d'une eurodéputée écologiste de 2005 à 2008. Mais cela suffira-t-il pour négocier, au nom de la première puissance économique européenne, avec Vladimir Poutine ou Xi Jinping?

Menaces 

Les relations avec Moscou et Pékin sont une différence majeure entre les deux candidats.

Les échanges entre M. Poutine et la russophone Angela Merkel ont connu de nombreuses turbulences, de l'annexion de la Crimée aux cyberattaques attribuées à Moscou et l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny.

Mais les deux dirigeants, qui se côtoient depuis 16 ans, continuent de soutenir mordicus le controversé projet de gazoduc Nord Stream 2 entre les deux pays.

Ce gazoduc, Mme Baerbock n'en veut pas car il vide selon elle les sanctions visant la Russie de leur substance et fait peser des menaces environnementales.

Plus globalement, la candidate a affiché, dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung axé le 24 avril sur l'international, l'ambition de proposer une "approche différente des régimes autoritaires", une "question clé" pour l'avenir de l'Allemagne, sa "sécurité" et ses "valeurs".

"Baerbock défend une position clairement critique à l'égard des autocrates, que ce soit au Kremlin ou à Pékin", confirme à l'AFP le directeur du Global Public Policy Institute, Thorsten Benner.

M. Laschet est lui considéré de longue date comme un fervent partisan d'un rapprochement avec Moscou et soutient Nord Stream 2.

En 2018, il était allé jusqu'à mettre en doute l'implication d'agents russes dans la tentative d'empoisonnement en Grande-Bretagne de Sergueï Skripal. Lors de l'annexion de la Crimée en 2014, il fustigeait un supposé "populisme anti-Poutine" des Occidentaux. Il a depuis tenu des propos plus fermes vis à vis de Moscou tant dans les affaires Skripal que Navalny.

La Chine est un autre point d'opposition fondamentale entre les deux favoris.

M. Laschet là aussi s'inscrit dans la continuité de Mme Merkel, en première ligne fin 2020 pour négocier un accord d'investissements entre Pékin et l'Union européenne et soucieuse depuis des années d'offrir des débouchés allemands en Chine.

Le candidat conservateur évoque toutefois "de plus en plus une concurrence entre systèmes" en évoquant Pékin, relève M. Benner.

Objectif "absurde" 

Mme Baerbock se dit elle consciente que la Chine est "une puissance économique émergente tellement importante que nous ne pouvons pas nous en détacher complètement". Mais l'Europe doit face à elle manier "dialogue et fermeté".

Dans l'accord UE-Chine, suspendu début mai, "la partie européenne n'a pas suffisamment abordé la question du travail forcé en relation avec la minorité ouïghoure opprimée", dont la production devrait être bannie d'Europe, dénonçait-elle le 24 avril.

Mme Baerbock met aussi en garde contre l'accès d'entreprises chinoises comme Huaweï, susceptibles de transférer des données européennes à la Chine.

La co-dirigeante des Verts partage ainsi avec le président américain Joe Biden une même fermeté à l'égard de Pékin et Moscou. 

Elle juge par contre "absurde", particulièrement en temps de crise économique, l'objectif des pays membres de l'Otan, promu par Washington, de consacrer 2% de leur PIB à leur défense d'ici 2024. Elle s'oppose à la dissuasion nucléaire.

M. Laschet est lui partisan, selon M. Benner, de "l'objectif de 2%, de l'acquisition de drones armés et des exportations d'armes (par l'Allemagne), contrairement à Baerbock", relève M. Benner.

Plus de 20 ans après le feu vert donné par les écologistes allemands à l'intervention de la Bundeswehr au Kosovo, la candidate écologiste est en revanche disposée à augmenter le budget de l'armée pour moderniser ses équipements.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.