«Cruella», duel entre Emma Stone et Emma Thompson pour un Disney aux accents punk

L’actrice Emma Stone incarne la fameuse Cruella (Photo, AFP).
L’actrice Emma Stone incarne la fameuse Cruella (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 27 mai 2021

«Cruella», duel entre Emma Stone et Emma Thompson pour un Disney aux accents punk

  • «Cruella» met aux prises une infâme vilaine face à une ennemie plus effroyable encore dans l'effervescence punk du Londres des années 1970
  • Le long-métrage en prises de vue réelles, prélude aux célèbres « 101 Dalmatiens », sort vendredi aux Etats-Unis, le 23 juin en France

LOS ANGELES: « Cruella », qui met aux prises une infâme vilaine face à une ennemie plus effroyable encore dans l'effervescence punk du Londres des années 1970, est l'une des œuvres les plus sombres jamais réalisées pour Disney, estime Emma Stone, qui tient le rôle-titre.

Le long-métrage en prises de vue réelles, prélude aux célèbres « 101 Dalmatiens », sort vendredi aux Etats-Unis (le 23 juin en France) avec Emma Stone en jeune Cruella d'Enfer, déjà rebelle mais pas encore sociopathe au point de vouloir écorcher des chiens à pois pour satisfaire ses caprices en matière de haute couture.

Car la mode est bien au cœur de « Cruella », avec son ambiance digne de Vivienne Westwood, sa bande-son rock et toute la garde-robe des années 1970, entre manteaux afghans, jupes ultra longues et bottes vernies.

Styliste ambitieuse et parvenue, Cruella d'Enfer se heurte très vite à la baronne von Hellman, incarnée par la toujours surprenante Emma Thompson, prompte à user de son influence voire de violence pour écraser la concurrence.

« J'ai passé des décennies à jouer ce que ma mère appelait ‘des bonnes dames en robe’. Maintenant, je peux jouer une femme diabolique... en robe. Mais mon dieu, quelles robes ! », a plaisanté l'actrice lors d'une conférence de presse virtuelle.

Des costumes somptueux se succèdent dans le film, soulignant la transformation subie par Cruella tout au long de l'intrigue, d'abord écolière rebelle puis rivale acharnée qui tente de saboter les créations de la baronne.

Parmi les tenues les plus époustouflantes figure une robe d'inspiration punk avec une traîne de près de vingt mètres de long flottant derrière une benne à ordures en plein cœur de Londres. « C'était tout simplement phénoménal. On ne peut même pas envisager de porter ça dans la vraie vie », lance Emma Stone.

« C'est le moment où vous vous dites ‘je suis en plein milieu d'un film... ça ne peut pas se passer comme ça dans la réalité’ », explique l'actrice.

Malgré ses deux Oscars et la grande palette de rôles à son actif, depuis l'héroïne romanesque dans « Raison et sentiments » jusqu'à la médium loufoque de la saga « Harry Potter », Emma Thompson attendait avec impatience de pouvoir jouer une méchante de comme la baronne.

« Je suis très intéressée par le côté obscur des personnages féminins parce qu'on les laisse rarement être sombres. Nous sommes toutes supposées être bonnes et gentilles, n'est-ce pas ? », dit-elle.

« C'est vraiment très sombre pour un film Disney. C'est le Disney le plus sombre que j'ai vu depuis longtemps », assure l'actrice, qui est également productrice exécutive aux côtés d'une autre Cruella, Glenn Close.

« Méchants et narcissiques »

Interrogée sur ses sources d'inspiration pour son personnage de baronne von Hellman, Emma Thompson a expliqué que si elle n'avait « pas une grande expérience personnelle en matière de gens vraiment méchants, endurcis et narcissiques », « il y a un certain nombre d'entre eux dans le monde du spectacle. »

« Je ne cite pas de nom mais... certaines de ces personnes ont été exposées récemment », a ajouté l'actrice, engagée sur un grand nombre de sujets parmi lesquels le mouvement #MeToo qui continue périodiquement de secouer l'industrie du divertissement.

