Le patron d'Arianespace dénonce le «risque de monopolisation» de l'espace par SpaceX

Le PDG d'Arianespace Stéphane Israël, en Guyane française, le 15 septembre 2016 / AFP
Le PDG d'Arianespace Stéphane Israël, en Guyane française, le 15 septembre 2016 / AFP
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Publié le Vendredi 28 mai 2021

Le patron d'Arianespace dénonce le «risque de monopolisation» de l'espace par SpaceX

  • «C’est vraiment notre responsabilité de faire en sorte que l’orbite basse soit durablement praticable», a-t-il affirmé mercredi à Genève
  • SpaceX a demandé l'autorisation de lancer jusqu'à 42 000 satellites à la FCC, qui doit notamment en étudier l'impact environnemental

GENEVE: L'envoi massif de satellites en orbite basse par l'américain SpaceX pour sa constellation Starlink créée un "risque de monopolisation de fait" de l'espace qui nuit au caractère durable de son exploitation, a dénoncé le patron d'Arianespace Stéphane Israël.

"Nous voulons un espace qui reste accessible aux activités humaines (…) mais nous refusons un espace Far West. C’est vraiment notre responsabilité de faire en sorte que l’orbite basse (inférieur à 1 000 kilomètres de la Terre, ndlr) soit durablement praticable", a-t-il affirmé mercredi à Genève lors d'une conférence sur la place de l'espace dans les objectifs de développement durable fixés par l'ONU.

Sur plus de 9 000 satellites placés en orbite depuis 1957, "Space X a déjà déployé 1 677 satellites pour Starlink, ça veut dire qu’aujourd’hui, sur tous les satellites en opération, 35% appartiennent à un homme, Elon Musk, et si vous prenez les satellites de plus de 50 kg, c’est plus de 50%", a rappelé M. Israël.

Plusieurs collisions ont déjà été évitées ces dernières années, dont au moins deux impliquaient des satellites Starlink, a-t-il rappelé, estimant que "très vite on peut se retrouver dans un scénario catastrophique qui rendrait cette orbite impraticable".

Il a également en garde contre le "risque de monopolisation de fait, de sorte de droit du premier occupant". "C’est un peu sur quoi mise notre compétiteur qui déploie à flux très accéléré les satellites de Starlink et essaie de créer  une situation qui le met dans un rapport de force favorable par rapport aux autorité des régulation, notamment la FCC (la Commission fédérale des communications américaine, ndlr), pour obtenir les droits associés", a-t-il estimé.

SpaceX a demandé l'autorisation de lancer jusqu'à 42 000 satellites à la FCC, qui doit notamment en étudier l'impact environnemental.

L'espace est "vital" pour respecter les objectifs de développement durables mais "ce qui manque encore, c'est une prise de conscience (...) des risques que court l'espace", a pour sa part regretté François Rivasseau, ambassadeur de France auprès de l'ONU à Genève et organisateur de la conférence.

Alors que des études alertaient depuis 2005 contre les risques d'une grande pandémie, le monde ne s'y est pas préparé, "et puis c'est arrivé", a-t-il rappelé. 

"Sur l'espace, nous savons que les catastrophes qui affecteraient le système spatial sont probablement parmi les plus graves, sinon les plus graves, qui peuvent affecter le développement durable des pays de notre planète, mais est-ce que nous mesurons les efforts qu'il faut faire pour éviter ces problèmes? Ma réponse est non, nous ne le savons pas encore", a-t-il mis en garde.


Fortnum & Mason cherche à étendre ses activités au Qatar à temps pour la Coupe du monde

Fortnum & Mason, une boutique haut de gamme de Piccadilly qui compte parmi ses clients la reine Elizabeth II et le prince Charles, souhaite s'implanter au Qatar. (Shutterstock)
Fortnum & Mason, une boutique haut de gamme de Piccadilly qui compte parmi ses clients la reine Elizabeth II et le prince Charles, souhaite s'implanter au Qatar. (Shutterstock)
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  • Le magasin de trois-cent-quinze ans compte la reine Elizabeth et le prince Charles parmi ses clients
  • L’entreprise espère que l'expansion au Qatar avant la Coupe du monde en novembre augmentera la visibilité de la marque à l’international

LONDRES: L'un des grands magasins les plus appréciés de Londres est en pourparlers pour ouvrir une succursale au Qatar avant la Coupe du monde de football cet hiver, selon un rapport de Sky News

Fortnum & Mason, un magasin haut de gamme de Piccadilly, qui compte la reine Elizabeth II et le prince Charles parmi ses clients, discuterait d'une opportunité de franchise avec des partenaires dans ce pays. 

Le directeur général de la société, Tom Athron, souhaite poursuivre l'expansion de la marque qui avait eu lieu sous la direction son prédécesseur, Ewan Venters, et qui comprenait un premier point de vente dans le Golfe, à Dubaï, lequel a fermé en 2017. 

Le magasin vieux de trois-cent-quinze ans, qui appartient à une branche de la famille Weston, possède déjà un magasin à Hong Kong et des partenariats en Australie et au Japon. 

«Dans le cadre de notre stratégie, nous examinons les opportunités d'expansion à la fois en ligne et à l'international, la région du Golfe étant un marché que nous aimerions reconsidérer», a indiqué un porte-parole de Fortnum & Mason. 

