Les enfants sont pour nombre d'entre eux nés en zone irako-syrienne où leur mères s'étaient rendues volontairement dans des territoires contrôlés par des groupes jihadistes
La question de leur retour reste sensible en France, pays marqué par les attentats de 2015 et le gouvernement a longtemps procédé à des rapatriement décidés au cas par cas
«Le camp abrite actuellement près de 54 000 personnes dont 27 000 Irakiens, soit la moitié de sa population, et environ 18 000 Syriens ainsi que 8 500 étrangers»
La plupart des pays refusent de rapatrier leurs ressortissants du camp d'Al-Hol
Depuis le début de l'année, le nombre d'assassinats dans le camp est en hausse. Pas moins de 86 personnes parmi lesquelles 63 réfugiés irakiens ont été tuées à Al-Hol
L'ONU a maintes fois mis en garde contre une détérioration de la situation sécuritaire à Al-Hol, secoué par des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes et des employés d'ONG ainsi que des habitants
La jeune femme avait quitté la France pour la Syrie en 2014 et faisait partie des 80 Françaises qui s'étaient rendues aux forces kurdes ou avaient été emmenées dans les camps d'Al Hol et Roj
Depuis 2019 "le gouvernement a été informé de l'état de santé catastrophique" de cette femme et du "caractère d'urgence absolue" de son rapatriement dans de nombreux courriels adressés à l'Elysée et au Quai d'Orsay