Le travailliste Isaac Herzog élu président d'Israël par les députés

Le candidat présidentiel israélien Isaac Herzog (à gauche) serre la main du président de la Knesset Yariv Levin, après avoir été élu président lors d'une session parlementaire spéciale à Jérusalem le 2 juin 2021 (Photo, AFP)
Le candidat présidentiel israélien Isaac Herzog (à gauche) serre la main du président de la Knesset Yariv Levin, après avoir été élu président lors d'une session parlementaire spéciale à Jérusalem le 2 juin 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Le travailliste Isaac Herzog élu président d'Israël par les députés

  • Autrefois chef du parti travailliste et président de l'Agence juive, Isaac Herzog devient le onzième président de l'Etat hébreu et remplace Reuven Rivlin à cette fonction largement honorifique
  • La fonction de chef de l'Etat en Israël est apolitique et largement cérémonielle alors que le pouvoir exécutif reste entre les mains du Premier ministre

JÉRUSALEM: Le travailliste Isaac Herzog, 60 ans, a été élu président de l'Etat d'Israël mercredi par les députés, en pleine crise politique et à quelques heures d'un ultimatum pour former un gouvernement de coalition en Israël.  

Autrefois chef du parti travailliste et président de l'Agence juive, Isaac Herzog devient le onzième président de l'Etat hébreu et remplace Reuven Rivlin à cette fonction largement honorifique, a indiqué la chaîne parlementaire.  

Il a été élu avec 87 voix contre 26 pour son adversaire Miriam Peretz, une éducatrice sans expérience en politique mais figure populaire dans la société israélienne, mère de deux fils tués au combat.  

La fonction de chef de l'Etat en Israël est apolitique et largement cérémonielle alors que le pouvoir exécutif reste entre les mains du Premier ministre. Le président peut toutefois accorder des grâces.  

« Je prends sur mes épaules la lourde responsabilité que vous me donnez », a déclaré M. Herzog, surnommé « Bouji », dans un discours télévisé après l'annonce des résultats. « Je serai le président de tous, je construirai des ponts entre les différents pans de notre société ».  

L'avocat de formation a remercié son adversaire Miriam Peretz, « héroïne israélienne », « d'être un symbole et une inspiration pour tous les citoyens israéliens ».    

« Je lui tends la main avec l'espoir d'une collaboration fructueuse pour le bien de la société israélienne », a-t-il ajouté.  

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a autrefois été l'adversaire du travailliste, l'a félicité et lui a souhaité « une grande réussite au nom de tous les citoyens israéliens ».  

L'élection du président israélien intervient dans un contexte de vives tractations politiques.   

Les adversaires à M. Netanyahu, Premier ministre le plus pérenne de l'Etat d'Israël, ont jusqu'à mercredi 23H59 (20H59 GMT) pour surmonter leurs différences idéologiques et annoncer un accord de coalition, en vue de mettre un terme à deux ans de crise politique.  

En cas d'échec du centriste Yaïr Lapid à former un gouvernement avant l'échéance, les députés pourront demander au président de mandater de nouveau un parlementaire. Ou, ce sera le retour aux urnes, pour la 5e fois en un peu plus de deux ans. 


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.