Eruption en RDC: les Congolais qui ont fui au Rwanda rentrent chez eux

Cette vue générale prise le 22 mai 2021 depuis l'île de Tchegera en dehors de Goma sur le lac Kivu à l'est de la République démocratique du Congo montre le volcan Nyiragongo en éruption / AFP
Cette vue générale prise le 22 mai 2021 depuis l'île de Tchegera en dehors de Goma sur le lac Kivu à l'est de la République démocratique du Congo montre le volcan Nyiragongo en éruption / AFP
Short Url
Publié le Dimanche 23 mai 2021

Eruption en RDC: les Congolais qui ont fui au Rwanda rentrent chez eux

  • Dans un message enregistré et diffusé sur les radios locales et les réseaux sociaux, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu a «confirmé l'éruption du volcan Nyiragongo depuis ce 22 mai vers 19H00» heure locale
  • Très rapidement, le gouvernement congolais, qui s'est réuni en conseil de crise à Kinshasa, a ordonné l'évacuation de la ville

GOMA: La ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a été "épargnée" par les laves du volcan de Nyiragongo, entré en éruption samedi soir, a déclaré dimanche matin le gouverneur militaire de la région.

"Les laves se sont arrêtées vers Buhene, en périphérie de Goma, (...) la ville a été épargnée", a déclaré le général Constant Ndima, dans une courte adresse audio à la population sur les médias publics.

"Le bilan provisoire s'établit comme suit: 5 personnes tuées dans des accidents lors des déplacements de population", a annoncé le général Ndima, qui dirige la province du Nord-Kivu depuis la proclamation de l'état de siège dans la région le 6 mai dernier pour lutter contre les groupes armés.

"Plusieurs vols dans des boutiques et une tentative d'évasion des prisonniers" à la prison de la ville ont été enregistrées, mais "la situation est maitrisée", a-t-il assuré.

Dans la périphérie de la ville, à Buhene, des "maisons ont été ravagées par les laves", a précisé le général, sans donner de bilan chiffré de ces destructions.

photo
Des habitants de Goma font un constat des dégâts tôt le matin, dans l'est de la République démocratique du Congo, suite à l'éruption du mont Nyiragongo. (Photo, AFP)

Des milliers de Congolais qui ont fui Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) vers le Rwanda après l'éruption du volcan Nyiragongo dans la nuit, rentraient chez eux dimanche matin, selon les médias publics rwandais. 

Entre 5 000 et 7 000 personnes avaient traversé la frontière pour être accueillies dans des écoles et des lieux de culte au Rwanda.

"Actuellement, les citoyens de la RDC qui avaient trouvé refuge au Rwanda suite à l'éruption du volcan Nyiragongo continuent de regagner leur pays", a indiqué dimanche matin sur Twitter la RBA. 

photo
Des Congolais fuyant Goma, en République démocratique du Congo (RDC), se reposent dans une rue après l'éruption du volcan Nyiragongo près de la frontière à Gisenyi, au Rwanda, le 23 mai 2021. (Photo, AFP)

Dimanche matin, la coulée de lave avait cessé sa progression pour s'immobiliser dans les faubourgs nord-est de Goma et les gens commençaient à regagner leur domicile. 

"Dieu merci l'éruption volcanique s'est tranquilisée au nord de l'aéroport de Goma, les populations parties retournent doucement au bercail à Goma", a confirmé sur Twitter Vincent Karega, l'ambassadeur du Rwanda en RDC. 

RBA avait posté des photos montrant de nombreuses personnes en marche, portant pour certaines des valises ou des matelas, et arrivant dans la ville frontière de Rubavu (anciennement Gisenyi), côté Rwanda. 

"Certains congolais qui se sont confiés à RBA se réjouissent de l'accueil chaleureux dont ils ont bénéficié au Rwanda en toute sécurité", a souligné RBA. 

photo
Des cendres fumantes sont vues tôt le matin à Goma dans l'est de la République démocratique du Congo le 23 mai 2021 à la suite de l'éruption du mont Nyiragongo. (Photo, AFP)

RBA précise, dans un tweet en kinyarwanda, que, dimanche matin, '"il n'y avait pas de signe visible d'éruptions sur la montagne depuis la ville de Gisenyi mais il y avait beaucoup de fumée dans l'air."

Le volcan Nyiragongo, surplombant Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), est entré en éruption samedi soir, poussant le gouvernement à ordonner l'évacuation de la ville dont les habitants fuyaient en masse.

