Le secrétaire d'État américain aborde des «questions importantes» avec des Américains d'origine palestinienne

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken. (AFP).
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken. (AFP).
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Publié le Lundi 07 juin 2021

Le secrétaire d'État américain aborde des «questions importantes» avec des Américains d'origine palestinienne

  • Les Américains d'origine palestinienne ayant participé à la réunion ont confié à Arab News que cette dernière avait été d'un grand sérieux
  • Des voix se sont élevées pour dénoncer «la réunion à huis clos, y voyant une tentative de contourner les leaders de la base et de diviser la communauté palestinienne américaine»

PHILADELPHIE: Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a rencontré un groupe restreint de dirigeants américains d'origine palestinienne, un événement témoignant des importantes évolutions intervenues au sein du Parti démocrate au cours des derniers mois.

Les Américains d'origine arabe, et en particulier ceux d'origine palestinienne, étaient autrefois écartés par les responsables américains qui rencontraient régulièrement des dirigeants américains d'origine juive.

Le 5 juin, Antony Blinken a souligné dans un tweet l'importance du dialogue avec les dirigeants palestino-américains au sujet de la violence qui sévit en Israël, en Cisjordanie et à Gaza.

«Nous sommes déterminés à reconstruire notre relation avec le peuple palestinien. Les Israéliens comme les Palestiniens méritent de bénéficier des mêmes chances de sécurité, de liberté, d'opportunités et de dignité», déclare-t-il sur son compte officiel sur Twitter.

Les Américains d'origine palestinienne ayant participé à la réunion ont confié en outre à Arab News que cette dernière avait été d'un grand sérieux et qu’un certain nombre de questions primordiales qui devaient faire l’objet d’un débat ont été abordées.

«Nous avons évoqué l'importance de soumettre toute aide apportée à Israël à des conditions et nous avons exprimé notre opposition catégorique à récompenser Israël par une aide militaire à hauteur de 735 millions de dollars (1 dollar = 0,82 euro)», a déclaré un participant, sous couvert d’anonymat.

Cette réunion fait suite aux promesses de l'administration du président, Joe Biden, sur la nécessité de rouvrir le consulat américain à Jérusalem-Est ainsi que la mission palestinienne auprès des États-Unis. Ces promesses ont été récemment réitérées à Ramallah, lors de la rencontre entre M. Blinken et le président, Mahmoud Abbas.

La complexité des lois et des règles législatives a entravé la réouverture rapide de la mission palestinienne auprès des États-Unis.

Aucun nom n'a été officiellement révélé et la réunion est restée confidentielle. Des sources palestiniennes aux États-Unis ont toutefois affirmé à Arab News qu'un nombre important de personnalités réputées dans les domaines politique, social et financier y ont participé.

Une source a cité les personnes suivantes parmi les participants: L'éminente nationaliste palestino-américaine, Hanna Hanania; Maysoon Zaideh, comédienne de renom et militante pour les droits des personnes atteintes d'un handicap; l'avocat George Salem; le président de l'Arab American Institute (AAI), James Zogby; l'avocate et femme d'affaires, Samar Ali; Daniel Harb, président de l'American Federation of Ramallah; Taleb Salhab, directeur d'une organisation non gouvernementale (ONG); Ghada Najjar, universitaire américaine d'origine palestinienne.

Si cette liste comprend les leaders traditionnels (dont certains nouveaux) de la cause palestinienne, elle semble avoir écarté les extrémistes et certains des chefs de file populaires qui ont déclenché des manifestations à travers les États-Unis.

Plus de 500 Américains d'origine palestinienne ont signé une déclaration s’opposant à cette réunion à huis clos, y voyant une tentative de contourner les leaders de la base et de diviser la communauté palestinienne américaine.

«Nous exhortons nos compatriotes palestiniens à se joindre à nous afin de dénoncer la réunion opportuniste que le secrétaire d'État Antony Blinken a tenue avec des “personnalités de la communauté palestinienne”. Nous rejetons toute tentative de saper le soulèvement de la population en Palestine ou de diviser les puissantes coalitions existant aux États-Unis et qui réclament qu'Israël soit tenu pour responsable de ses actes.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.