Dans un câble de félicitations, le roi Salman a souhaité à M. Aoun de réussir et au peuple libanais de continuer à progresser et à prospérer.
Le Parlement libanais a voté jeudi en faveur de l'élection du commandant de l'armée libanaise, Joseph Aoun, en tant que chef de l'État, comblant ainsi un vide présidentiel de plus de deux ans
"Cette élection doit maintenant être suivie de la nomination d'un gouvernement fort, en appui au président de la République, capable de rassembler les Libanais, de répondre à leurs aspirations et à leurs besoins"
Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, a été élu dans la matinée par le Parlement, recueillant 99 voix sur 128, y compris de députés du Hezbollah pro-iranien et de son allié chiite Amal
Le général, qui célébrera vendredi son 61ème anniversaire, jouit par ailleurs du soutien de plusieurs puissances étrangères comme les Etats-Unis et de l'Arabie saoudite
Le général Aoun, qui n'a aucun lien familial avec le président sortant Michel Aoun, dirige depuis mars 2017 une institution qui a pu rester à l'écart des dissensions confessionnelles et politiques qui déchirent le pays
Le général Aoun a obtenu 71 voix au premier tour de scrutin dans la matinée, alors qu'il avait besoin de 86 voix. La session avait été suspendue avant de reprendre dans l'après-midi
Lors de la deuxième session il a été élu par 99 voix
Au Liban, le chef de la diplomatie américaine entrevoit par ailleurs une "paix durable" au moment où les troupes israéliennes ont commencé à se retirer du sud du pays
"Le cessez-le-feu tient" entre Israël et le mouvement libanais Hezbollah, près d'un mois après son entrée en vigueur, s'est-il félicité
Les 128 députés, qui ne sont pas parvenus depuis plus de deux ans à élire un chef de l'Etat en raison des divergences entre le camp du Hezbollah pro-iranien et ses adversaires, ont entamé leur réunion à 11H00
Les pressions diplomatiques se sont intensifiées sur les parlementaires pour les pousser à choisir le commandant en chef de l'armée, à la réputation d'intégrité et d'impartialité
L'Egypte mais aussi les Emirats arabes unis ont demandé son extradition, a indiqué un autre responsable judiciaire qui s'exprimait sous couvert d'anonymat
Lors d'une conférence de presse mardi, le ministre libanais de l'Information, Ziad Makary, a déclaré que M. Qaradaoui "sera expulsé vers les Emirats"
Le Parlement libanais doit se réunir jeudi pour élire un président de la République dans un pays privé de chef d'État depuis plus de deux ans et en proie à une grave crise économique.
Selon M. Bitar, « les grandes puissances régionales et internationales indiquent souvent leur préférence pour un candidat à la dernière minute et exercent des pressions sur les députés qui suivent simplement la ligne ».