«Chaque jour, nous implorons d'être autorisés à entrer dans le camp. Personne ne nous aide. Nous avons peur et nous n'avons nulle part où aller»
Le camp abrite la plus grande partie de la communauté yazidie de Grèce, quelque 700 personnes, mais a cessé d'accueillir des réfugiés supplémentaires au cours des deux dernières semaines
Au milieu des tombes, Moussa Abbas n'exclut pas de nouvelles violences et se dit prêt à mourir pour Moqtada Sadr, pilier incontournable de la scène politique depuis la chute de Saddam Hussein en 2003
«Pour chaque martyr que nous perdons, dix autres prendront sa place», selon cet homme de 21 ans
La crise a dégénéré le 29 août, lorsque des affrontements ont secoué Bagdad pendant 24 heures
Ils ont mis aux prises des partisans de Moqtada Sadr, d'un côté, et l'armée ainsi que des hommes du Hachd al-Chaabi, d'anciens paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, de l'autre
«Tous les employés du Parlement ont repris le travail», a indiqué un responsable du Parlement sous couvert d'anonymat car n'étant pas autorisé à parler aux médias
«Toutes les activités étaient suspendues depuis que des manifestants ont fait irruption dans le siège du Parlement», a ajouté la source
Ces combats de rue, qui ont pris fin dans la nuit après le déploiement de forces de sécurité, font suite aux violents combats qui ont secoué la Zone Verte de Bagdad lundi et mardi et fait 30 morts
Deux membres des Brigades de la paix, une faction armée aux ordres de Moqtada Sadr, ont été tués dans la soirée par des rivaux de Asaïb Ahl al-Haq, une milice chiite pro-Iran
Joe Biden, soutenant «la souveraineté et l'indépendance» du pays, a salué l'action des forces de sécurité irakiennes et fait part de ses condoléances aux familles de ceux tués
Le président américain, lors de son entretien avec Moustafa al-Kazimi, a également exprimé son «soutien total» au Premier ministre dans son action visant à «la désescalade des tensions dans la région par la diplomatie et le dialogue»