Hélène Le Gal: «Le Maroc est un pays fiable, qui prend la lutte contre la migration clandestine très au sérieux»

Hélène le Gal, ambassadrice de France au Maroc, a aussi porté la voix de la France en Israël après avoir notamment été conseillère Afrique du président François Hollande, ce qui lui a valu le surnom de «Madame Afrique» (Photo fournie)
Hélène le Gal, ambassadrice de France au Maroc, a aussi porté la voix de la France en Israël après avoir notamment été conseillère Afrique du président François Hollande, ce qui lui a valu le surnom de «Madame Afrique» (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 21 mai 2021

Hélène Le Gal: «Le Maroc est un pays fiable, qui prend la lutte contre la migration clandestine très au sérieux»

  • «Sécuriser une frontière maritime comme celle du Maroc, en plus des frontières terrestres, c’est quelque chose d’énorme à l’échelle du pays.»
  • «La normalisation entre les pays arabes et Israël peut contribuer à la paix. Cela ne veut pas dire pour autant que ces nations renoncent à leurs positions»

Elle est la première femme ambassadeur de France au Maroc, poste qu'elle occupe depuis septembre 2019. Avant cela, Hélène le Gal a porté la voix de la France en Israël après avoir notamment été conseillère Afrique du président François Hollande, ce qui lui a valu le surnom de «Madame Afrique».

De nature discrète mais connue pour son franc-parler, la diplomate accorde une interview exclusive à Arab News en français.

Le Maroc joue depuis de nombreuses années le rôle de gendarme de l’Europe, mais malgré cela, de nombreux migrants parviennent à rejoindre le vieux continent, bien trop souvent au péril de leur vie. Quel rôle peut jouer la France pour empêcher ces tragédies? [Interview réalisée juste avant les récents événements à Ceuta, NDLR]

Je pense que ces tragédies nous interpellent tous, et le bon cadre de réponse du côté français, c’est l’Union européenne. L’UE doit faire plus pour accompagner les pays qui sont en première ligne, autrement dit les pays en façade méditerranéenne, en particulier le Maroc. C’est ce que fait l’UE à travers un certain nombre de financements très importants, mais je pense qu’il faut encore accentuer ce soutien. Le Maroc est un pays fiable, qui prend la lutte contre la migration clandestine très au sérieux, et qui apporte des solutions qui lui coûtent cher. Sécuriser une frontière maritime comme celle du Maroc, en plus des frontières terrestres, c’est quelque chose d’énorme à l’échelle du pays. Il faut donc que toute l’Union européenne se mobilise à ses côtés.

 

Sécuriser une frontière maritime comme celle du Maroc, en plus des frontières terrestres, c’est quelque chose d’énorme à l’échelle du pays.

 

Vous avez été ambassadrice de France en Israël avant d’arriver au Maroc. Ces deux pays ont récemment normalisé leurs relations diplomatiques. Avec la recrudescence du conflit israélo-palestinien, des voix s’élèvent et remettent en question la politique de normalisation avec Israël de la part du Maroc ou d’autres États arabes. Comment, de votre côté, avez-vous accueilli cette normalisation?

Cette normalisation nous – l’ambassade et le gouvernement français – a réjouis. Nous considérons que, entre les pays arabes et Israël, elle peut contribuer à la paix. Cela ne veut pas dire pour autant que ces nations renoncent à leurs positions, et on le voit bien, ces derniers jours encore, sa Majesté le roi Mohammed VI a demandé qu’une aide soit apportée aux populations palestiniennes, aide qui est partie du Maroc. Le roi est par ailleurs le président du comité Al-Qods. Cette politique permet d’ouvrir des canaux pour contribuer à la paix dans la région.

 

 

Nous considérons que la normalisation entre les pays arabes et Israël peut contribuer à la paix.

C’est un conflit qui dure, celui du Sahara, qui a connu un regain de tensions ces derniers mois. L’ancien président américain Trump a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara, au même titre que de nombreux autres pays. Dans l’Hexagone, des députés appellent la France à en faire de même. Récemment, une antenne du président Macron a été ouverte à Dakhla. Comment la France peut jouer un rôle pour faire enfin avancer ce dossier?

La France considère que ce dossier n’a que trop duré, qu’il faut trouver une solution. Une solution qui recueille l’agrément de tous. C’est pourquoi nous poussons pour que le secrétaire général de l’ONU nomme un envoyé personnel afin de trouver une solution. Pour nous, cette solution tourne autour du plan d’autonomie qui a été présenté il y a plus de dix ans par le Maroc, et qui offre des garanties aux populations sahraouies. Une relance de ce processus politique sous l’égide de l’ONU nous paraît essentielle, et nous nous activons, que ce soit au Conseil de sécurité des Nations unies ou à New-York. Nous jouons aussi un rôle en participant à des conférences, telle que celles qui se sont tenues au mois de janvier sous l’égide du Maroc et des États-Unis. Nous souhaitons que le dossier avance, et peut-être, justement, les derniers développements que vous venez d’évoquer ouvriront-ils la porte à ces avancées, afin de trouver une solution acceptable et pacifique par tous, qui permette le développement de ce territoire.