En début de soirée, des lueurs rougeoyantes ont commencé à s'échapper du cratère et une odeur de soufre s'est répandue dans Goma, située sur le flanc Sud du volcan, sur les rives du lac Kivu.

photo
Residents are seen standing next to destroyed structures near smouldering ashes early morning in Goma in the East of the Democratic Republic of Congo on May 23, 2021 following the eruption of Mount Nyiragongo. (Photo, AFP)

Cette soudaine activité volcanique a aussitôt provoqué l'inquiétude des populations, familières des colères du volcan, et même si aucune coulée de lave n'était immédiatement visible de la ville, ni tremblement de terre ressenti.

"Le ciel est devenu rouge. Il y a une odeur de soufre. Au loin, on observe des flammes géantes sortir de la montagne", a raconté à l'AFP une habitante.

goma 2
Le célèbre volcan Nyiragongo, près de la ville de Goma, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), est soudainement devenu actif samedi 22 mai 2021, au soir / AFP

Dans un message enregistré et diffusé sur les radios locales et les réseaux sociaux, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu a "confirmé l'éruption du volcan Nyiragongo depuis ce 22 mai vers 19H00" heure locale.

"Les investigations sont en cours et la population doit suivre les orientations de la protection civile", a déclaré le général Constant Ndima, appelant au "calme".

Très rapidement, le gouvernement congolais, qui s'est réuni en conseil de crise à Kinshasa, a ordonné l'évacuation de la ville.

"Le plan d’évacuation de la ville de #Goma a été activé", a annoncé sur Twitter le ministre de la Communication Patrick Muyaya. "Le gouvernement discute des mesures urgentes à prendre dès à présent", a ajouté le ministre.

"Dès demain, le gouvernement s'activera à mettre en place des mécanismes qui permettront d'intervenir. La Monusco (mission de l'ONU dans le pays) a été mise à contribution", a-t-il promis.

«A pas de tortue»

L'électricité a été coupée dans une grande partie de la ville et des milliers d'habitants, souvent en famille, se dirigeaient dans le désordre à pied, à moto ou en voiture vers la frontière rwandaise toute proche.

"Les gens partent ou se préparent à partir", a déclaré un autre habitant, tandis que ne cessait de grossir le flot des gens en fuite, matelas sur la tête, colis et enfants dans les bras, voitures klaxonnant.

La population prenait la direction du poste-frontière avec le Rwanda, dans la partie sud de la ville, ou la route de l'ouest vers Sake, vers la région congolaise du Masisi. Goma jouxte la frontière et la "grande barrière", le poste-frontière entre les deux pays, est situé dans le sud de la ville.

goma 3
Des habitants de Goma quittent la ville à la suite d'une activité soudaine du volcan Nyiragongo le 22 mai 2021 / AFP

"Il y a beaucoup de monde sur la route, beaucoup de voitures, c'est la fuite", a raconté à l'AFP un habitant ayant embarqué sa famille dans sa voiture pour emprunter cette route du Masisi, vers Sake.

"Ca avance à pas de tortue, sur trois ou quatre voies. Les voitures sont remplies d'effets personnels, des matelas dans les coffres ou sur les toits.", a-t-il témoigné: "Il y a des enfants, des femmes, des vieux qui sont à pied et la pluie s'invite, c'est compliqué".

Selon un document interne de la mission de la Monusco, un hélicoptère onusien en vol de reconnaissance "a confirmé des activités d'éruption sur le Nyiragongo", estimant dans un premier temps que, la coulée de lave coulant vers le Rwanda, la ville de Goma et ses environs étaient "à l'abri".

Mais dans un second "flash report", la Monusco, après un autre vol de reconnaissance, a indiqué que la lave "se dirigeait vers l'Est mais également le Sud-Est du volcan, y compris en direction de l'aéroport", dans la partie nord de la ville.

Goma abrite un important contingent de Casques bleus et de nombreux membres du personnel de la Monusco. Elle est la base de nombreuses ONG et organisations internationales.

Plusieurs avions basés à l'aéroport, appartenant à la Monusco et à des compagnies privées, ont décollé dans la soirée pour évacuer, selon une source aéroportuaire.

"Chaque personne dans la ville sait comment se comporter pendant l'éruption. (...) Il ne faut pas paniquer", a déclaré sur les radios locales Joseph Makundi, coordonnateur de la protection civile au Nord Kivu.

