L'Arabie saoudite demeure attachée au plan de paix arabe

Le ministre des Affaires étrangères du Royaume a tenu une conférence de presse à Berlin. (KSAMOFA)
Le ministre des Affaires étrangères du Royaume a tenu une conférence de presse à Berlin. (KSAMOFA)
Short Url
Publié le Jeudi 20 août 2020

L'Arabie saoudite demeure attachée au plan de paix arabe

  • Selon l’Arabie saoudite, la politique d’annexion et la construction de colonies israéliennes sont illégitimes
  • Le prince Fayçal ben Farhane a tenu ces commentaires lors d'une conférence de presse à Berlin

LONDRES: L'Arabie saoudite a déclaré mercredi qu'elle ne renoncerait pas à la paix entre les Palestiniens et Israël, conformément au plan de paix arabe. 


La déclaration émise lors d’une conférence de presse à Berlin par le ministre des Affaires étrangères du Royaume, intervient suite à la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et Israël jeudi dernier.  


Le prince Fayçal ben Farhane a également déclaré que le Royaume considérait «la politique unilatérale d’annexion et de construction de colonies Israéliennes illégitime et préjudiciable à la solution des deux États. Quand la paix est conclue entre les Palestiniens et les Israéliens, tout est possible », a-t-il ajouté.  Dans une première déclaration officielle à cet accord, le chef de la diplomatie saoudienne Fayçal ben Farhane a jugé nécessaire « de parvenir à une paix entre les Palestiniens et Israël » sur la base des accords et résolutions internationaux avant une normalisation entre Ryad et l'Etat hébreu. « Une fois que cela se réalise, tout sera possible », a dit le prince Fayçal lors d'une conférence de presse à Berlin, réitérant la position saoudienne à ce sujet.

Le ministre a ajouté : « Lorsque nous avons sponsorisé l’initiative de paix arabe en 2002, nous avions prévu qu’il y aurait éventuellement des relations entre tous les Etats arabes, y compris l’Arabie saoudite, et Israël si les conditions requises pour cela étaient remplies ». La Jordanie et l'Egypte, qui partagent des frontières avec l'Etat hébreu, ont été les deux premiers pays arabes à signer un traité de paix avec Israël. En 2002, l'Arabie saoudite avait pris l'initiative d'un plan de paix arabe qui prévoit le retour d'Israël aux frontières de 1967 et la création d'un Etat palestinien contre la reconnaissance de l'Etat hébreu par les pays arabes.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a de nouveau qualifié « d'illégale » la politique « d'annexion unilatérale » d'Israël, qui est « dommageable à la solution à deux Etats», israélien et palestinien vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Le prince Fayçal s'est voulu prudemment optimiste, en soulignant à propos de cet accord que « tout effort pour stopper la menace d'annexion serait perçu comme positif ». « En tant que leader du monde arabe, il est impensable que l’Arabie saoudite abandonne les Palestiniens et leur lutte en vue d’obtenir un Etat, aux côtés d’un Etat israélien, comme le souligne l’analyste saoudien et professeur de relations internationales Hamdan Al-Chehri à Arab News. « "Cela a toujours été la position saoudienne et celle-ci reste inchangée aujourd’hui.  Les Palestiniens nous sont, étaient et nous seront toujours très chers. Nous serons toujours à leurs côtés" ».

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Short Url
  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
Short Url
  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

Short Url
  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.