Un nouvel espace Campus France à Casablanca

Espace Campus France à l'Institut français de Casablanca.( Photo fournie)
Espace Campus France à l'Institut français de Casablanca.( Photo fournie)
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Publié le Samedi 12 juin 2021

Un nouvel espace Campus France à Casablanca

  • Cet espace permettra «à l’Institut français de Casablanca de répondre à la demande croissante du public casablancais de se former en français», selon le communiqué
  • Le communiqué précise également que «les étudiants marocains (43 000) représentent la première communauté d’étudiants étrangers en France»

CASABLANCA : L’Institut français de Casablanca se dote d’un nouvel espace Campus France. Ce dernier permettra d’accueillir des étudiants souhaitant poursuivre leur enseignement en France. Selon un communiqué de l’ambassade de France au Maroc, cet espace donnera l’occasion aux futurs candidats «de se préparer de manière optimale et de renforcer leurs chances d’intégrer un établissement d’enseignement supérieur français». Le nouveau bâtiment contient une salle de conférence, 15 box d’entretiens individuels, des salles de cours numériques… ainsi qu’un espace extérieur de 1500 m2 permettant d’accueillir des événements culturels. Cet espace permettra ainsi «à l’Institut français de Casablanca de répondre à la demande croissante du public casablancais de se former en français, dans un espace adapté aux nouvelles pratiques pédagogiques, et d’accompagner la transition numérique éducative au Maroc», ajoute le communiqué.

Les étudiants marocains, première communauté d’étudiants étrangers en France

Selon l’ambassade de France au Maroc, «les étudiants marocains (43 000) représentent la première communauté d’étudiants étrangers en France» et «en dix ans, le nombre de candidatures a doublé en passant de 12 000 en 2011 à 24 000 en 2021, dont 8000 émanant de Casablanca et de sa région.»

L’ambassadrice de France au Maroc aavec Youssef Belqasmi, représentant Saaïd Amzazi, ministre marocain de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. (Photo fournie)
L'ambassadrice de France au Maroc, Mme Hélène Le Gal, en compagnie de M. Youssef Belqsmi. (Photo fournie)

L’ambassadrice de France au Maroc a inauguré ce nouvel espace en présence du Secrétaire général, Youssef Belqasmi, représentant Saaïd Amzazi, ministre marocain de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

 


Le journaliste iranien poignardé Pouria Zeraati mieux, mais pas complètement rétabli

Le journaliste iranien Pouria Zeraati a été poignardé par trois hommes et hospitalisé pour des blessures à la jambe. (X: @pouriazeraati)
Le journaliste iranien Pouria Zeraati a été poignardé par trois hommes et hospitalisé pour des blessures à la jambe. (X: @pouriazeraati)
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  • Le présentateur d’Iran International a évoqué, au micro de l’émission Today de BBC Radio 4, l’attaque et ses répercussions sur sa vie
  • «Je me sens beaucoup mieux physiquement, mais comme vous le savez, la récupération mentale prend du temps»

LONDRES: Le journaliste iranien, Pouria Zeraati, qui a été poignardé, a déclaré, mardi, qu’il se sentait «beaucoup mieux», mais qu’il était encore loin d’être complètement rétabli.

Le présentateur d’Iran International a évoqué, au micro de l’émission Today de BBC Radio 4, l’attaque et ses répercussions sur sa vie.

«Je me sens beaucoup mieux physiquement, mais comme vous le savez, la récupération mentale prend du temps», déclare M. Zeraati, ajoutant que «la vie continue».

Le journaliste a été agressé à la fin du mois dernier devant son domicile, dans le sud de Londres. Il a été poignardé par trois hommes et hospitalisé pour des blessures à la jambe.

Se remémorant l’agression, Pouria Zeraati indique à BBC Radio 4 qu’il se dirigeait vers sa voiture pour se rendre au studio lorsqu’un homme à l’air «suspect» s’est approché de lui et lui a demandé de la monnaie.

«Il a fait semblant de demander de la monnaie. Je me suis excusé en lui disant que je n’en avais pas. Je m’apprêtais à ouvrir la porte, lorsque le deuxième homme s’est approché», précise-t-il.

«Ils m’ont attrapé par devant et ils ont serré très fort. Je ne pouvais plus bouger les mains», avant qu’un des agresseurs ne le poignarde à la jambe.

Les deux hommes se sont immédiatement enfuis dans une voiture qui les attendait pour les conduire à l’aéroport Heathrow.

