Lamia Ziadé pleure son port de Beyrouth

Lamia Ziadé a publié en avril dernier, aux éditions P.O.L, un livre, intitulé Mon Port de Beyrouth. Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.
Lamia Ziadé a publié en avril dernier, aux éditions P.O.L, un livre, intitulé Mon Port de Beyrouth. Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.
Short Url
Publié le Vendredi 11 juin 2021

Lamia Ziadé pleure son port de Beyrouth

  • Je ne pleure plus tous les jours, comme durant les six mois au cours desquels j’ai écrit le livre, mais la situation au Liban est de plus en plus dramatique
  • On me dit que le livre est bouleversant car je l’ai fait à chaud

 

PARIS: Le 6 juin dernier, les portraits de Sahar Farès ont de nouveau fleuri sur les réseaux sociaux. Ses longs cheveux noirs, son sourire éclatant, éblouissante dans sa robe du soir. Ce 6 juin, la jeune femme aurait dû se marier, si elle n’avait pas péri dans l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020. Appelée avec ses collègues pompiers pour éteindre le feu, elle est morte soufflée par l’explosion, sur le quai du port. Dix mois plus tard, aucun coupable n’a été identifié ni condamné et son fiancé partage photos et dessins sur Instagram, pour se souvenir, tenter de faire revivre Sahar.

Depuis Paris où elle habite depuis qu’elle a 18 ans, Lamia Ziadé a sans doute vu ces images sur l’écran de son téléphone, comme toutes celles qui ont été partagées depuis ce funeste 4 août 2020. L’auteure et illustratrice franco-libanaise a en effet publié en avril dernier, aux éditions P.O.L, un livre, intitulé Mon Port de Beyrouth, dans lequel elle revient sur la tragédie, à la manière d’un journal intime, mêlant textes et dessins tirés de photos partagées sur les réseaux ou dans les médias, souvenirs et instants pris sur le vif.

En janvier dernier, au moment d’y mettre la touche finale, elle n’a pu s’empêcher d’y ajouter un dernier dessin, celui de Sahar Farès, célébrant son dernier anniversaire, à la caserne de pompiers de la Quarantaine: «J’ai terminé ce livre il y a quelques jours. Mais ce matin, une courte vidéo m’a arraché des larmes. Impossible de ne pas ajouter un dernier dessin», écrit-elle sur la dernière page du livre.

Toujours depuis Paris, elle répond aux questions d’Arab News en français.

Lamia Ziadé a publié en avril dernier, aux éditions P.O.L, un livre, intitulé Mon Port de Beyrouth. Photo fournie

Vous commencez Mon Port de Beyrouth, en disant que depuis l’explosion du port de Beyrouth, vous ne vivez plus, vous ne dormez plus, vous sanglotez toutes les heures. Comment allez-vous aujourd’hui, dix mois après l’explosion?

Je ne pleure plus tous les jours, comme durant les six mois au cours desquels j’ai écrit le livre, mais la situation au Liban est de plus en plus dramatique, avec la crise économique, les impasses politiques... Les reconstructions après l’explosion du port de Beyrouth avancent. De ça, on s’en sortira, mais la crise économique et la situation politique sont vraiment très dures. Les gens ont faim, ils se font tirer dessus, et mettre en prison quand ils manifestent. C’est terrible. Je suis toujours les événements tous les matins.

lamia
«Je ne pleure plus tous les jours, comme durant les six mois au cours desquels j’ai écrit le livre, mais la situation au Liban est de plus en plus dramatique, avec la crise économique, les impasses politiques.»

 

 

Vous expliquez dans le livre que vous suiviez ce qui se passait au Liban via WhatsApp et Instagram, en notant que chaque Libanais était une agence de presse à lui tout seul. Vous continuez à suivre ce qui se passe sur les réseaux sociaux?

Au moment de l’explosion et juste après, c’était vraiment les choses instantanées qui étaient partagées, sur les victimes, les informations sur le stockage du nitrate d’ammonium. Il y a maintenant des articles de fond, des analyses. Je suis toujours très concernée par la situation et pas très optimiste.

 

lamia
«Au moment de l’explosion et juste après, c’était vraiment les choses instantanées qui étaient partagées.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

 

Avez-vous malgré tout un peu d’espoir?

Bien sûr, car si on n’a pas d’espoir, on arrête de vivre, de regarder ce qui se passe. Il y a des gens qui ne veulent plus entendre parler de ce qui se passe. Il y a toujours la possibilité de faire quelque chose.

