Au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers en Afghanistan

Personnel de sécurité le site d'une explosion à Kaboul le 3 juin 2021 : un minibus touché. (Zakeria Hashimi/AFP
Personnel de sécurité le site d'une explosion à Kaboul le 3 juin 2021 : un minibus touché. (Zakeria Hashimi/AFP
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Publié le Dimanche 06 juin 2021

Au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers en Afghanistan

Personnel de sécurité le site d'une explosion à Kaboul le 3 juin 2021 : un minibus touché. (Zakeria Hashimi/AFP
  • L'attentat s'est produit samedi soir dans la province de Baghdis, limitrophe du Turkménistan
  • Deux de ces attaques avaient été revendiquées par le groupe jihadiste Etat Islamique, dont les combattants - toujours présents selon l'ONU dans l'Est et le Nord du pays

KABOUL: Deux attentats à la bombe, contre un bus de passagers dans l'ouest et un poste de police dans le nord, ont fait au moins 13 morts en Afghanistan, où les insurgés accentuent leur pression sur les autorités. 

Ces deux nouvelles attaques, dernières en date d'une série visant les bus civils et les forces gouvernementales, sont intervenues alors que l'émissaire américain pour l'Afghanistan se trouvait de passage dans le pays dimanche. 

Au moins 11 civils sont morts samedi soir, dont quatre femmes et trois enfants, dans l'explosion de leur bus, a rapporté le gouverneur de la province de Baghdis (ouest), Hessamuddin Shams qui a accusé les talibans d'avoir dissimulé une bombe sur la route. 

Confirmant ce bilan, un autre responsable provincial, Khodadad Tayeb, a précisé qu'après l'explosion le bus avait plongé dans un ravin de cette province montagneuse. 

Cette attaque qui n'a pas été revendiquée survient après une série qui a visé cette semaine au moins quatre minibus de passagers dans les quartiers chiites de Kaboul, faisant une douzaine de morts. 

Deux de ces attaques avaient été revendiquées par le groupe djihadiste Etat Islamique, dont les combattants - toujours présents selon l'ONU dans l'Est et le Nord du pays - visent spécifiquement la minorité chiite hazara. 

Simultanément, les talibans multiplient les offensives contre les positions de l'armée afghane dans de nombreuses provinces, y compris autour de Kaboul. 

Ils ont également revendiqué sur Twitter un attentat à la voiture piégée contre un poste de police de Balkh (nord), qui a tué dimanche deux policiers et blessé une quinzaine de personnes dont des civils. 

Ils avaient aussi annoncé samedi avoir "conquis le district de Deh Yak" dans la province de Ghazni, à environ 150 km au sud de la capitale. Mais les autorités assurent avoir simplement "réinstallé" leurs forces dans une autre zone. 

Ghazni est un verrou important sur l'axe majeur qui relie Kaboul à Kandahar, la grande province et capitale du Sud, bastion des talibans.   

Les insurgés avait brièvement pris le contrôle la ville de Ghazni en 2018 avant d'en être chassés. 

Ces attaques permanentes se produisent malgré la signature d'un accord de retrait "inconditionnel" des Etats-Unis signé en février 2020 avec les talibans. 

Dimanche, l'émissaire américain et principal négociateur de cet accord, Zalmay Khalilzad, a fait brièvement escale à Kaboul pour rencontrer les autorités. Il devait se rendre ensuite à Doha où les pourparlers inter-afghans - talibans et gouvernement - sont bloqués depuis des mois. 

Malgré leur retrait militaire du pays, confirmé par le président Joe Biden avant la date symbolique du 11 septembre, Washington a promis de maintenir son aide à l'Afghanistan. 

Khalilzad a ainsi réitiré dimanche l'annonce d'un versement annuel de 3,3 milliards de dollars en faveuir des forces de sécurité. 

Le Pentagone a fait savoir cette semaine que les opérations étaient déjà complétées pour près de moitié. Elles pourraient être achevées d'ici début juillet. 


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com