La nouvelle coupe drastique des livraisons de gaz annoncée par Gazprom est «une preuve supplémentaire» que l'Europe doit «réduire sa dépendance dès que possible envers les approvisionnements russes»
«L'unité et la solidarité sont les meilleures armes que nous ayons contre (le président russe Vladimir) Poutine et je suis sûr que c'est ce que nous montrerons aujourd'hui»
Le gouvernement allemand a indiqué lundi qu'il trancherait «dans les prochaines semaines» sur une possible prolongation des dernières centrales nucléaires, prévues pour s'arrêter définitivement en fin d'année
Un premier test en mars avait conclu que les trois centrales nucléaires encore en activité en Allemagne n'étaient pas nécessaires pour assurer la sécurité énergétique de la première économie européenne
La Russie avait déjà coupé à deux reprises le volume de ses livraisons en juin, en disant que le gazoduc ne pouvait fonctionner normalement sans une turbine qui était en réparation au Canada
Depuis, l'Allemagne et le Canada se sont entendus pour ramener l'équipement en Russie, mais la turbine n'a pas encore été livrée
Le géant gazier russe Gazprom a annoncé lundi qu'il réduirait dès mercredi drastiquement, à 33 millions de mètres cubes quotidiens, les livraisons de gaz russe à l'Europe
Le ministère allemand de l'Economie a toutefois affirmé qu'il n'y a «aucune raison technique» de procéder à de nouvelles baisses de livraison
«Je suis désolée qu'en raison du bain de sang toujours provoqué par la Russie, il n'ait pas été possible d'accueillir l'événement en Ukraine, où il devrait avoir lieu», a insisté la ministre britannique de la Culture Nadine Dorries
Kiev avait réclamé des négociations supplémentaires et Londres avait exprimé sa réticence à priver l'Ukraine de l'événement pop et paillettes
Moscou a assuré dimanche que ses frappes avaient détruit la veille un navire militaire ukrainien et des missiles livrés par les Etats-Unis dans le port d'Odessa
Après les tirs sur Odessa, l'Ukraine a accusé Vladimir Poutine d'avoir «craché au visage» de l'ONU et de la Turquie et de compromettre l'application de l'accord signé vendredi à Istanbul