Eruption en RDC: une coulée de lave a atteint l'aéroport de Goma

Une coulée de lave venue du volcan Nyiragongo, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), a atteint l'aéroport de la ville de Goma, sur le versant sud du volcan, a indiqué un responsable local.

"La situation s'est aggravée", constate dans un message à ses personnels, dont l'AFP a eu copie, un responsable du parc national des Virunga, où est situé le volcan. "Outre la coulée de lave vers le Nord-Est (Kibumba/Rwanda), une autre coulée descend aussi sur la ville. Elle a maintenant atteint l’aéroport et, en toute logique, elle va descendre vers le lac" Kivu, constate ce responsable.

«Rassembler les enfants»

Goma 1
Des habitants de Goma quittent la ville à la suite d'une activité soudaine du volcan Nyiragongo le 22 mai 2021 / AFP

"La première chose à faire pour chaque maman est de rassembler ses enfants, prendre les objets nécessaires, notamment carte d'identité, diplômes et actes de propriété. Prendre également un peu de nourriture", a-t-il dit. 

Capitale régionale du Nord-Kivu, Goma compte près de 600.000 habitants, pour douze quartiers. Le plan d'évacuation des autorités prévoit qu'ils se rendent aux deux-tiers au Rwanda.

La précédente éruption majeure du Nyiragongo remonte au 17 janvier 2002. Elle avait causé la mort de plus de cent personnes, couvrant de lave quasiment toute la partie est de Goma, y compris la moitié de la piste de l'aéroport.

Selon un scénario qui pourrait s'avérer semblable à l'éruption de ce samedi, la lave s'était  lentement écoulée vers la ville, qu'elle avait coupée en deux pour se déverser dans le lac Kivu.

Les victimes étaient pour la plupart des malades, des personnes âgées ou impotentes abandonnées à leur sort dans les quartiers nord de la ville. Des pillages avaient également eu lieu.

L'éruption la plus meurtrière, en 1977, a fait plus de 600 morts.

Située dans la province du Nord-Kivu, voisine de l'Ouganda, la région de Goma est une zone d'intense activité volcanique, avec six volcans, dont le Nyiragongo et le Nyamuragira qui culminent respectivement à 3.470 et 3.058 mètres.

Une des caractéristiques de ces deux volcans sont les "éruptions douces", relativement fréquentes, des flux de lave s'écoulant par les flancs et non par une explosion dans le cratère. Ce fut le cas au moment de l'éruption de janvier 2002.

Dans un rapport daté du 10 mai, l'Observatoire volcanologique de Goma appelait à la "vigilance", alors que "l'activité séismo-volcanique au niveau du Nyiragongo" avait "augmenté", méritant "une attention particulière de surveillance".


Territoires palestiniens occupés: la CIJ rendra un avis le 19 juillet

Des manifestants pro-palestiniens tiennent des pancartes alors qu’ils manifestent devant la Cour internationale de justice (CIJ) lors d’une audience sur la demande de cessez-le-feu de l’Afrique du Sud à Gaza, à La Haye, le 24 mai 2024 (AFP)
Des manifestants pro-palestiniens tiennent des pancartes alors qu’ils manifestent devant la Cour internationale de justice (CIJ) lors d’une audience sur la demande de cessez-le-feu de l’Afrique du Sud à Gaza, à La Haye, le 24 mai 2024 (AFP)
Short Url
  • La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, prononcera son "avis consultatif" 19 juillet à 15H00 (13H00 GMT), a-t-elle précisé dans un communiqué.
  • La plupart des intervenants ont appelé, lors d'audiences en février, à ce qu'Israël mette fin à l'occupation qui a suivi la guerre des Six Jours.

La HAYE : La plus haute juridiction de l'ONU a annoncé vendredi qu'elle rendrait dans une semaine un avis sur les conséquences légales de l'occupation de territoires palestiniens depuis 1967, une affaire sans précédent dans laquelle 52 pays ont été appelés à témoigner.

La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, prononcera son "avis consultatif" 19 juillet à 15H00 (13H00 GMT), a-t-elle précisé dans un communiqué. S'il n'est pas contraignant, il pourrait accroître la pression juridique internationale croissante sur Israël au regard de la guerre à Gaza.

