Iran: un détenu «inapte à la détention» meurt en prison

Les deux organisations ont mis en cause l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire et grand favori de l'élection présidentielle du 18 juin en Iran. (Photo, AFP)
Les deux organisations ont mis en cause l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire et grand favori de l'élection présidentielle du 18 juin en Iran. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 08 juin 2021

Iran: un détenu «inapte à la détention» meurt en prison

  • Les ONG ont également fait part de leur inquiétude quant à l'état de santé du réalisateur dissident Mohammad Nourizad, également en prison
  • M. Niknafs a été mis en prison «en dépit de nombreux problèmes de santé, physiques et mentaux»

PARIS: Un détenu iranien condamné à cinq ans de prison pour "propagande contre l'Etat" et souffrant de graves problème de santé est mort en prison, ont annoncé des ONG, accusant les autorités de négligence.

Sasan Niknafs, incarcéré depuis juillet 2020, est décédé samedi après avoir été hospitalisé, ont confirmé dans un communiqué les services pénitentiaires de Téhéran.

M. Niknafs a été mis en prison "en dépit de nombreux problèmes de santé, physiques et mentaux", notamment des antécédents de tentatives de suicide, a déploré le Centre pour les droits humains en Iran (CHRI), basé à New York. 

Il "n'était pas en état de purger sa peine en prison mais les autorités judiciaires ont refusé sa libération malgré de multiples requêtes", a déclaré pour sa part l'organisation de défense des droits de l'homme IHR basée en Norvège.

Selon IHR, le détenu souffrait de diabète, épilepsie et dépression.

Les deux organisations ont mis en cause l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire et grand favori de l'élection présidentielle du 18 juin en Iran.

"Le prisonnier recevait quotidiennement des médicaments sous la supervision du service de santé de la prison", selon le communiqué des services pénitentiaires. M. Niknafs a eu "une crise convulsive" après avoir expliqué au médecin qu'il avait pris des médicaments fourni par un autre détenu, selon le communiqué.

Ce décès intervient après celui, en février, de Behnam Mahjoubi, membre de l'organisation soufie Gonabadi, qualifié de prisonnier d'opinion par Amnesty International.

Les ONG ont également fait part de leur inquiétude quant à l'état de santé du réalisateur dissident Mohammad Nourizad, également en prison.

Ces morts en détention sont "le résultat d'une politique refusant de traiter les dissidents comme des êtres humains et du refus du chef de l'Autorité judiciaire de protéger les prisonniers", a déclaré le chef de CHRI Hadi Ghaemi.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.