Migration: le roi du Maroc veut «régler définitivement» la question des mineurs marocains

«Une chose est claire: lorsque des mineurs sont utilisés comme instrument pour violer les frontières territoriales de l'Espagne, c'est inacceptable», a déclaré samedi la ministre espagnole de la Défense. (Photo, AFP)
«Une chose est claire: lorsque des mineurs sont utilisés comme instrument pour violer les frontières territoriales de l'Espagne, c'est inacceptable», a déclaré samedi la ministre espagnole de la Défense. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Migration: le roi du Maroc veut «régler définitivement» la question des mineurs marocains

  • «Le Maroc est disposé à collaborer avec les pays européens et l'UE pour le règlement de cette question»
  • Cette annonce intervient alors que l'Espagne peine à gérer l'afflux des mineurs dans l'enclave espagnole de Ceuta, en représailles à la décision de Madrid d'accueillir le chef du Front Polisario

RABAT: Le roi du Maroc Mohammed VI veut que la question des mineurs marocains en situation irrégulière en Europe, soit "définitivement réglée", a annoncé un communiqué officiel publié mardi à Rabat.

"Le Maroc est disposé à collaborer, comme il l'a toujours fait, avec les pays européens et l'Union européenne pour le règlement de cette question", affirme le communiqué conjoint des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères.

Cette annonce intervient alors que l'Espagne peine à gérer l'afflux des mineurs dans l'enclave espagnole de Ceuta, après la vague migratoire déclenchée par un relâchement des contrôles frontaliers côté marocain, en représailles à la décision de Madrid d'accueillir le chef du Front Polisario, Brahim Ghali pour lui permettre de se soigner.

Entre le 17 et le 20 mai, environ 10 000 candidats à l'exil, pour la plupart des jeunes Marocains prêts à risquer leur vie dans l'espoir d'un avenir meilleur, ont rallié Ceuta sans entrave, dont 1 500 mineurs selon les autorités espagnoles, 2000 selon Amnesty International.

Le texte marocain répète "l'engagement clair et ferme" du royaume à "accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés" et attribue les "lenteurs" du processus "à des blocages dus aux procédures complexes dans certains pays européens".

Madrid a vécu cet épisode "inadmissible" comme un "chantage": "une chose est claire: lorsque des mineurs sont utilisés comme instrument pour violer les frontières territoriales de l'Espagne, c'est inacceptable", a déclaré samedi la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles.

Pour Rabat, il s'agit surtout d'"une histoire de confiance et de respect mutuel rompus", avec l'arrivée du chef des indépendantistes sahraouis: un "test pour le partenariat bilatéral" fondé sur la lutte contre la migration illégale et le terrorisme, selon Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères.

Visé par deux plaintes pour "tortures" et "génocide", le responsable sahraoui âgé de 71 ans a été entendu mardi par un juge espagnol qui n'a pris aucune mesure coercitive à son encontre, estimant qu'il n'existe "pas de risque de fuite avéré". 

Rabat, qui considère M. Ghali comme un "criminel de guerre", réclame depuis des jours une enquête "transparente" sur les conditions de son arrivée en Espagne et redoute plus que tout qu'il puisse repartir en toute impunité.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.