Arabie saoudite: La CDH se félicite de l'introduction de peines alternatives

le président de la CDH, Dr Awwad bin Saleh Al-Awwada a affirmé que la commission approuve fermement l'introduction de peines alternatives « car elle approfondit l'impact de la réforme (Photo, APS).
le président de la CDH, Dr Awwad bin Saleh Al-Awwada a affirmé que la commission approuve fermement l'introduction de peines alternatives « car elle approfondit l'impact de la réforme (Photo, APS).
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Publié le Vendredi 28 août 2020

Arabie saoudite: La CDH se félicite de l'introduction de peines alternatives

  • La décision du procureur général a précisé que les peines alternatives ne seront pas valides pour les personnes ayant un casier judiciaire
  • Ces nouvelles mesures contribueront à réduire le nombre de détenus, déclare le chef du HRC

JEDDAH: La Commission saoudienne des droits de l’homme (CDH) s’est félicitée de la décision prise jeudi par le procureur général d’adopter des peines alternatives, y compris le marquage électronique, pour les personnes reconnues coupables de certains crimes dans le Royaume.

« Nous nous félicitons de la publication de la décision du procureur général aujourd’hui, qui définissait les crimes majeurs nécessitant une arrestation et réduisait le nombre de crimes justifiant l’arrestation. La décision était flexible quant à la possibilité de libérer les détenus accusés d'avoir commis ces crimes. Cela contribuera à réduire le nombre de détenus », a déclaré le président de la commission, le Dr Awwad bin Saleh Al-Awwad.

Il a ajouté que la commission approuve fermement l'introduction de peines alternatives « car elle approfondit l'impact de la réforme, sur laquelle se fonde l'idée de punition, et contribue à renforcer les efforts de réintégration et de réhabilitation des condamnés, ce qui est une étape importante qui appui le développement du système judiciaire et pénitentiaire du Royaume. »

Casier judiciaire

La décision du procureur général a précisé que les peines alternatives ne seront pas valides pour les personnes ayant un casier judiciaire, les personnes condamnées à plus de 3 ans de prison, dans des affaires de droit privé, ou à celles reconnues coupables de « crimes frontaliers, crimes majeurs et crimes impliquant l’utilisation d’armes automatiques »

En 2011, le ministère de l'Intérieur a adopté un système de surveillance électronique pour les condamnés qui n'étaient pas considérés comme une menace pour la sécurité publique, et dans certains cas humanitaires, tels que permettre à un détenu de rendre visite à un parent malade ou d'assister à des funérailles. Le système fournit des données immédiates sur l'emplacement du détenu à tout moment, et chaque prisonnier peut avoir différentes réglementations à suivre: certains peuvent ne pas être autorisés à quitter leur domicile ou leur ville d'origine. D'autres peuvent être en mesure de se rendre dans des lieux spécifiques pour effectuer des tâches spécifiques, comme les chefs de famille qui doivent subvenir aux besoins des personnes à charge.

« Les peines alternatives permettront à certaines personnes de passer leur peine à faire du travail social ou d'autres services qui profitent à la société, et même de les aider à se réinsérer dans la société et à alléger la pression sur les prisons », le général de division Mohammed Al-Asmari, directeur général des prisons a dit dans une déclaration précédente.

Formation

Entre-temps, la Commission des droits de l'homme a conclu mercredi un programme de formation aux droits de l'homme pour les jeunes leaders, intitulé « Mon identité, mon humanité ».

Le programme en ligne a été organisé en coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) et s'est concentré sur les discussions de plusieurs initiatives sociales pour lesquelles les participants ont été encouragés à proposer des idées.

La première initiative, « La différence n'est pas un conflit » et cela vise à éradiquer la discrimination raciale dans la société saoudienne en promouvant le respect des différences religieuses et culturelles.

La deuxième, « Votre sécurité », favorise la sensibilisation à la cybersécurité afin de réduire les risques qu'Internet peut présenter pour les enfants.

La troisième initiative, « Vous pouvez aider l'Arabie saoudite », vise à impliquer davantage les jeunes du Royaume dans la réalisation des objectifs de développement durable basés sur la préservation des droits de l'homme, l'autonomie des femmes et la diffusion de cette culture dans tout le Royaume.

La quatrième initiative, « Notre environnement est notre responsabilité », se concentre sur les efforts visant à réduire le plastique et à garantir un environnement plus durable et plus sûr pour les générations futures.

 


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.


Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
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  • Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril
  • Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20"

ERBIL: La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones mercredi au-dessus d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.

Des journalistes de l'AFP ont dit avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l'Irak, avant d'être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d'attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril.

Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20" (17H53 et 18H20 GMT).

Il n'a pas été fait état de victimes.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques dans l'immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.

Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l'origine de la plupart de ces attaques.

Ceux-ci ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak.

L'Iran a également procédé à des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien pendant la guerre et même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 


L'Iran menace de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées 

L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
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  • "Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé"
  • Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations"

TEHERAN: L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques.

"Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé", a affirmé le commandement interarmées iranien dans un communiqué réagissant aux menaces proférées par le président américain.

Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".