Le Liban pâtit d'une crise économique accablante qui plonge plus de 80% de sa population dans la pauvreté, selon les Nations unies
À la fin du mois de février, un jeune homme de 30 ans a étranglé sa femme et son enfant de 4 ans dans la région de Daraya, dans le gouvernorat du mont Liban. Il s'est ensuite suicidé
Son frère Raja et son ancienne assistante Marianne Hoayek ont également été convoqués dans le cadre de l'enquête locale ouverte en 2021, parallèlement aux affaires judiciaires en Europe dans lesquelles il est visé
Les trois suspects ont été inculpés de «détournement de fonds publics», «blanchiment d'argent», d'«enrichissement illicite» et d'«évasion fiscale» au Liban, pays plongé dans une grave crise économique et financière
Des armes et de l'essence sont volées dans des véhicules militaires, tandis que des gangs de kidnappeurs ciblent des victimes aisées
Pendant ce temps-là, des centaines de milliers de fonctionnaires du secteur public, de l'armée et de la sécurité reçoivent un salaire mensuel qui suffit à peine à couvrir leurs besoins pendant deux jours
Sans président depuis quatre mois, le pays est dirigé par un gouvernement démissionnaire aux pouvoirs réduits alors que le pouvoir judiciaire vacille que le secteur public s'effondre
La crise économique et financière inédite, qui a fait plonger dans la pauvreté plus de 80 pc de la population, alimente les craintes d'une dérive sécuritaire
Plusieurs échanges de tirs de mitrailleuse et de mortiers ont fait un mort parmi les membres du Fatah et sept blessés
Les écoles de l'Unrwa à l'intérieur du camp ont fermé jeudi pour protéger les élèves. Les affrontements ont également causé des dommages aux voitures et aux biens
Les heurts ont opposé le Fatah du président Mahmoud Abbas à des groupes islamistes dans ce camp, le plus grand du Liban, qui échappe à l'autorité du gouvernement
La situation dans le camp était tendue, des hommes armés s'étant déployés dans ses ruelles, et les écoles de l'Unrwa ont fermé leurs portes jeudi
Depuis le début de la crise sans précédent déclenchée en 2019, la livre libanaise (LL) a perdu plus de 95% de sa valeur par rapport au billet vert
Depuis le début de la crise, les prix des marchandises étaient indexés sur le taux du marché parallèle, obligeant les commerçants à changer leurs tarifs de manière quasi quotidienne