Netflix élargit son fonds d’aide pour soutenir la communauté télévisuelle et cinématographique arabe

Netflix a annoncé la création d’un nouveau fonds d’aide en collaboration avec le Fonds arabe pour les arts et la culture (Afac).
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Le logo de l'AFAC.
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Publié le Mercredi 09 juin 2021

Netflix élargit son fonds d’aide pour soutenir la communauté télévisuelle et cinématographique arabe

  • Le fonds, évalué à 500 000 dollars, apportera un soutien financier aux équipes, aux artisans et aux indépendants de l’industrie télévisuelle et cinématographique du monde arabe
  • Ce fonds s’inscrit dans le prolongement d’un fonds d’aide d’urgence lancé par Netflix l’année dernière pour soutenir l’industrie cinématographique et télévisuelle libanaise

DUBAÏ: Netflix a annoncé la création d’un nouveau fonds, en collaboration avec le Fonds arabe pour les arts et la culture (Afac), afin de soutenir les personnes les plus touchées par la pandémie dans la communauté cinématographique et télévisuelle du monde arabe.

Le fonds, évalué à 500 000 dollars (environ 410 000 euros), apportera un soutien financier sous la forme de subventions individuelles (2 000 dollars par subvention) aux équipes, aux artisans, et aux indépendants de l’industrie télévisuelle et/ou cinématographique du monde arabe qui ont été confrontés à des difficultés économiques en raison de la pandémie. Depuis l’émergence de la Covid-19, les productions se sont en effet arrêtées, et les opportunités se sont réduites.

Désormais, les membres de la communauté cinématographique de la région pourront solliciter des financements auprès de ce nouveau fonds. Pour ce faire, ils doivent remplir un formulaire en ligne, et fournir des documents justificatifs, y compris une liste de leurs projets les plus récents, des références, un aperçu de toute autre aide d’urgence dont ils ont pu bénéficier l’année dernière, et une brève description des difficultés rencontrées, telles que des projets annulés ou retardés.

Ce fonds s’inscrit dans le prolongement du fonds d’urgence que Netflix a lancé l’année dernière pour soutenir l’industrie cinématographique et télévisuelle libanaise, à la suite de l’explosion meurtrière de Beyrouth le 4 août 2020.

«Nous avons élargi le fonds d’urgence afin de soutenir davantage de personnes issues de la communauté créative arabe. L’établissement de partenariats fructueux nous permet de créer des emplois, de construire des réseaux de talents, et de soutenir le secteur. Nous sommes très reconnaissants de travailler avec l’Afac, et nous espérons que le fonds d’aide soutiendra la communauté créative pendant cette période difficile», a déclaré un porte-parole de Netflix.

Ceux qui pourront bénéficier de cette prestation unique sont les employés: les assistants, les coordinateurs, les techniciens et les opérateurs de différents départements de production, notamment celui du tournage, du son, de l’art, du maquillage, de la conception des costumes, des lieux de tournage et le transport. Beaucoup de ces employés sont payés à l’heure, et travaillent sur des projets ponctuels.

«Nous sommes heureux de maintenir l’équilibre entre notre fonds d’urgence et notre offre de subventions générales à plus long terme», affirme Rima Mismar, directrice exécutive de l’Afac.

«Ce partenariat avec Netflix nous a permis de réagir plus rapidement aux situations d’urgence, et de tendre la main à des personnes qui ne font normalement pas partie des bénéficiaires directs de nos subventions. Nous espérons que ce fonds contribuera à alléger certaines des pressions subies par les professionnels du cinéma et de la télévision dans la région», poursuit-elle.

Un comité d’évaluation composé de cinq membres indépendants de l’industrie évaluera les candidats et choisira les bénéficiaires.

Le fonds est ouvert à toutes les nationalités arabes dans toute la région: l’Algérie, Bahreïn, les Comores, Djibouti, l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, la Libye, la Mauritanie, le Maroc, Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, les Émirats arabes unis et le Yémen.

Cependant, les professionnels libanais et arabes de la télévision et du cinéma qui sont basés au Liban ne peuvent pas bénéficier de ce fonds. En décembre 2020, l’Afac et Netflix avaient annoncé l’octroi de 246 subventions à la communauté du cinéma et de la télévision du Liban à la suite du partenariat précédent.

Le nouveau fonds d’aide fait partie d’un fonds de 150 millions de dollars (environ 123 millions d’euros) de Netflix destiné à soutenir les communautés créatives du monde entier frappées par la pandémie.

Les directives détaillées et les critères d’éligibilité pour les candidats potentiels seront disponibles sur le site Web de l’Afac jusqu’au 8 juillet.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com