En même temps, un des derniers dessins de mon livre montre la lumière du soleil couchant sur la façade Ouest des silos, comme un symbole de la fin d’une époque. Il faudrait un miracle.

 

Vous sentez-vous impuissante depuis la France?

Sans doute, mais même en étant là-bas, je crois que les marges de manœuvre sont très limitées, sauf pour faire des choses concrètes, sur le terrain, dans l’humanitaire. Les ONG libanaises sont incroyables, elles assurent.

 

Après l’explosion, les gens sur place disaient qu’il fallait continuer à parler de Beyrouth, surtout sur la scène internationale. C’était important pour vous de témoigner, à travers votre livre notamment?

Oui. De toute façon, même pour les livres précédents, mon travail est de témoigner de l’Histoire du Liban, que j’ai vécue ou pas, d’ailleurs, pour garder une trace, faire connaître des histoires qui sont mal connues, fouiller un peu dans les archives. Dès mon premier livre, Bye Bye Babylone, ma démarche était de refaire vivre le début de la guerre du Liban, que j’ai vécue, enfant. C’était un témoignage de la vie quotidienne, mes souvenirs de petite fille, mais pas seulement, il y avait aussi un aspect plus politique, j’avais fait des recherches pour parler des événements qui avaient eu lieu. Depuis toujours, ma démarche consiste à témoigner, garder une trace, raconter, mais là, c’était la première fois que je le faisais en direct, à chaud, sur un événement en train de se produire. C’était assez dur de faire ça, car je n’avais pas de recul.

 

lamia
«Depuis toujours, ma démarche consiste à témoigner, garder une trace, raconter.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

 

De ce fait, comment avez-vous travaillé sur ce livre? Avez-vous travaillé au jour le jour, comme un journal intime?

J’ai commencé à récolter les informations et les photos que j’allais dessiner, car tous mes dessins sont réalisés d’après photos. En même temps, j’ai commencé à écrire et je continuais à faire des recherches sur des informations plus anciennes, dans les archives de L’Orient-Le Jour notamment, car il y a beaucoup de retours dans le passé dans le livre, ou des recherches plus familiales parce que c’est un livre assez personnel. J’ai mené les trois choses de front, dessins, écriture et recherches, jusqu’à la dernière minute.

lamia
«J’ai mené les trois choses de front, dessins, écriture et recherches, jusqu’à la dernière minute.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

Le dernier jour, alors que je venais de terminer le livre, j’ai vu cette photo de Sahar Farès, la jeune infirmière de la brigade de pompiers, une photo postée sur Instagram le jour de son anniversaire. Je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas mettre cette photo, que j’allais prendre un jour de plus pour faire ce dessin. Même une fois le livre fini, il y avait encore des choses qui arrivaient, mais je ne pouvais plus continuer.

 

Sahar Farès revient régulièrement dans votre livre. Est-elle la personne qui vous a le plus marquée dans cette tragédie?

En effet. D’abord, c’est le premier visage de victime qui est apparu sur les réseaux. Elle était tellement belle, pleine de vie, elle avait l’air sympa, elle était bénévole chez les pompiers. C’est un personnage de film, une vraie héroïne de roman. Pendant les six mois durant lesquels j’ai travaillé sur le livre, des photos d’elle continuaient à arriver, des photos de son anniversaire, au ski, de ses fiançailles, de Noël. J’avais l’impression de la connaître. Ce n’était pas le cas pour les autres victimes, dont il n’y a pour la plupart qu’une photo; et leur histoire n’est pas aussi incroyable. C’est quand même elle qui a filmé la dernière vidéo de ce qui se passait juste avant l’explosion au port, la photo des trois hommes en train d’essayer d’ouvrir la porte du hangar. Elle est vraiment au cœur du drame. Je ne vois pas quel autre personnage aurait pu être aussi fort. Cette photo dans le camion de pompier, avec le rouge autour, c’est vraiment très fort.

 

Sahar fares
«Cette photo dans le camion de pompier, avec le rouge autour, c’est vraiment très fort.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

 

Ce livre est né d’une commande de M, le magazine du Monde, puis de votre éditeur. Au début vous ne vous sentiez pas capable d’écrire sur le sujet...

Exactement. Je n’avais pas du tout cette intention d’écrire. Je ne pensais pas que je pourrais faire quelque chose à chaud comme ça. J’étais tellement abattue. Puis, je me suis demandé ce que je pouvais faire d’autre, à part ça. Je me suis dit qu’au moins, je ferai quelque chose de concret, pas forcément utile, mais un témoignage qui reste, et un hommage aussi à toutes les victimes et à Beyrouth.

