Des réfugiés musulmans rohingyas «blessés lors de manifestations» sur une île isolée, lors d'une visite du HCR

Des réfugiés musulmans rohingyas de Birmanie ont été blessés à coups de matraques alors qu'ils protestaient pour avoir été empêchés de rencontrer une équipe des Nations unies (Fichier/AFP)
Des réfugiés musulmans rohingyas de Birmanie ont été blessés à coups de matraques alors qu'ils protestaient pour avoir été empêchés de rencontrer une équipe des Nations unies (Fichier/AFP)
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Publié le Jeudi 03 juin 2021

Des réfugiés musulmans rohingyas «blessés lors de manifestations» sur une île isolée, lors d'une visite du HCR

Des réfugiés musulmans rohingyas de Birmanie ont été blessés à coups de matraques alors qu'ils protestaient pour avoir été empêchés de rencontrer une équipe des Nations unies (Fichier/AFP)
  • Une délégation de membres du HCR s’est rendue sur une île reculée du Bangladesh, où environ 18 000 Rohingyas ont été transférés par les autorités
  • Des réfugiés ont affirmé avoir manifesté parce que le Bangladesh les avait empêchés de parler aux délégués du HCR

NEW DELHI: Des réfugiés musulmans rohingyas de Birmanie, en colère contre les conditions de vie sur une île reculée du Bangladesh, ont été blessés à coups de matraques, alors qu'ils protestaient pour avoir été empêchés de rencontrer une équipe des Nations unies en visite sur l’île, ont affirmé deux réfugiés. 

Les Rohingyas, qui ont fui les violences en Birmanie à majorité bouddhiste, ne peuvent pas quitter l'île de Bhasan Char, sujette aux inondations, située à plusieurs heures par mer du continent. 

Une délégation de deux membres de l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a été rejointe par des responsables du ministère des Affaires étrangères du Bangladesh lundi, lors de sa visite à Bhasan Char, où le Bangladesh veut transférer 100 000 personnes sur les plus d'un million de réfugiés qui ont fui la violence et les persécutions en Birmanie. 

Deux réfugiés ont affirmé à Reuters par téléphone qu'ils avaient manifesté parce que le Bangladesh les avait empêchés de parler aux délégués du HCR. 

«Ils n'ont permis aux délégués de rencontrer que quelques réfugiés qui n’étaient pas critiques à l’égard du Bangladesh», a précisé Ali, qui a refusé de donner son nom de famille par crainte de représailles de la part des autorités. 

«Nous voulions nous adresser aux responsables de l'ONU pour leur parler de la situation réelle ici», a-t-il ajouté. «Nous n'avons pas de travail, comment allons-nous gagner notre vie? En plus, il n’existe pas non plus de soins de santé appropriés ici.» 

Ils affirment que des centaines de réfugiés ont manifesté, et ont été frappés par la police à l’aide de matraques. 

Malgré les critiques des groupes de défense des droits humains, le Bangladesh a déjà déplacé environ 18 000 Rohingyas vers l'île. 

Le HCR a déclaré qu'il avait eu «l'occasion de parler à un groupe important de réfugiés, principalement de jeunes hommes», ajoutant qu'ils avaient fait part de leurs préoccupations concernant le manque d'accès à l'emploi et à l'éducation. Dans un communiqué, le HCR a déclaré être «profondément préoccupé» d'apprendre qu’il y avait eu des blessés. 

Le ministère des Affaires étrangères du Bangladesh a affirmé qu'un grand nombre de Rohingyas s’étaient rassemblés, et avaient organisé une manifestation lors de la visite du HCR. 

«À un moment donné, la foule s'est agitée, et de ce fait, certains Rohingyas auraient été légèrement blessés», a déclaré le ministère dans un communiqué. Il a ajouté que la foule avait eu des «contacts libres et francs» avec les responsables de l'ONU. 

La Birmanie fait face à des accusations de génocide devant la Cour internationale de justice de La Haye pour ses actions contre les Rohingyas en 2017. L'armée nie ces allégations, affirmant qu'elle menait des actions légitimes contre les insurgés qui avaient attaqué des postes de police. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.