Libye: l'ONU déplore des progrès «au point mort»

Le Conseil de sécurité des Nations Unies le 21 septembre 2017 à New York
Le Conseil de sécurité des Nations Unies le 21 septembre 2017 à New York
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Publié le Samedi 22 mai 2021

Libye: l'ONU déplore des progrès «au point mort»

  • L'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, a regretté l'absence d'avancées politiques
  • Selon l'ONU, plus de 20 000 mercenaires et militaires étrangers sont toujours en Libye. Parmi eux figurent des militaires turcs, des mercenaires russes, soudanais et tchadiens

NATIONS UNIES : L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Jan Kubis, a déploré vendredi devant le Conseil de sécurité des progrès "au point mort" pour la réouverture de la route côtière entre Syrte et Misrata et le retrait des forces étrangères, Washington soulignant qu'il devait aussi concerner la Turquie.

"Les progrès sur des questions-clés telles que la réouverture de la route côtière entre Syrte et Misrata" qui relie l'est à l'ouest, "et le début du retrait des mercenaires, combattants et forces étrangères étrangers sont au point mort", a-t-il dit lors d'une visioconférence du Conseil.

"De nouveaux retards dans la réouverture des travaux routiers vont à l'encontre des efforts visant à instaurer la confiance entre les deux parties et pourraient saper les efforts visant à faire progresser la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu, et à faire avancer la transition politique", a-t-il averti.

Sur ce sujet, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, a regretté l'absence d'avancées politiques.

"Il est temps que les dirigeants libyens clarifient les bases constitutionnelles des élections" nationales prévues le 24 décembre, "adoptent la législation requise et veillent à ce que les scrutins ne soient pas retardés", a-t-elle dit, en réclamant des progrès avant le 1er juillet.

"L'utilisation, la présence et les activités continues de milliers de mercenaires, de combattants étrangers et de groupes armés constituent une menace importante non seulement pour la sécurité de la Libye, mais pour la région dans son ensemble", a averti Jan Kubis.

«Souveraineté»

"Il est essentiel d'assurer un départ ordonné des combattants étrangers, des mercenaires et des groupes armés ainsi que leur désarmement, démobilisation et réintégration dans les pays d'origine", a-t-il ajouté.

"Tous les acteurs extérieurs impliqués dans le conflit doivent cesser leur ingérence militaire et commencer à se retirer de Libye immédiatement", a renchéri l'ambassadrice américaine. "Il n'y a pas matière à interprétation sur ce sujet. Tous veut dire tous", a-t-elle insisté.

A la différence des mercenaires russes qui ont appuyé les autorités de l'est du pays, la Turquie affirme que ses troupes envoyées à Tripoli l'ont été dans le cadre d'un accord bilatéral avec le gouvernement, laissant entendre qu'elles ne sont pas concernées par une demande de départ des troupes étrangères.

Selon l'ONU, plus de 20.000 mercenaires et militaires étrangers sont toujours en Libye. Parmi eux figurent des militaires turcs, des mercenaires russes, soudanais et tchadiens.

La peur que les groupes armés ne quittent la Libye que pour se déployer dans la région a été à nouveau évoquée par plusieurs membres du Conseil de sécurité qui ont rappelé la récente déstabilisation au Tchad ayant conduit à la mort de son président Idriss Déby.

"Nous craignons que les armes qui se taisent en Libye ne résonnent de façon plus assourdissante au Sahel qui subit sa deuxième vague d'impact de la crise libyenne", a ainsi dit l'ambassadeur du Niger, Abdou Abarry. 

Ambassadeur de la Libye auprès de l'ONU, Taher El-Sonni a rappelé que son pays demandait à tous les Etats "de respecter" ce qui a été agréé dans les résolutions du Conseil de sécurité, "en particulier le retrait de toutes les forces étrangères et mercenaires afin de faire en sorte que l'Etat assoie sa souveraineté sur son territoire".


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".