Emma Thompson avait pris la parole dès le début du mouvement pour dénoncer publiquement les agressions sexuelles commises par le magnat déchu d'Hollywood Harvey Weinstein, liées selon elles à « la crise de la masculinité extrême ».

L'actrice s'est aussi retirée avec fracas  du film d'animation « Luck » lorsque les producteurs avaient fait appel à l'ancien patron des studios Pixar John Lasseter, accusé de harcèlement sexuel.

« Cruella » n'aborde pas de tels sujets et joue plutôt sur l'humour, grâce notamment à son duo d'hommes de main malhabiles joué par Paul Walter Hauser et Joel Fry.

Le film ne rechigne toutefois pas devant les scènes susceptibles d'inquiéter les plus jeunes et même les fameux dalmatiens revêtent parfois un caractère menaçant.

Sur le plateau, les toutous étaient « très doux », relève Emma Thompson, et il aura fallu des trucages informatiques pour leur donner l'air « un peu méchants ».


Manal rend hommage au patrimoine culturel marocain dans un clip haut en couleurs

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  • Réalisé par Farid Malki, le clip met en scène un mariage marocain qui revisite tour à tour différentes traditions marocaines
  • Publié le 30 juin sur YouTube, le clip cumule déjà plus de 570 000 vues

CASABLANCA: Manal Benchlikha, jeune chanteuse marocaine qui s’est révélée au grand public ces dernières années, a rendu hommage dans son dernier clip vidéo, au patrimoine culturel marocain et plus particulièrement à l'institution du mariage.

Le clip haut en images et en couleurs, réalisé par Farid Malki, met en scène un mariage marocain qui revisite tour à tour différentes traditions marocaines.

Si les paroles restent assez simplistes, destinées au grand public, le clip fait un réel tour du Maroc et adresse un clin d’œil aux divers rituels: les caftans virevoltent dans un tourbillon de couleurs, la mariée est soulevée dans la «Aâmaria» (une sorte de table richement décorée dans laquelle on porte la mariée), la cérémonie du henné, la parure de la mariée composée de bijoux berbères, en passant par le partage entre femmes du traditionnel couscous.

Illustrant une femme moderne en tailleur noir et chignon, Manal bascule d’une ambiance gnawa à l’atmosphère électrique d’une lila où les femmes dansent en état de transe sous la voute d’une tente caïdale.

Publié le 30 juin sur YouTube, le clip composé par Mounir Maarouf et dont les paroles ont été écrites par Manal Nizk, cumule déjà plus de 570 000 vues.
 


«Nous attendions ce moment depuis longtemps»: Sam Asghari se confie sur son mariage avec Britney Spears

Sam Asghari et Britney Spears se sont mariés en juin (Photo, AFP).
Sam Asghari et Britney Spears se sont mariés en juin (Photo, AFP).
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  • Jusqu’en novembre 2021, la chanteuse était sous la tutelle de son père Jamie Spears, ce qui l’empêchait de se marier
  • Parmi les invités figuraient Madonna, Selena Gomez, Drew Barrymore, Paris Hilton et Donatella Versace

DUBAÏ: L’acteur irano-américain Sam Asghari s’est confié sur son mariage avec la superstar de la pop Britney Spears dans sa première interview depuis leur mariage en juin.

L’acteur et danseur est passé sur «Good Morning America» dans une séquence diffusée mercredi pour promouvoir son film Hot Seat.

«Je ne me sens pas encore marié», plaisante M. Asghari, avant de parler du mariage et de dire: «Nous attendions ce moment depuis longtemps. On imaginait que ce serait un conte de fées, et ça l’était. Nous voulions célébrer avec nos bien-aimés et nos proches. Nous voulions juste faire la fête, et c’est ce que nous avons fait.» 

Jusqu’en novembre 2021, la chanteuse était sous la tutelle de son père Jamie Spears, ce qui l’empêchait de se marier.

Après la levée de la tutelle, le couple s’est marié le 9 juin lors d’une cérémonie intime à leur domicile de Los Angeles. Parmi les invités figuraient Madonna, Selena Gomez, Drew Barrymore, Paris Hilton et Donatella Versace.

