L'exécutif et les grands partis irakiens s'acheminent vers des législatives anticipées

Lundi, lors d'une deuxième session du «Dialogue national» mis en place par l'actuel Premier ministre Moustafa al-Kazimi, les caciques irakiens se sont accordés sur le fait de «créer un comité technique comprenant les différentes forces politiques» (Photo, AFP).
Lundi, lors d'une deuxième session du «Dialogue national» mis en place par l'actuel Premier ministre Moustafa al-Kazimi, les caciques irakiens se sont accordés sur le fait de «créer un comité technique comprenant les différentes forces politiques» (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 06 septembre 2022

L'exécutif et les grands partis irakiens s'acheminent vers des législatives anticipées

  • La crise a dégénéré le 29 août, lorsque des affrontements ont secoué Bagdad pendant 24 heures
  • Ils ont mis aux prises des partisans de Moqtada Sadr, d'un côté, et l'armée ainsi que des hommes du Hachd al-Chaabi, d'anciens paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, de l'autre

BAGDAD: L'exécutif irakien et les principaux partis sont convenus lundi de s'employer à organiser des élections législatives anticipées pour sortir l'Irak de la crise, lors d'une nouvelle session du "Dialogue national" que le clerc chiite Moqtada Sadr a boycottée.

L'impasse est totale en Irak, pays toujours sans nouveau Premier ministre, ni nouveau gouvernement depuis les législatives d'octobre 2021, les barons du chiisme politique n'arrivant pas à se mettre d'accord.

La crise a dégénéré le 29 août, lorsque des affrontements ont secoué Bagdad pendant 24 heures. Ils ont mis aux prises des partisans de Moqtada Sadr, d'un côté, et l'armée ainsi que des hommes du Hachd al-Chaabi, d'anciens paramilitaires pro-Iran intégrés aux troupes régulières, de l'autre.

Au moins 30 combattants fidèles à Moqtada Sadr ont été tués et près de 600 blessés.

Les combats ont démarré après que le leader religieux et politique a annoncé son "retrait définitif" de la politique.

Moqtada Sadr veut la dissolution du Parlement et des législatives anticipées. Mais ses adversaires du Cadre de coordination, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, veulent former le gouvernement, puis appeler les Irakiens aux urnes.

Lundi, lors d'une deuxième session du "Dialogue national" mis en place par l'actuel Premier ministre Moustafa al-Kazimi, les caciques irakiens se sont accordés sur le fait de "créer un comité technique comprenant les différentes forces politiques (...), afin de surmonter les différends et dans le but de s'acheminer vers des élections législatives", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Mais ni Moqtada Sadr ni aucun de ses représentants ne participent au "Dialogue national", entité qui a "renouvelé son invitation aux frères du mouvement sadriste".

L'imprévisible Moqtada Sadr ne cesse de réclamer la "réforme" du système politique irakien et taxe ses adversaires de "corrompus". Il a récemment réclamé que la totalité des partis politiques -- y compris le sien -- renoncent à leurs mandats et aux postes qu'ils occupent dans les ministères et administrations.

Mais avant que des législatives soient organisées, le Parlement doit d'abord être dissous. Or, une dissolution ne peut être actée que par un vote des députés à la majorité absolue, selon la Constitution.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.