La lutte contre le changement climatique est essentielle pour l’avenir de l’Irak

La lutte contre le changement climatique est essentielle pour l’avenir de l’Irak
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La lutte contre le changement climatique est essentielle pour l’avenir de l’Irak

La lutte contre le changement climatique est essentielle pour l’avenir de l’Irak
  • Prendre des mesures collectives et mettre en œuvre des politiques environnementales majeures figurent parmi les facteurs les plus nécessaires pour lutter contre le changement climatique en Irak
  • Une autre étape importante pour l’Irak serait de coopérer avec les pays du Golfe et de mettre en place certaines de leurs politiques réussies de lutte contre le changement climatique

L’Irak est le cinquième pays le plus vulnérable au changement climatique au monde. Il est donc essentiel de trouver des solutions durables pour lutter contre ce problème.

Prendre des mesures collectives et mettre en œuvre des politiques environnementales majeures figurent parmi les facteurs les plus nécessaires pour lutter contre le changement climatique en Irak, qui était autrefois connu comme «le pays aux trente millions de palmiers».

Les dirigeants irakiens prennent des mesures constructives, comme la proposition de politiques de lutte contre le changement climatique et la participation à des événements clés à l’image de la COP27 – 27e Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques qui s’est tenue en Égypte l’année dernière.

Le Premier ministre irakien, Mohammed Shia al-Sudani, fait un pas de plus dans la bonne direction. Il adopte des mesures radicales qu’il espère voir appliquées d’ici à 2030, faisant de la lutte contre le changement climatique une priorité. En mars, dans son discours d’ouverture de la conférence de deux jours sur le climat à Bassorah en Irak, le Premier ministre soutient que «plus de sept millions de citoyens ont été touchés en Irak... et des centaines de milliers déplacés parce qu’ils ont perdu leurs moyens de subsistance qui dépendent de l’agriculture et de la chasse. L’aspect le plus décourageant est la sécheresse sévère qui a mis en péril nos beaux marais».

Certaines des mesures les plus critiques que l’Irak peut prendre pour lutter contre le changement climatique comprennent l’utilisation de plus d’énergie solaire, la restauration des écosystèmes endommagés et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette dernière peut être réalisée grâce à des investissements dans des infrastructures efficaces qui réduisent les émissions.

D’autres méthodes comprennent l’investissement dans des centrales d’énergie renouvelable, le recyclage accru, le financement d’entreprises vertes et de start-up impliquées dans les énergies renouvelables et vertes, l’agriculture, la préservation de l’eau et la modernisation des anciennes méthodes d’irrigation, la conservation de la biodiversité du pays, ainsi que la réduction des émissions de dioxyde de carbone de l’Irak.

En ce qui concerne ces domaines importants, le développement d’industries nationales fondées sur le savoir est sans doute devenu un besoin urgent, plutôt qu’un plus.

Il convient de noter que, en tant que pays en développement, l’Irak a subi de manière disproportionnée les effets des pertes et dommages causés par le changement climatique. Il est donc important de souligner que la lutte contre la crise climatique nécessite l’action de tous les pays, en particulier les pays développés. Cela signifie que les États les plus pauvres ont besoin d’aide pour s'adapter et faire face à la crise climatique.

Sur le long terme, si certains des dommages causés par le changement climatique, comme la rareté de l’eau et le manque de ressources agricoles, continuent d’augmenter en Irak au point que les ressources en eau douce s’épuisent, cela aura une incidence sur la sécurité nationale et la stabilité politique. Ces effets dévastateurs peuvent également avoir un impact négatif sur la santé.

De plus, un grand nombre de personnes seront forcées d’emménager dans d’autres parties du monde pour survivre. Les dommages et les pertes causés par le changement climatique en Irak ne se limitent pas à des facteurs non économiques. Les pertes économiques en Irak comprennent le coût de la reconstruction des communautés et des infrastructures, ainsi que la baisse des revenus de l’industrie agricole.