«Je me suis rendu compte que mes affaires n’avaient pas été volées; ni mes téléphones portables, ni ma montre, ni mes AirPods et ni mon portefeuille contenant de l’argent liquide. C’est à ce moment que j’ai compris que cet incident était en lien avec mon travail. Ce n’était pas un vol», déclare-t-il à Today.

Il est transporté à l’hôpital peu de temps après, puis autorisé à quitter l’hôpital. Il réside actuellement dans un endroit sûr sous surveillance policière.

La police métropolitaine a déclaré que les suspects avaient quitté le Royaume-Uni, mais qu’elle enquêtait toujours sur les raisons de l’attaque.

Le personnel d’Iran International a déjà été la cible de menaces liées au régime iranien et la chaîne dissidente a été répertoriée comme organisation terroriste en Iran pour sa couverture du soulèvement iranien de 2022.

Le chargé d’affaires iranien au Royaume-Uni, qui est à la tête de sa mission diplomatique, a nié tout lien entre le régime iranien et l’attaque menée contre M. Zeraati.

Le journaliste a repris le travail au début du mois, un moyen de «retourner le message».

«Je suis toujours là, la vie continue et le public regarde toujours l’émission», conclut Pouria Zeraati.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite souligne ses efforts en matière d’environnement et de durabilité à la conférence "Our Ocean"

Les autorités saoudiennes ont présenté leurs programmes et plans pour des initiatives de protection de l’environnement et de durabilité mardi, lors de la première journée de la 9e Conférence Our Ocean à Athènes. (SPA)
Les autorités saoudiennes ont présenté leurs programmes et plans pour des initiatives de protection de l’environnement et de durabilité mardi, lors de la première journée de la 9e Conférence Our Ocean à Athènes. (SPA)
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  • La délégation saoudienne à l’événement de deux jours est dirigée par le PDG du Centre national pour la faune, Mohammed Qurban
  • Au cours de 8 événements précédents depuis le lancement de la conférence en 2014, les participants ont annoncé 2160 engagements d’une valeur de 130 milliards de dollars

RIYAD : Les autorités saoudiennes ont présenté leurs programmes et plans pour des initiatives de protection de l’environnement et de durabilité mardi, lors de la première journée de la 9e Conférence Our Ocean à Athènes.

Les délégués à l’événement de cette année, dont le thème est « Notre océan : un océan de potentiel », comprennent des représentants de gouvernements et d’entreprises, ainsi que des activistes et des experts sur les environnements marins, a rapporté l’agence de presse saoudienne.

Ils discutent de sujets tels que les aires marines protégées, les économies bleues durables, la sécurité maritime, la relation entre les océans et le changement climatique, la pêche durable et les moyens de lutter contre la pollution marine. D’autres questions seront abordées lors de la conférence, notamment le tourisme durable dans les zones côtières et sur les îles, les moyens de réduire la pollution par le plastique et les microplastiques dans les environnements marins, le transport maritime vert et la transition verte en Méditerranée.

La délégation saoudienne à l’événement de deux jours est dirigée par le PDG du Centre national pour la faune, Mohammed Qurban. Les initiatives du Royaume mises en évidence lors de la conférence tournent autour des moyens de protéger les océans et les autres ressources en eau, et de l’utilisation durable des ressources marines.

« Notre participation aux travaux de cette conférence mondiale reflète la volonté du Royaume de soutenir les efforts et les efforts visant à atteindre les objectifs de développement durable, à protéger les mers, les océans et les ressources en eau, et l’utilisation durable des ressources marines d’une manière qui reflète les tendances du Royaume et (sa) Vision 2030 (plan de développement) pour soutenir les efforts de protection de l’environnement », a déclaré Qurban.

Il a souligné plusieurs projets nationaux clés en cours, dont l’Initiative verte saoudienne, qui vise à étendre les aires protégées du Royaume à 30 pour cent de son territoire terrestre et maritime total, et à planter 100 millions de palétuviers d’ici 2030.

« Le Royaume reste déterminé dans sa mission de sauvegarde de la nature et de ses précieux trésors écologiques, avec un accent particulier sur la région de la mer Rouge », a déclaré Qurban. « Nous sommes prêts à déployer toutes les ressources et tous les efforts nécessaires vers des efforts de conservation durables. »

La participation à des forums tels que la Conférence Our Ocean encourage le partage inestimable des connaissances, une pollinisation croisée des idées et des collaborations dans la création de moyens innovants pour relever les défis environnementaux et promouvoir des pratiques durables, a-t-il ajouté.

