Les violences des forces de l'ordre soudanaises contre des manifestants désarmés «sont tout à fait honteuses», a dénoncé Michelle Bachelet
Elle a aussi dénoncé la coupure totale des télécommunications et de l'internet depuis mercredi, ne permettant de communiquer avec la pays que par téléphone satellitaire
En matinée jeudi, alors que les communications téléphoniques avaient été rétablies après une coupure lors de la répression, les forces de sécurité ont de nouveau tenté de disperser des dizaines de manifestants
Au moins onze personnes, dont une femme, ont été fauchées mercredi par des balles tirées
«Il est vital que la transition retrouve la légitimité qu'elle avait», a déclaré M. Blinken
Les Etats-Unis ont suspendu 700 millions de dollars d'aide au Soudan après le coup d'Etat militaire qui a interrompu en octobre le processus de transition démocratique lancé en 2019 après la chute de l'autocrate Omar el-Béchir,
Il y a deux jours, le général Abdel Fattah al-Burhane, auteur du putsch du 25 octobre, entendait entériner le nouvel état de fait en se renommant président du Conseil chargé de la transition
Les forces de sécurité avaient été appelées dès vendredi par l'ONU et des ambassadeurs occidentaux à éviter une effusion de sang dans un pays où déjà plus de 250 manifestants avaient été tués lors de la révolte qui renversa le dictateur Omar el-Béchir
Tôt le matin, soldats et paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) se sont déployés en masse à Khartoum et Omdourman, bloquant les ponts reliant la capitale à ses banlieues et quadrillant les principaux axes
A Omdourman, banlieue nord-ouest, des centaines de manifestants sont descendus dans la rue, selon des témoins.
Dès le matin, dans les rues de Khartoum, soldats et paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF) étaient déployées en masse, bloquant les ponts reliant la capitale à ses banlieues et quadrillant les principaux axes
«Non au pouvoir militaire» et «Pas de retour en arrière possible» dont les slogans phare de la contestation dont la répression a fait 15 morts et plus de 300 blessés depuis coup d'Etat du 25 octobre selon des médecin
Après la chute en 2019 du dictateur Omar el-Béchir, un Conseil de souveraineté, composé de civils et militaires, avait été mis en place pour chapeauter la transition vers la démocratie sous la présidence du général Burhane
Le 25 octobre, ce dernier a dissous toutes les institutions, décrété l'Etat d'urgence et arrêté la plupart des dirigeants civils du pays