Le conflit a commencé par une attaque du mouvement islamistes palestinien Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre dernier, qui a fait 1.195 morts, essentiellement civils, selon un bilan de l'AFP basé sur des chiffres israéliens.

En riposte à l'attaque du 7 octobre, Israël a promis de détruire le Hamas et lancé une offensive qui a fait jusqu'à présent 38.345 morts, en majorité des civils, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Le 31 décembre 2022, l'Assemblée générale des Nations unies avait adopté une résolution demandant à la CIJ un "avis consultatif" sur les "conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d'Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est".

La plupart des intervenants ont appelé, lors d'audiences en février, à ce qu'Israël mette fin à l'occupation qui a suivi la guerre des Six Jours.

Israël ne participe pas aux audiences mais a soumis une contribution écrite qualifiant les questions posées au tribunal de "préjudiciables" et "tendancieuses".

Ces audiences sont distinctes d'une affaire portée auprès de la CIJ par l'Afrique du Sud, qui accuse Israël de commettre des actes génocidaires à Gaza. En janvier, la cour a appelé Israël à prévenir tout éventuel acte de génocide dans ce petit territoire palestinien. En mai, elle a ordonné à Israël de stopper son offensive militaire à Rafah.


Le ministre japonais des Affaires étrangères évite de commenter les menaces israéliennes au Liban

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Kamikawa Yoko, prend la parole lors d’une conférence de presse le 12 juillet 2024. (ANJ)
Le ministre japonais des Affaires étrangères, Kamikawa Yoko, prend la parole lors d’une conférence de presse le 12 juillet 2024. (ANJ)
Short Url
  • Nous avons fait pression sur Israël et le Hezbollah sur la nécessité d’éviter une nouvelle escalade », a déclaré Kamikawa
  • Le ministre Kamikawa a déclaré que le Japon « continuera de déployer des efforts diplomatiques constants et actifs »

TOKYO : Le ministre japonais des Affaires étrangères, Kamikawa Yoko, a refusé vendredi de répondre aux menaces d’Israël selon lesquelles le Liban pourrait voir une destruction comme celle observée à Gaza.

Lorsqu’on lui a demandé, lors d’une conférence de presse, si elle pensait qu’Israël pourrait ramener le Liban à l’âge de pierre — une menace proférée par le ministre de la Défense d’Israël —, Kamikawa a éludé la question en répondant : « Nous surveillons de près l’escalade des tensions entre Israël et le Hezbollah avec inquiétude. Nous avons exercé des pressions auprès d’Israël et du Hezbollah sur la nécessité d’éviter une nouvelle escalade du conflit dans la région. »

Le ministre Kamikawa a déclaré que le Japon « continuera de déployer des efforts diplomatiques constants et actifs » pour aider à réduire les tensions dans la région et à empêcher sa propagation dans la région.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Importante victoire pour l'ex-PM Khan : la Cour suprême du Pakistan décide que le parti est éligible pour les sièges réservés.

Short Url
  • Les 70 sièges réservés attribués aux partis de la coalition au pouvoir dirigée par le Premier ministre Sharif ont été refusés au PTI de M. Khan.
  • Selon la Cour suprême, le PTI était et reste un parti politique et peut prétendre à des sièges réservés aux femmes et aux minorités.

ISLAMABAD : La Cour suprême du Pakistan a rendu vendredi un verdict historique selon lequel le parti Pakistan Tehreek-e-Insaf de l'ancien Premier ministre emprisonné Imran Khan pouvait prétendre à des sièges réservés au Parlement, ce qui accroît la pression sur la fragile coalition au pouvoir du Premier ministre Shehbaz Sharif.

Bien que ces indépendants aient remporté le plus grand nombre de sièges (93), la commission électorale a décidé qu'ils n'obtiendraient pas leur part des 70 sièges réservés aux femmes et aux minorités, car ces sièges sont réservés aux partis politiques. Les sièges ont alors été attribués à d'autres partis, principalement ceux de la coalition au pouvoir de M. Sharif.

Les 70 sièges réservés au Pakistan - 60 pour les femmes et 10 pour les non-musulmans - sont attribués aux partis proportionnellement au nombre de sièges remportés lors des élections générales. Ces sièges complètent les 336 sièges de l'Assemblée nationale. La majorité simple au parlement pakistanais est de 169 sièges sur 336.