 

lamia
«Je me suis dit qu’au moins, je ferai quelque chose de concret, pas forcément utile, mais un témoignage qui reste, et un hommage aussi à toutes les victimes et à Beyrouth.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

 

Concrètement, à quel moment avez-vous pris votre stylo? Votre pinceau?

Le 5 août, Le Monde m’a contactée. Au début, j’ai dit non. Je n’étais pas capable, je n’étais pas bien du tout. Et puis le lendemain, le 6, je me suis dit que 15 pages dans Le Monde, pour parler de Beyrouth, ça ne se refusait pas. J’ai commencé à dessiner. Un mois après, l’article a été publié. Mon éditeur m’a dit qu’il fallait que je pense la chose plus loin, que ça ne pouvait pas rester un article. Alors, j’ai travaillé cinq mois de plus pour en faire un livre.

 

lamia
«15 pages dans Le Monde, pour parler de Beyrouth, ça ne se refusait pas.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

 

Du coup, on sent vraiment le côté carnet intime dans le livre...

On me dit que le livre est bouleversant car je l’ai fait à chaud. Si je l’avais fait dans cinq ans, il aurait été certainement beaucoup plus froid. Le fait que je le fasse alors que j’étais moi-même complètement bouleversée, se ressent dans l’écriture. Ce n’était pas évident. Le début, je l’ai commencé tout de suite, en racontant concrètement comment j’avais reçu ces messages sur WhatsApp et comprenant qu’il s’était passé quelque chose. Et puis j’ai vu la vidéo de l’explosion et j’ai raconté ça de manière très simple; le reste en a découlé, et j’ai beaucoup réécrit.

 

explosion
«Et puis j’ai vu la vidéo de l’explosion et j’ai raconté ça de manière très simple; le reste en a découlé, et j’ai beaucoup réécrit.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

 

Tous les Libanais ont été plus ou moins traumatisés par cet événement. Écrire vous a-t-il aidée à surmonter ce traumatisme?

Ça m’a aidée de faire quelque chose de concret, certainement. Inversement, j’étais aussi tout le temps plongée uniquement dans ça. Je travaillais non-stop, 24 h/24, 7 j/7. Je n’avais aucune distraction, je n’ai regardé aucun film, je n’ai lu aucun livre, rien qui pouvait un peu me changer les idées. Je n’ai pas pu m’en échapper.

 

lamia
«Je n’avais aucune distraction, je n’ai regardé aucun film, je n’ai lu aucun livre, rien qui pouvait un peu me changer les idées.» Illustration tirée de Mon Port de Beyrouth.

 

Continuez-vous à suivre les événements?

Dans mon travail, je suis vraiment passée à autre chose, mais dans la vie, je suis ce qui se passe, bien sûr.

 

 

Mon Port de Beyrouth : C’est une malédiction, ton pauvre pays!

De Lamia Ziadé

Aux éditions P.O.L


George Clooney ouvre les métiers du cinéma aux lycéens défavorisés

«Notre but est de mieux refléter la diversité de notre pays. Cela implique de commencer tôt». (Photo, AFP)
«Notre but est de mieux refléter la diversité de notre pays. Cela implique de commencer tôt». (Photo, AFP)
Short Url
  • Cette initiative suit de peu l'annonce d'un projet similaire par les producteurs de musique Dr Dre et Jimmy Iovine
  • Ce programme, qui sera parrainé par Clooney lui-même, Eva Longoria ainsi que Don Cheadle, débutera à la rentrée 2022

LOS ANGELES: George Clooney et d'autres stars d'Hollywood ont annoncé lundi le lancement d'un programme éducatif destiné à préparer des lycéens de Los Angeles, défavorisés ou issus de minorités, à intégrer les métiers du cinéma.

Ce programme, qui sera parrainé par Clooney lui-même, Eva Longoria ("Desperate Housewives") ainsi que Don Cheadle (le super-héros War Machine de la saga Marvel), débutera à la rentrée 2022 et s'adressera initialement à des adolescents de 14 à 16 ans, scolarisés dans un lycée du centre-ville de Los Angeles. Il a vocation à être étendu à d'autres établissements scolaires publics de la ville.

"Notre but est de mieux refléter la diversité de notre pays. Cela implique de commencer tôt", lance George Clooney dans un communiqué annonçant la création d'un établissement qui portera ce projet, l'école Roybal de production de cinéma et de télévision.

"Cela signifie la création de programmes au lycée pour enseigner aux jeunes gens les techniques de caméra, de montage, d'effets visuels, de son, et toutes les opportunités de carrière que cette industrie peut offrir", explique l'acteur.