Le jeune acteur est à l’affiche du film Hot Seat, dans lequel il incarne un officier du SWAT aux côtés de Shannen Doherty, Kevin Dillon et Mel Gibson.

«Ma femme m’a donné une plate-forme incroyable pour travailler, dit-il. J’apprécie toujours cela et j’en suis très reconnaissant. Je ne prends aucune opportunité pour acquise et j’essaie vraiment de rester positif malgré tout ce qui se passe.»

Sam Asghari et Britney Spears ont commencé à sortir ensemble en 2016 après s’être rencontrés sur le tournage du clip deSlumber Party.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Louvre expose des objets provenant de Byblos

Ensemble de figurines votives, Byblos Musée du Louvre, Raphaël Chipault. (Photo fournie)
Ensemble de figurines votives, Byblos Musée du Louvre, Raphaël Chipault. (Photo fournie)
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  • Byblos et le Louvre est une exposition unique d’artefacts archéologiques provenant de la ville portuaire libanaise de Byblos, l’une des plus anciennes villes toujours habitées du monde
  • Les fouilles se poursuivent jusqu’à aujourd’hui, bien qu’elles aient été interrompues dans les années 1970 en raison de la guerre civile libanaise

PARIS: Une nouvelle exposition au musée du Louvre de Paris illustre les relations culturelles de longue date entre la France et le Liban.

Byblos et le Louvre, qui se tiendra jusqu’au 11 septembre, est une exposition unique d’artefacts archéologiques provenant de la ville portuaire libanaise de Byblos (également connue sous le nom de Jbeil), l’une des plus anciennes villes toujours habitées du monde.

Les visiteurs y trouveront des jarres en céramique, des petites figurines, des tablettes cunéiformes et des armes anciennes, dont certaines ont des milliers d’années. Malgré leur âge, de nombreux objets sont en très bon état.

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Ensemble de figurines votives, Byblos Musée du Louvre, Raphaël Chipault. (Photo fournie)

«Ce qui est incroyable, c’est la poterie, qui semble avoir été fabriquée hier», déclare à Arab News Tania Zaven, archéologue de la Direction générale des antiquités (DGA) du Liban.

Pour l’archéologue du Louvre Julien Chanteau, qui était sur place lors des récentes fouilles, Byblos est un site extrêmement important qui a beaucoup d’histoires à raconter.

«C’est un tout petit site d’environ six hectares, mais vous pouvez y lire toute l’histoire de l’humanité, du néolithique à aujourd’hui», a affirmé M. Chanteau. «Byblos est comme un livre.»

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Byblos et le Louvre. (Photo fournie)

«On y trouve toutes les cultures et toutes les civilisations: les Égyptiens, les Cananéens, les Phéniciens, les Romains, les Grecs et les Arabes ont tous laissé des traces sur ce site», ajoute-t-il. «C’est très impressionnant pour un archéologue de disposer d’une telle quantité d’informations. C’est comme une chronique de l’humanité.»

À l’époque de Napoléon III, les premières fouilles menées par la France à Byblos ont commencé en 1860, sous la direction du chercheur Ernest Renan. Il a rapporté de nombreux objets en France et a publié des rapports détaillés sur les fouilles.

Les fouilles se poursuivent jusqu’à aujourd’hui, bien qu’elles aient été interrompues dans les années 1970 en raison de la guerre civile libanaise. En 2018, un programme de fouilles scientifiques a été relancé, associant des archéologues et des experts du musée du Louvre et de la DGA. Ils explorent les chambres souterraines royales, les tombes et les temples de la région.

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Byblos et le Louvre. (Photo fournie)

Mme Zaven évoque également certains défis liés à la réalisation de missions archéologiques au Liban, notamment la sécurité et les pillages. «Chaque jour, nous travaillons contre le trafic illicite», mentionne-t-elle. Nous voulions organiser cette exposition pour montrer que le Liban est toujours là. Nous croyons en notre culture et nous voulons qu’elle reste vivante.» 

En octobre, l’exposition aura lieu dans un musée de la ville néerlandaise de Leiden. Elle sera également exposée, au printemps prochain, dans une vieille maison de Byblos, bouclant ainsi la boucle.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com