Le Yémen et Djibouti discutent de la protection du détroit de Bab al-Mandeb en mer Rouge

Les responsables ont exprimé leur inquiétude face au manque de coopération des Houthis au sujet du pétrolier Safer. (Fichier/AFP)
Les responsables ont exprimé leur inquiétude face au manque de coopération des Houthis au sujet du pétrolier Safer. (Fichier/AFP)
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Publié le Mercredi 26 août 2020

Le Yémen et Djibouti discutent de la protection du détroit de Bab al-Mandeb en mer Rouge

  • Le Premier ministre yéménite et l’ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite ont évoqué la nécessité de sécuriser la navigation maritime internationale, de lutter contre le terrorisme et de faire face aux défis de sécurité
  • La question du pétrolier Safer, actuellement entre les mains des milices houthies, a été abordée lors de la réunion

DUBAÏ: Selon l’agence de presse Saba, de hauts responsables du Yémen et de Djibouti se sont réunis pour discuter des efforts coordonnés à mettre en œuvre pour protéger la sécurité en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandeb. Ils ont également abordé le sujet du pétrolier Safer actuellement entre les mains des milices houthies.

Le Premier ministre yéménite, Maïn Abdelmalek Said, et l’ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite, Dya-Eddine Said Bamakhrama, ont exprimé mardi leur inquiétude face à la menace environnementale imminente posée par le pétrolier Safer en décomposition.

Ils se sont en outre déclarés préoccupés par le manque de coopération manifesté par les Houthis, qui ont rejeté les demandes continues des Nations unies d’obtenir un accès au navire afin de vider la cargaison de pétrole.

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Le Premier ministre yéménite, Maïn Abdelmalek Said, et l’ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite, Dya-Eddine Said Bamakhrama, ont pris la parole mardi. (Saba New)

Ils ont évoqué la nécessité de sécuriser la navigation maritime internationale sur ces eaux, de lutter contre le terrorisme et de faire face aux défis concernant la sécurité dans la région arabe.

Abdelmalek Said a déclaré que son gouvernement accueillait favorablement toutes les solutions pour éviter une catastrophe environnementale imminente. Il a ainsi souligné son désir de coordonner les efforts avec Djibouti pour maintenir la sécurité en mer Rouge et dans le détroit de Baba al-Mandeb, en favorisant les relations entre les deux pays et en permettant le flux continu du commerce international dans la zone.

Exprimant son plein soutien au gouvernement yéménite pour vaincre les Houthis, Bamakhrama a par ailleurs reconnu la volonté du Yémen de résoudre le problème des pétroliers en décomposition et ses efforts pour accélérer la mise en œuvre de l’accord de Riyad.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com  


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.