Cette initiative suit de peu l'annonce d'un projet similaire par les producteurs de musique Dr Dre et Jimmy Iovine, en partenariat avec d'autres établissements de la mégapole californienne.

Le district scolaire de Los Angeles, deuxième plus important du pays, compte quelque 650 000 élèves, majoritairement issus de foyers à revenus modestes et souvent de familles afro-américaines ou hispaniques.

Le manque de diversité à Hollywood, tant devant que derrière la caméra, a été souvent critiqué ces dernières années, notamment via la campagne #OscarsSoWhite lancée en 2015 pour dénoncer la prédominance des artistes blancs dans la sélection des Oscars.

Signe d'une amélioration, une étude publiée au printemps relevait que les acteurs issus des minorités ethniques ou culturelles étaient pour la première fois représentés à un niveau comparable avec leur proportion au sein de la population américaine.

Les auteurs soulignaient toutefois que les films dirigés par des femmes ou des membres d'une minorité disposaient de budgets bien inférieurs aux autres, et que les artistes latino-américains restaient nettement sous-représentés à l'écran.

Le programme promu par George Clooney proposera aussi des "stages qui aboutiront à des carrières rémunératrices", insiste l'acteur, qui fera partie du conseil d'administration comme les autres stars participant au projet.

Ce dernier "associera des enseignants avec des auteurs réputés, ainsi que des professionnels et experts de l'industrie" pour favoriser le recrutement direct de talents reflétant la diversité dans le cinéma et la télévision, a déclaré de son côté le responsable du district scolaire de Los Angeles, Austin Beutner.


Fête de la musique: sans couvre-feu, parfois sous la pluie, pour «voir du monde»

La France célèbre la musique sous toutes ses formes avec une fête de rue géante le 21 juin. (Photo, AFP)
La France célèbre la musique sous toutes ses formes avec une fête de rue géante le 21 juin. (Photo, AFP)
Short Url
  • À l'Élysée, le président Emmanuel Macron a décoré deux noms de la musique électro, Jean-Michel Jarre et Marc Cerrone
  • Les villes de Rennes, Nantes et Tours ont annoncé l'annulation des concerts et autres attractions du programme

PARIS: Après des mois de restrictions liées à la Covid, la Fête de la musique et son cortège de mini-concerts étaient très attendus lundi. Même si les orages ont gâché une partie des festivités, les amateurs se sont pressés dans les rues pour "voir du monde".

Les villes de Rennes, Nantes et Tours ont annoncé l'annulation des concerts et autres attractions du programme.

Strasbourg avait indiqué dès vendredi qu'il n'y aurait pas de concert organisé, non pas à cause de la météo cette fois mais parce que les nouvelles consignes sanitaires avaient été révélées trop tardivement, selon elle.

Dans le Loiret, à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, ce fut le déluge. "Les gens ont essayé de rester, ils n'avaient pas envie de partir, les musiciens avaient envie de jouer. Mais la pluie a tout gâché", a regretté Sylvain Damon, le président de l'association organisatrice du concert, FestHilaire. 

À Brest, pas de pluie battante mais le crachin, qui n'effraie pas les passants. Ils entourent une calèche transportant des musiciens. "Voir des gens, leurs sourires, ça fait du bien", s'exclame Laure, 40 ans, venue avec ses deux enfants de neuf ans, Kyllian et Lucille. 

Les Toulousains occupaient les terrasses. "Ah, ça fait trop de bien de jouer!", lance Mathieu, guitariste du groupe Zoran. "On continue avec un truc plus taré, de la musique kitch et du gros bordel!".

Dans le quartier étudiant, quelque 250 jeunes dansent devant un DJ et son mur d'enceintes. "Non, j'ai pas peur qu'on se contamine, c'est trop bien!", déclare une jeune femme. "On va pas rester enfermés toute notre vie", ajoute sa copine. Jusqu'à ce qu'un véhicule de police approche et que la foule se disperse, en quelques secondes.

Car s'il n'y a plus de couvre-feu depuis dimanche, le port du masque reste recommandé à l'extérieur lors des concerts. Et les attroupements de plus de dix personnes sur la voie publique demeurent interdits.

À Paris, des centaines de jeunes se sont retrouvés en début de soirée dans le Jardin des Tuileries, près du Louvre, avant d'en être délogés sans heurts par les forces de l'ordre, a-t-on appris de source policière.

