L'armée russe occupait vendredi la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie (sud), la plus grande d'Europe, où des bombardements dans la nuit ont fait craindre une catastrophe
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de recourir à « la terreur nucléaire» et a appelé à « une action européenne immédiate» pour « empêcher que l'Europe ne meure d'un désastre nucléaire»
La Chine, qui s'abstient de condamner l'intervention russe et réfute le terme «d'invasion», s'oppose à toute sanction contre Moscou
Soucieux de préserver ses intérêts économiques et de ne pas s'attirer les foudres de l'Occident, Pékin n'est pas prêt à tout pour aider Moscou à contourner les sanctions
Des tirs de chars russes contre la centrale de Zaporojie dans la nuit de jeudi à vendredi ont mis le feu à un bâtiment consacré aux formations et à un laboratoire
L'armée russe a pris le contrôle de la centrale, mais «le personnel contrôle les blocs énergétiques et assure leur exploitation en accord avec les exigences des règlements techniques de sécurité d’exploitation»
Pour l'instant, les sanctions occidentales contre la Russie ont pris peine d'éviter le secteur énergétique, crucial pour l'Europe
Outre le risque que les gouvernements changent d'avis sur les sanctions, les analystes soulignent la possibilité d'une condamnation publique des importateurs
Au-delà des groupes contraints par les sanctions européennes, l'armateur CMA CGM a annoncé qu'il allait cesser de desservir les ports russes
TotalEnergies a lui décidé qu'il «n'apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie», sans évoquer un quelconque retrait d'un pays dans lequel il a des intérêts importants