Fortnum a été durement touché au début de la pandémie de la Covid-19, mais ses ventes en ligne ont depuis connu une forte croissance. L’entreprise espère que l'expansion au Qatar avant la Coupe du monde en novembre augmentera la visibilité de la marque à l’international.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


France: baisse record en 2021 du chômage, effaçant la crise du Covid

Logo de l'organisme public Pôle emploi dans la ville de Flamanville, le 18 janvier 2022. (Photo, AFP)
Logo de l'organisme public Pôle emploi dans la ville de Flamanville, le 18 janvier 2022. (Photo, AFP)
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  • Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a enregistré une nette baisse de 5,9% au quatrième trimestre
  • «2021 a été une année exceptionnelle pour l'emploi», a commenté sur Twitter la ministre française du Travail, Elisabeth Borne

PARIS: Le nombre de chômeurs a atteint au quatrième trimestre son plus bas niveau en France depuis près de dix ans, clôturant l'année 2021 par une baisse record qui a plus qu'effacé la hausse provoquée par la pandémie de Covid en 2020. 

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a enregistré une nette baisse de 5,9% au quatrième trimestre, soit 208 500 inscrits en moins par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 3,336 millions fin 2021, selon les chiffres publiés mercredi par l'organisme public Pôle emploi. 

Sur un an, la baisse atteint 12,6%, soit 479 600 chômeurs en moins. Cette diminution record fait plus qu'effacer la hausse spectaculaire de 7,5% de 2020 due à la Covid. Le nombre de chômeurs atteint fin 2021 son plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2012. 

En incluant l'activité réduite, le nombre de demandeurs d'emploi est en baisse au quatrième trimestre de 3,6% et s'établit à 5,659 millions, selon la Direction des statistiques (Dares) du ministère du Travail. Sur un an, la baisse est de 5,8%. 

« 2021 a été une année exceptionnelle pour l'emploi », a commenté sur Twitter la ministre française du Travail, Elisabeth Borne.  

La baisse a été surtout marquée au deuxième semestre, grâce aux créations d'emplois record intervenues après les réouvertures en juin dans les services (hébergement-restauration, services culturels...) à la sortie du troisième confinement. 

« 2021 a été une année atypique, très marquée par la crise sanitaire et par une reprise économique forte, plus forte qu'estimée », a résumé le directeur général de Pôle Emploi Jean Bassères. 

Fin 2021, les offres d'emplois déposées chez l'opérateur public ont ainsi progressé de 28% par rapport à fin 2019, dernière année « normale » avant l'épidémie de Covid.  

L'an passé, le chômage des jeunes, une des faiblesses françaises, a reculé de 17,8%, soit 87 400 inscrits en moins. 

Sur le front du chômage longue durée, autre point noir dans l’Hexagone, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits depuis un an ou plus diminue aussi, mais plus modestement de 4,1% au 4e trimestre (-6,2% sur un an) à 2,805 millions. Ils représentent encore 49,6% du total des demandeurs d'emploi. 


Mini propose de convertir ses modèles historiques à l'électrique

Un modèle de voiture électrique Mini Cooper SE est exposé sur le stand du constructeur automobile allemand BMW sur la place Max-Joseph-Platz à Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 9 septembre 2021, lors du salon international de l'automobile (IAA). (Photo, AFP)
Un modèle de voiture électrique Mini Cooper SE est exposé sur le stand du constructeur automobile allemand BMW sur la place Max-Joseph-Platz à Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 9 septembre 2021, lors du salon international de l'automobile (IAA). (Photo, AFP)
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  • Après avoir présenté un concept électrique en 2018, le constructeur a mis en place une offre officielle de retrofit dans son usine d'Oxford (Royaume-Uni) appelée « Mini Recharged» et présentée mardi dans un communiqué
  • Le montant de la conversion n'a pas été communiqué, mais il faut compter une dizaine de milliers d'euros au minimum pour le retrofit d'une Mini ou d'une Citroën 2CV par un professionnel

PARIS : La marque britannique Mini a annoncé qu'elle allait proposer aux propriétaires de son petit modèle historique, produit entre 1959 et 2000, de les convertir à l'électrique, un service dit de "retrofit", payant.

Après avoir présenté un concept électrique en 2018, le constructeur a mis en place une offre officielle de retrofit dans son usine d'Oxford (Royaume-Uni) appelée "Mini Recharged" et présentée mardi dans un communiqué.

L'équipe du constructeur remplace le moteur thermique par un électrique, adapte quelques éléments techniques et modifie le compteur central classique des Mini, qui indique désormais le niveau de batterie à la place de la pression de l'huile.

Mais "seules des modifications réversibles sont apportées", précise le constructeur, et le moteur d'origine est stocké "pour pouvoir être réutilisé en cas de transformation inverse". 

La nouvelle motorisation promet une autonomie de 160 kilomètres et le 0 à 100 kilomètres/heure en 9 secondes, soit bien plus vite que les Minis historiques.

Le montant de la conversion n'a pas été communiqué, mais il faut compter une dizaine de milliers d'euros au minimum pour le retrofit d'une Mini ou d'une Citroën 2CV par un professionnel. 

Le retrofit est vu comme une option alternative à l'achat d'une voiture électrique neuve par plusieurs petites sociétés qui essaient de le développer. Mais le coût de la conversion, qui atteint souvent le prix d'une petite voiture, fait q'elle est  réservée pour l'instant à des véhicules lourds ou de collection. Aucun constructeur n'avait encore proposé de programme officiel de retrofit.

La cote de cette petite bombe, peu encombrante, très connue et assez répandue, ne cesse de monter, et certains exemplaires dépassent les 30 000 euros. 

Du côté des voitures neuves, le constructeur britannique, racheté par BMW en 1994, a lancé son premier modèle électrique sur le marché en 2019 et compte devenir 100% électrique en 2030.