Est-il prévu d’ouvrir un consulat de France à Dakhla ou à Laâyoune?

Les consulats sont extrêmement liés à la question du nombre de Français, et assez peu de Français vivent au Sahara. Il y en a certes quelques centaines qui travaillent notamment dans le secteur du tourisme, mais cela ne justifie pas la création d’un consulat.

Que pensez-vous de la fuite des cerveaux qui s’accentue au Maroc, particulièrement dans le domaine de l’informatique. La France est d’ailleurs pointée du doigt, les responsables du secteur dénoncent les effets néfastes du visa French Tech…

Je pense que c’est un phénomène mondial, puisqu’en France également nos cerveaux sont extrêmement attirés par les États-Unis. La Silicon Valley est peuplée de Français formés dans l’Hexagone. On se trouve face à une sorte de marché mondial des cerveaux. Les personnes se déplacent d’un pays à l’autre en saisissant toutes les opportunités qui leur sont offertes. Je pense donc que chaque pays doit travailler sur sa propre attractivité pour garder ses cerveaux. Vous parliez des informaticiens… Il y a un besoin d’informaticiens au Maroc, mais aussi en Europe, en France en l’occurrence. Et c’est là que nous pouvons travailler ensemble, nous avons des universités, des grandes écoles… Les Marocains sont d’ailleurs la première nationalité parmi les étudiants étrangers en France. Sept universités et grandes écoles ont décidé de créer des campus au Maroc et de nombreuses universités marocaines travaillent avec des partenaires français. Il faut donc renforcer la formation, afin qu’il n’y ait plus de pénuries de ce genre de profils, que ce soit au Maroc ou en France. Mais je ne pense pas que l’on puisse parler vraiment de fuite des cerveaux, plutôt d’individus qui ont parfois tout simplement envie de mobilité, d’aller travailler à l’étranger, peut-être pour quelques années, avant de revenir en fonction des opportunités ou de leurs parcours personnels.

 

S’imposer dans un milieu masculin, une recette?

J’ai des centaines d’anecdotes tirées de ma carrière. Vous dirais-je le nombre de fois où mon mari a été pris pour l’ambassadeur et moi son épouse, le nombre de fois où je suis entrée dans une pièce, et où l’on m’a demandé «l’ambassadeur de France va venir, savez-vous quand il arrivera?». Je pense qu’il ne faut rien s’interdire lorsque l’on est une femme, c’est peut-être en effet plus difficile, on peut entendre un certain nombre de remarques, avoir parfois le sentiment de prendre la place de collègues masculins qui ne le voient pas d’un très bon œil. Mais il faut le faire, parce que renoncer c’est accepter l’inégalité. Donc, oui, je suis très fière d’avoir brisé beaucoup de plafonds de verre, en étant la première femme à occuper plusieurs postes importants. J’encourage évidemment les autres femmes à faire de même, et pas seulement elles, toutes les minorités également.

Je pense que la politique suivie au Maroc a été exemplaire, dans la mesure où les autorités ont su parfaitement anticiper

Quelques mois seulement après votre prise de poste, vous avez dû faire face à une situation inédite: la pandémie de Covid-19. Sur le plan de la gestion de la crise sanitaire et de l’accompagnement des Français au Maroc, quelles sont les réussites et les difficultés que vous avez rencontrées ?

Je dirais que les réussites et les difficultés sont un peu les mêmes. Il s’agit du nombre de ressortissants qu’il a fallu gérer. Quand on sait qu’en 2020, 350 000 Français ou résidents en France ont été rapatriés, et qu’ici au Maroc ce nombre a atteint 60 000 personnes, vous voyez tout de suite l’énorme proportion de Français ou de Marocains résidant en France concernés par ces rapatriements depuis le Maroc. 

Ce nombre important de ressortissants a été une difficulté, mais aussi une réussite, puisque, même s’ils n’ont pas forcement pu partir à la date voulue, ils ont quand même pu rentrer en France entre mars et juillet 2020. Nous avons affrété 280 avions et 22 ferrys sur cette période, et nous avons dû gérer des cas plus compliqués les uns que les autres.

Le Maroc a particulièrement bien géré la crise sanitaire. L’OMS a d’ailleurs félicité le Maroc, qui figure parmi les pays qui se sont le plus démarqués en termes de prévention et de vaccination. Peut-on en parler comme d’un modèle de gestion de la crise ?

Je pense que la politique suivie au Maroc a été exemplaire, dans la mesure où les autorités ont su parfaitement anticiper. Lorsqu’en mars 2020 le pays a été confiné, le nombre de décès était très faible, mais cela a justement permis d’éviter une flambée. On a pu voir une constante mobilisation des autorités pour doser les mesures qui ont été prises, et éviter toute flambée des cas, compte tenu des capacités hospitalières du pays. Sur la vaccination également, le Maroc s’est mis très tôt en quête de vaccins à acheter, et il a pu commencer sa campagne de vaccination en même temps que la plupart des autres pays occidentaux, à un rythme rapide. À lui tout seul, le pays concentre 95% des vaccinations en Afrique. C’est vraiment extraordinaire.

