LISBONNE: Un vol de la compagnie Ryanair qui devait partir de Lisbonne en direction de Rome vendredi matin a été visé par une "menace de bombe" qui s'est avérée une fausse alerte, ont annoncé les autorités portugaises.
L'alerte a été donnée alors que l'appareil qui devait assurer ce vol réalisait encore sa liaison précédente et s'approchait de l'aéroport de Lisbonne, en provenance de Rome également.
"Suite à la menace de bombe visant le vol FR8197, au départ de Lisbonne et à destination de Rome, nous informons que l'Unité Spéciale de Police (UEP) a procédé à une inspection de sécurité de l'aéronef, sans qu'aucun engin explosif ni objet suspect n'ait été détecté", a indiqué la police portugaise dans un communiqué.
Tous les passagers et leurs bagages "ont été à nouveau soumis à un contrôle de sécurité, sans qu'aucune anomalie ni objet suspect n'ait été détecté", a-t-elle précisé.
Après de fausses alertes similaires en début de semaine, au moins 20 vols - pour la plupart de compagnies low-cost - avaient été visés par des alertes à la bombe jeudi en fin d'après-midi, selon plusieurs autorités et compagnies aériennes.
Tous les avions - dont trois qui ont été déroutés - ont atterri sans incident et aucun explosif n'a été retrouvé, ont-elles précisé.
Aucune revendication n'a été faite pour l'ensemble des vols, mais il était affirmé dans des menaces visant certains d'entre eux et envoyées aux aéroports de Rome et de Sofia, qu'elles émanaient des "combattants de l'État masculin".
Cela semble renvoyer au nom d'un mouvement ultranationaliste russe, sans qu'il soit possible de vérifier le lien.
L'aéroport britannique de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, a quant à lui dit à l'AFP avoir reçu une menace similaire, dans laquelle le groupe était désigné sous le nom d'"État des hommes" et qui s'est avérée être "un canular".
Un porte-parole d'Heathrow a pour sa part raconté que cet aéroport londonien avait reçu une menace qui avait été "jugée non crédible".
L'armée de l'Air française a annoncé que deux de ses avions de combat avaient escorté en Normandie un appareil de la compagnie irlandaise Aer Lingus, qui reliait Dublin à Rome, après une alerte des autorités italiennes.





