L’ONU chiffre le coût de la Covid-19 sur le tourisme mondial

 Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a annoncé mardi 25 août 2020 que la pandémie du coronavirus avait dévasté l’industrie du tourisme mondial. (AP)
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a annoncé mardi 25 août 2020 que la pandémie du coronavirus avait dévasté l’industrie du tourisme mondial. (AP)
Short Url
Publié le Mercredi 26 août 2020

L’ONU chiffre le coût de la Covid-19 sur le tourisme mondial

  • 100 millions d’emplois menacés, une perte d’1,2 trillion de dollars, un PIB en chute de 2,8 %
  • En concentrant ses efforts sur le tourisme intérieur, le Royaume pourra remédier à certaines perturbations économiques

LONDRES: Au niveau mondial, la pandémie du coronavirus entraînera une chute d’1,2 trillion de dollars en termes de recettes du tourisme et menace 100 millions emplois. Toutefois, l’investissement dans le tourisme domestique aiderait à remédier partiellement à ces perturbations économiques, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Lors d’une réunion d’informations en ligne, à laquelle a participé Arab News, les membres de l’OMT ont mis l’accent sur l’impact dévastateur de la pandémie sur le tourisme international, et ses répercussions durables sur l’industrie du tourisme mondial.

« Le tourisme constitue 7 % du commerce mondial », a annoncé Zoritsa Urosevic, directrice du Département des relations institutionnelles et des partenariats au sein de l’OMT. Pour elle, l’impact de la pandémie sur ce secteur sera catastrophique.

D’après Urosevic, « cela pourrait se traduire par une chute de 910 milliards à 1,2 trillion de dollars en termes de recettes du tourisme en 2020. Cela réduirait le PIB [produit intérieur brut] d’1,5 % à 2,8 %. » Au niveau mondial, « ce sont 100 millions emplois relatifs au tourisme qui seraient menacés », a-t-elle ajouté.

« Aucune nation ne sera à l’abri de l’effondrement du secteur, mais il est probable que les femmes, les jeunes et les ouvriers du secteur informel soient plus affectés que d’autres », a affirmé Urosevic.

Il est certain que les projections de l’OMT sont alarmantes. Cependant, elles offrent aussi un aperçu de l’avenir du tourisme: davantage de tourisme intérieur et davantage d’investissements au niveau de l’infrastructure du tourisme local.

Sandra Carvao est responsable des tendances et de la compétitivité du marché à l'OMT. Elle trouve qu’« on sous-estime souvent le volume du tourisme intérieur ».

La demande de tourisme intérieur a de fortes chances d’augmenter, avec les restrictions sur le voyage imposées par certains pays et le sentiment d’insécurité des voyageurs concernant les vols internationaux.

« De nombreux pays bénéficient d’atouts pour le tourisme intérieur, explique Carvao. Ce sont surtout les activités de plein air, le tourisme rural, ainsi que l’écotourisme et les road trips, qui vont connaître un pic en termes de demande, au bout de cinq mois de confinement dans le monde entier », ajoute-t-elle.

Cela dit, les pays qui encourageaient déjà l’industrie de tourisme intérieur, comme l’Arabie saoudite, sont dans une bien meilleure position pour affronter la crise économique engendrée par la pandémie.

Le Royaume offre d’innombrables opportunités de tourisme rural. Des destinations comme la ville immense de Neom ou l’ancienne oasis AlUla sont des destinations locales d’envergure mondiale.

Selon les observations des Nations unies, cette industrie florissante ne fera que croître. Quand le monde, et le pays, se remettront du choc de la pandémie, ils se tourneront vers une industrie totalement différente: le tourisme mondial.

Dans le Royaume, le ministère du Tourisme et la population ont déjà adopté cette approche.

L’initiative Saudi Summer, que le ministère a lancée au cours du mois de juin, encourage les Saoudiens à profiter de tout ce que le Royaume leur offre, tout en respectant les mesures de prévention pour freiner la propagation de la Covid-19.

Urosevic et Carvao ont clairement expliqué que l’industrie du tourisme serait affectée dans tous les pays du monde. Pourtant, en concentrant ses efforts sur le tourisme intérieur, et en lançant l’expérience saoudienne, le Royaume pourra remédier à certaines perturbations économiques provoquées par la pandémie et continuera de le faire dans l’avenir.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Short Url
  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.