NEW YORK : Le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté vendredi son soutien à l’Arabie saoudite, condamnant « dans les termes les plus forts » la poursuite des attaques des Houthis contre le royaume et réaffirmant le droit de Riyad à se défendre, alors que les frappes du groupe contre le territoire saoudien ne montrent aucun signe de ralentissement.
Dans une déclaration, les membres du Conseil ont condamné « les attaques continues des Houthis contre le Royaume d’Arabie saoudite, notamment les attaques visant les infrastructures civiles et énergétiques, qui ont fait des blessés parmi les civils, notamment des femmes et des enfants ».
Le Conseil a apporté son soutien direct à Riyad, affirmant « le droit inhérent du Royaume d’Arabie saoudite à la légitime défense conformément au droit international » et exprimant sa solidarité avec le royaume « face aux attaques visant des civils et des biens de caractère civil sur son territoire ».
Les membres ont également condamné les attaques et les menaces visant les navires commerciaux en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandab, soulignant que les forces houthies doivent respecter « le droit international, en particulier la Convention des Nations unies sur le droit de la mer », et garantir la liberté de navigation.
Ils ont appelé à une coopération concrète, notamment avec le gouvernement yéménite, afin de faire respecter l’embargo sur les armes visant les Houthis en vertu de la résolution 2216 du Conseil et d’empêcher le groupe d’obtenir des armes, une formation ou des financements destinés à de nouvelles attaques.
Le Conseil a également mis en garde contre la détérioration de la situation humanitaire au Yémen, où l’ONU affirme qu’au moins 125 000 personnes ont été déplacées à travers le pays depuis le début du mois de septembre en raison de l’offensive des Houthis.
Il a également renouvelé sa demande de « libération immédiate, sûre et inconditionnelle des détenus, dont 73 membres du personnel des Nations unies », ainsi que des employés d’organisations non gouvernementales et de la société civile détenus par le groupe.
Les membres du Conseil ont estimé que l’élargissement de la confrontation — les frappes des Houthis contre le territoire saoudien, les menaces visant les navires en mer Rouge et les avancées à proximité du détroit de Bab al-Mandab — risquait « d’étendre davantage le conflit, de menacer la sécurité maritime et le commerce international et de compromettre les efforts régionaux et internationaux visant à instaurer la paix au Yémen ».
Ils ont réaffirmé leur soutien aux efforts de l’envoyé spécial de l’ONU, Hans Grundberg, en faveur d’un règlement politique mené par les Yéménites.
Cette déclaration intervient alors que l’Arabie saoudite fait face à la série d’attaques des Houthis la plus intense depuis l’effondrement, en juillet, d’une trêve de plusieurs années dans la guerre civile au Yémen.
La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a fait état, le 8 septembre, d’une salve d’attaques ayant fait 73 blessés et touché des infrastructures énergétiques d’Aramco près de la frontière yéménite — l’une des attaques les plus importantes depuis la reprise du conflit — suivie de frappes quasi quotidiennes contre Khamis Mushait, Abha, Jazan et Najran jusqu’à la mi-septembre. Une attaque menée le 14 septembre a notamment fait 13 blessés supplémentaires parmi les civils et endommagé des habitations et des véhicules.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com





