La mutinerie est l'une des pires menaces affrontées par Vladimir Poutine en plus de deux décennies de pouvoir. Mais, au bout de 24 heures de négociations, Evguéni Prigojine ordonne à ses hommes de faire demi-tour et part en exil au Bélarus
Pendant cette action éclair, des affrontements aux circonstances encore floues éclatent entre Wagner et l'armée régulière dans la région de Voronej, à 450 kilomètres au sud de la capitale russe, une zone agricole réputée pour sa «terre noire» fertile
Des frappes de drones d'origine inconnue ont visé, dans la nuit de jeudi à vendredi, une base aérienne dans l'est de la Libye où se trouveraient des mercenaires de Wagner
Des centaines de membres de Wagner sont restés actifs dans l'est, la zone des terminaux pétroliers, et dans le sud de la Libye
Le bilan de frappes russes qui ont détruit un restaurant de la ville ukrainienne de Kramatorsk est passé jeudi matin à douze morts et une soixantaine blessés
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une attaque «terroriste»
«A tout moment, Loukachenko peut trahir Prigojine ou Prigojine trahir Loukachenko. Ce ne sont pas des alliés. Ils ne peuvent pas se faire confiance», a affirmé Mme Tikhanovskaïa dans un entretien accordé mercredi
Selon la cheffe de l'opposition bélarusse en exil, la décision de M. Loukachenko d'aider le président Poutine était un acte de convenance personnelle pour sauver son propre régime
Le Bélarus a annoncé la veille l'arrivée sur son territoire d'Evguéni Prigojine, chef du groupe de mercenaires Wagner, dans le cadre d'un accord ayant mis fin à sa rébellion de 24 heures samedi en Russie
«Difficile pour nous d'exclure que la présence du groupe Wagner au Bélarus puisse constituer une menace potentielle pour la Pologne qui partage une frontière avec le Bélarus»