En mars, l'ECP et la Haute Cour de Peshawar, dans des décisions distinctes, ont déclaré que les indépendants n'étaient pas éligibles pour les sièges réservés, ce qui a porté un coup aux perspectives de gouvernement du PTI et s'est avéré être un revers majeur pour Khan, qui est en prison depuis le mois d'août dernier. Les verdicts ont ensuite été annulés par la Cour suprême qui, depuis le mois dernier, examine une série de pétitions sur la question.

Vendredi, la Cour suprême a annulé le verdict de la Haute Cour de Peshawar et a déclaré que l'ordre de l'ECP déclarant le PTI inéligible pour les sièges réservés était "ultra vires de la constitution, sans autorité légale et sans effet juridique".

"Le président de la Cour suprême, Qazi Faez Isa, a déclaré que le PTI aura droit aux sièges réservés aux femmes et aux ministères au Parlement, alors qu'il lisait le verdict concernant l'une des pétitions déposées par le bloc soutenu par le PTI, qui demandait à l'ECP de recalculer le nombre de sièges réservés auxquels le parti de M. Khan avait droit.

Syed Shibli Faraz, du PTI, actuellement chef de l'opposition au Sénat, a déclaré qu'il s'agissait d'un jour "historique" dans la politique pakistanaise.

"Je tiens à féliciter chaleureusement le public pakistanais et son leader Imran Khan", a déclaré M. Faraz à la presse après l'annonce de la décision de justice.

Sans les 70 sièges réservés, le gouvernement risque de perdre sa majorité des deux tiers à l'Assemblée nationale, sans laquelle il ne peut pas faire adopter d'amendements constitutionnels.

Le verdict renforce également la position politique des partisans de M. Khan, dont le cri de ralliement est que la commission électorale et le gouvernement intérimaire pro-militaire qui a supervisé les élections se sont livrés à des fraudes électorales pour le priver d'une victoire. L'ECP nie ces accusations.

"LE PTI ÉTAIT ET RESTE UN PARTI

Tous les candidats du PTI, le parti de M. Khan, ont été contraints de participer aux élections de février en tant qu'indépendants après que l'ECP a retiré au parti son symbole électoral, la batte de cricket, au motif qu'il n'avait pas organisé d'élections internes, une condition préalable à la participation de tout parti aux élections.

Après les élections, les candidats soutenus par le PTI ont été contraints d'adhérer au Sunni Ittehad Council (SIC) pour obtenir une part des 70 sièges réservés, les indépendants n'étant pas éligibles pour les sièges supplémentaires.

"Il est déclaré que le fait de ne pas refuser un symbole électoral n'affecte en rien le droit d'un parti politique à participer à une élection", indique l'ordonnance du tribunal dans l'une des pétitions du PTI, soutenue par huit juges et combattue par cinq des 13 membres de la cour plénière. "Le Pakistan Tehreek-i-Insaf (PTI) était et reste un parti.

L’ordre stipulait que les membres élus du PTI ne pouvaient pas être déclarés indépendants ou candidats du SIC et donnait au PTI 15 jours pour soumettre sa liste de candidats ayant droit à des sièges réservés à la commission électorale.

Lors d’une conférence de presse, le ministre des Affaires juridiques, Azam Nazeer Tarar, a déclaré que le gouvernement attendrait le jugement détaillé pour décider de sa ligne de conduite, mais a souligné que les pétitions avaient été déposées par la SIC, mais que la Cour avait donné un « redressement » au PTI, qui n’a pas déposé les moyens.

« Beaucoup de confusion et de questions sont nées de ce jugement », a-t-il déclaré aux journalistes. « On a créé une situation où il y a peu de clarté. »

Dans une déclaration envoyée aux médias, le PTI a déclaré que 86 candidats réélus soutenus par le PTI à l’Assemblée nationale et 107 à l’Assemblée du Pendjab, 91 à l’Assemblée de Khyber Pakhtunkhwa et 9 à l’Assemblée du Sindh « ont le droit d’être comptés aux fins de l’élection aux sièges réservés sur la base de la représentation proportionnelle. » Il est prévu que le PTI pourrait obtenir jusqu’à 23 sièges réservés après le jugement de vendredi.

Le PM Sharif a formé une coalition faible avec d’autres partis après que les élections générales du 8 février ont produit un parlement suspendu.

Les 79 sièges du parti PML-N de Sharif et les 54 sièges du PPP réunis forment une majorité simple au Parlement pour former un gouvernement au centre et sont également regroupés dans des partis plus petits de la coalition.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com