La petite foule s'est alors dispersée dans les rues de la capitale, rejoignant notamment les quais de Seine, dans un jeu du chat et de la souris avec la police, sans incident notable en milieu de soirée.

«Voir du monde»

Les mini-concerts dans les bars et les restaurants étaient eux autorisés pour cette 40e édition de la Fête de la musique, a indiqué la ministre de la Culture Roselyne Bachelot.

À l'Élysée, le président Emmanuel Macron a décoré deux noms de la musique électro, Jean-Michel Jarre et Marc Cerrone, avant leur concert dans la cour du palais.

Le premier, auteur notamment d'Oxygène et d'Équinoxe, a "dédié" cette décoration "à toute la famille de la musique électronique, les DJ, les techniciens... qui ont tellement souffert de la pandémie depuis un an".

Toujours à Paris, Fulvio Roncati, ingenieur de 34 ans, a rejoint son amie Francesca Dupont, archiviste, à la sortie du travail. "Ca semble plus calme que d’habitude mais ça fait du bien. Même s’il n’y a pas beaucoup de groupes, c’est surtout pour l’ambiance, sortir, voir du monde", indique la jeune femme.

Deux antennes de Radio France, FIP et France Inter, organisaient chacune un concert dans la capitale: huit artistes, dont Pete Doherty, le groupe L'Impératrice ou les Belges de Balthazar, aux arènes de Lutèce lors de la soirée de FIP; Feu! Chatterton, Clara Luciani et les Anglais de London Grammar, à L'Olympia, un concert retransmis sur France Inter.

Le stade de Roland-Garros a été transformé en gigantesque scène de concert où une quarantaine d'artistes (Vianney, Patrick Bruel, Kendji Girac, Benjamin Biolay etc.) se produisent devant 4 000 spectateurs, assis et masqués, testés à l'entrée ou munis d'un certificat vaccinal, sur le court central.

L'émission, présentée par le duo Garou-Laury Thilleman, est diffusée sur France Télévisions. 


Le Premier ministre israélien sortant, Benjamin Netanyahou, possède son premier smartphone

L’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou possède maintenant son premier smartphone en 12 ans, ont rapporté lundi les médias israéliens (Shutterstock)
L’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou possède maintenant son premier smartphone en 12 ans, ont rapporté lundi les médias israéliens (Shutterstock)
Short Url
  • Netanyahou était probablement l'une des rares personnes à ne pas posséder de smartphone.
  • Le nouveau numéro de téléphone de l'ancien Premier ministre restera inconnu d’un grand nombre de personnes.

BEYROUTH: L'ancien Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, possède désormais un smartphone pour la première fois en douze ans, ont rapporté lundi les médias israéliens. 

Alors que Netanyahou a été déchu de son poste de Premier ministre début juin, Israel Today a déclaré qu’il était probablement l’une des rares personnes à ne pas posséder de smartphone dans le pays, soulignant qu’«aujourd’hui, il était fier du smartphone qu’il possède». 

Le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, et le Premier ministre, Naftali Bennett, ont réussi à former ensemble un gouvernement à la suite des quatrièmes élections consécutives israéliennes en deux ans. 

Netanyahou, qui a occupé pendant douze ans la fonction de Premier ministre jusqu'à ce que le gouvernement de Bennett prête serment la semaine dernière, n'a pas encore quitté la résidence du Premier ministre à Jérusalem. 

Le nouveau numéro de téléphone de l'ancien Premier ministre restera inconnu du plus grand nombre, à l'exception de quelques privilégiés, a indiqué le journal. 

Évoquant en 2014 la question de posséder un smartphone, Netanyahou se serait exclamé à l’adresse de son entourage, avant un tournage et une interview avec une chaîne de télévision américaine: «Je ne comprends pas ce nouveau monde où chacun veut prendre des photos! Quand prenez-vous le temps de vivre?» 

Des journalistes ont également rapporté qu’il a dit: «Tout le monde prend des photos, c'est tout ce qu'ils font! Ne prenez pas de photos, vivez votre vie! J'ai vécu la mienne sans prendre de photos. Je suis la seule personne qui n'a pas d'appareils électroniques. Je suis un homme libre et vous êtes tous esclaves de vos appareils.» 

Selon le journal, un ami de Netanyahou a affirmé que la dernière fois qu'il avait possédé un téléphone personnel, c'était en 2009. 

Bien qu'il n'ait pas utilisé de smartphone depuis plus d'une décennie, il reste l'une des personnes les plus suivies sur les réseaux sociaux, avec plus de 2 millions de followers sur Twitter, et plus de 2,6 millions de followers sur Facebook. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com