 

Vous avez récemment reçu votre première dose du vaccin Sinopharm.
Encouragez-vous les Français à faire de même? Sachant que pour l’instant Sinopharm n’est pas encore validé par les autorités sanitaires en France…

J’ai fait le choix de m’inscrire dans le système marocain. J’ai donc attendu que les moins de 60 ans puissent se faire vacciner pour aller dans un centre de vaccination comme n’importe quel Marocain. J’espère avoir montré ainsi aux Français que l’on peut faire confiance à notre pays d’accueil pour nous traiter de la même manière qu’il traite ses propres citoyens, d’une manière très responsable et très sérieuse.

La pandémie a renforcé l’intérêt stratégique du Maroc envers une industrie locale plus forte, et donc un frein des importations. Quel regard portez-vous sur cette stratégie et qu’en est-il des retours des investissements français en France?

Nous avons une trop grande dépendance par rapport à certains producteurs, c’est un constat fait par de nombreux pays. En France et au Maroc, nous avons eu la même réflexion sur la nécessité de relocaliser un certain nombre d’industries. Je pense que cette pandémie peut aussi nous permettre de nous rapprocher, de travailler davantage ensemble. Nous sommes en quelque sorte imbriqués. Par exemple, l’automobile est devenu le premier poste d’exportation du Maroc, grâce à Renault et à Peugeot. Nous avons des intérêts convergents. Nous travaillons ensemble depuis près d’un an sur un nouveau pacte économique franco-marocain, notamment sur les énergies vertes. On voit que le Maroc a beaucoup d’atouts pour devenir un grand producteur d’électricité verte à travers l’éolien, le solaire ou encore l’hydrogène. Les besoins d’électricité vont augmenter en Europe, puisque tout le secteur du transport est en cours d’électrification. Cela peut aussi constituer dans les années à venir un domaine de notre coopération.

Je pense que cette coopération en matière de lutte contre le terrorisme entre la France et le Maroc fonctionne extrêmement bien.

La France semble être en perte de vitesse en Afrique, alors que des pays comme le Maroc se positionnent de plus en plus. La France ne voit-elle pas le Maroc comme un concurrent sur le continent?

Le Maroc en Afrique n’est pas un concurrent, c’est un ami et un allié. La France est très présente en Afrique, elle porte ce continent dans son cœur. C’est d’ailleurs à Paris, et non ailleurs, que se tient la conférence internationale d’appui à la transition au Soudan ou le sommet sur le financement des économies africaines.  C’est la première fois en vingt-cinq ans qu’il y a une récession économique en Afrique. Le continent n’est pas très touché par la pandémie, mais il est très impacté par ses conséquences économiques. Nous nous sommes donc fait le porte-voix du continent auprès des instances internationales, notamment celles de Breton Woods ou de l’Union européenne, pour la mise en place d’un vrai plan de relance comme aux États-Unis ou en Europe. Aucun autre pays n’organise ce type de mobilisation en faveur de l’Afrique, c’est la meilleure preuve que la France est toujours là, aux côtés de l’Afrique.

Récemment, les services de renseignement marocains ont permis de déjouer de nouvelles attaques de grande ampleur sur le territoire français… Comment la France et le Maroc peuvent-ils davantage coopérer dans la lutte contre le terrorisme?

Je pense que cette coopération en matière de lutte contre le terrorisme entre la France et le Maroc fonctionne extrêmement bien. D’abord parce qu’elle est impulsée au plus haut niveau de nos deux pays, et ensuite parce qu’elle est pratiquée au quotidien par les services dont c’est le travail. Cela nécessite évidemment une certaine discrétion, mais les deux pays travaillent beaucoup ensemble, car ils ont les mêmes intérêts et les mêmes ennemis, ces groupes terroristes. Ce travail en commun ne concerne pas seulement le territoire français ou marocain, mais également d’autres théâtres, par exemple le Sahel. La France y est fortement engagée militairement, et nous y coopérons de manière extrêmement forte avec le Maroc dans la lutte antiterroriste. Notre collaboration se poursuit sur d’autres théâtres d’opération comme l’Irak ou la Syrie, où un certain nombre de nos ressortissants, Français, Marocains, ou Franco-Marocains, se sont déplacés dans le cadre de groupes terroristes comme Daech. Notre coopération fonctionne bien, même si bien sûr, on peut toujours faire mieux et cela doit passer par une multiplication des contacts entre les services spécialisés de façon à échanger un maximum d’informations et de renseignements.

Après les récents attentats en France, l’amalgame entre islam et terrorisme a particulièrement refait surface, comment l’éviter ?

En donnant le plus souvent possible la parole à des musulmans en France qui eux aussi condamnent de manière vigoureuse le terrorisme et ne sont pas en faveur d’idéologies radicales. Je pense que leur donner la parole, notamment dans les médias, est une manière de montrer que ce combat est commun à tous ceux qui vivent sur le territoire français, quelle que soit leur religion.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com