Irak: 157 familles rapatriées du camp d'Al-Hol en Syrie

Au moins 625 personnes ont été rapatriées du camp syrien d'Al-Hol (Photo, AFP).
Au moins 625 personnes ont été rapatriées du camp syrien d'Al-Hol (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 11 mars 2024

Irak: 157 familles rapatriées du camp d'Al-Hol en Syrie

  • Le retour en Irak de proches de jihadistes continue de faire polémique parmi une population dont une partie a été martyrisée pendant trois ans par les exactions de l'EI
  • L'Irak est un des rares pays à rapatrier avec régularité ses ressortissants d'Al-Hol, un engagement salué tant par l'ONU que par les Etats-Unis

BAGDAD: Au moins 157 familles irakiennes, soit 625 personnes, ont été rapatriées du camp syrien d'Al-Hol, qui abrite notamment les proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), ont annoncé dimanche les autorités irakiennes.

Dans le cadre du dernier effort de rapatriement, "157 familles, soit 625 personnes" sont rentrées samedi en Irak depuis Al-Hol, a déclaré à l'AFP Ali Abbas, porte-parole du ministère irakien des Migrations et des Déplacés.

Plus de 43.000 personnes vivent dans le camp délabré et surpeuplé d'Al-Hol, sous administration kurde. Il s'agit de déplacés syriens, de réfugiés irakiens et de milliers d'étrangers originaires d'au moins 45 pays, dont des familles de jihadistes de l'EI.

Le retour en Irak de proches de jihadistes continue de faire polémique parmi une population dont une partie a été martyrisée pendant trois ans par les exactions de l'EI, organisation ultraradicale qui a occupé jusqu'à un tiers du territoire irakien à partir de 2014 et jusqu'en 2017.

Appels de l’administration kurde

Pour modérer l'hostilité qui peut attendre ces familles rentrant de Syrie, elles sont d'abord hébergées à Al-Jadaa, au sud de Mossoul, où elles devraient suivre, selon des responsables,  "une réhabilitation psychologique" visant à s'assurer qu'elles ne posent aucun danger, outre des vérifications sécuritaires.

Le conseiller irakien à la sécurité nationale, Qassem Al-Araji, a déclaré le 2 mars que plus de 1.920 familles irakiennes avaient été transférées à Al-Jadaa. Sur ce total, 1.230 familles ont été autorisées à rentrer chez elles, avait-il précisé.

Malgré les appels répétés de l'administration kurde, la plupart des pays occidentaux refusent de rapatrier leurs citoyens de ces camps, par crainte d'éventuels actes terroristes sur leur sol.

L'Irak est un des rares pays à rapatrier avec régularité ses ressortissants d'Al-Hol, un engagement salué tant par l'ONU que par les Etats-Unis.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.