Au cours des huit événements précédents depuis le lancement de la conférence en 2014 par les États-Unis pour combler une lacune dans la gouvernance mondiale des océans à l’époque, les participants ont annoncé 2160 engagements d’une valeur de 130 milliards de dollars, ont déclaré les organisateurs.

Parmi les autres points à l’ordre du jour cette année, mentionnons les façons dont les océans répondront aux besoins des générations futures, les façons d’encourager les gouvernements, les entreprises et d’autres organisations à adopter des engagements à long terme qui ont des effets positifs sur les océans, et les efforts déployés pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies relatifs aux océans, aux mers et aux ressources marines.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les crimes commis par des Syriens au Liban relancent le débat sur les rapatriements

Des réfugiés syriens rentrent dans leur pays d’origine depuis la ville frontalière libanaise d’Arsal, le 26 octobre 2022. (Photo AP)
Des réfugiés syriens rentrent dans leur pays d’origine depuis la ville frontalière libanaise d’Arsal, le 26 octobre 2022. (Photo AP)
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  • La Sûreté générale libanaise a organisé des voyages de rapatriement volontaire pour les réfugiés syriens, mais seuls quelques milliers d’entre eux sont repartis
  • En effet, c’est au régime syrien de valider le rapatriement selon les listes de noms fournies par la Sûreté générale libanaise aux autorités syriennes compétentes

BEYROUTH: Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a réitéré, mardi, «le droit des réfugiés syriens au Liban de retourner librement dans leur pays d’origine quand ils le souhaitent».

Cette décision intervient alors que la campagne contre la présence continue des réfugiés au Liban s’intensifie sur fond de crimes commis par les Syriens ces dernières semaines.

Le dernier incident en date est l’assassinat d’un cadre du parti des Forces libanaises, Pascal Sleiman, la semaine dernière. Sa voiture a été volée et son corps a été transporté à la frontière libano-syrienne.

Quelques jours plus tôt, un couple avait été victime d’un autre crime commis dans le quartier d’Achrafieh à Beyrouth par leur employée de maison syrienne et d’autres Syriens dans le cadre d’un vol. Le mari est décédé à la suite de l’incident et sa femme a été grièvement blessée.

Mardi matin, le Libanais Yasser al-Kokash a été tué dans la ville d’Al-Azzounieh, à Aley, aux mains de citoyens syriens. Après l’avoir ligoté, ils ont volé le contenu de son appartement.

Les réfugiés syriens ont commencé à s’installer au Liban en 2011. Leur nombre enregistré auprès du HCR est officiellement tombé à moins d’un million de personnes après le retour de plusieurs d’entre eux dans leur pays. Cependant, après que le HCR a cessé d’enregistrer les réfugiés syriens en 2015, le taux de passages illégaux de la Syrie vers le Liban a augmenté.

Le Liban estime que le nombre de réfugiés syriens sur son territoire dépasse deux millions de personnes.

Le ministre sortant de l’Intérieur, Bassam Maoulaoui, estime que le pourcentage de détenus et de condamnés syriens dans les prisons libanaises représente environ 35% de l’ensemble de la population carcérale.

La Sûreté générale libanaise a organisé des voyages de rapatriement volontaire pour les réfugiés syriens, mais seuls quelques milliers d’entre eux sont repartis. En effet, c’est au régime syrien de valider le rapatriement selon les listes de noms fournies par la Sûreté générale libanaise aux autorités syriennes compétentes.

Dans un communiqué, la porte-parole du HCR, Dalal Harb, déclare: «Nous soutenons et respectons le droit humanitaire des réfugiés à retourner librement et volontairement dans leur pays d’origine, lorsqu’ils le souhaitent, conformément aux principes internationaux et à la politique de non-refoulement.»

Elle souligne que «la plupart des réfugiés syriens expriment leur désir de retourner en Syrie, mais leur décision repose sur plusieurs facteurs, notamment la sécurité, le logement, l’accès aux services de base et la garantie de moyens de subsistance».

Elle ajoute que le HCR «continuera à coopérer avec la Direction générale de la Sûreté générale, qui facilite le rapatriement des réfugiés souhaitant retourner en Syrie en enregistrant leurs noms».

À la veille de la Conférence de Bruxelles sur les réfugiés le 30 avril, le Liban a exhorté les donateurs à obtenir une aide pour couvrir le coût de la présence syrienne dans le pays.

Le ministre de l’Information, Ziad Makary, a déclaré mardi: «L’infiltration illégale de réfugiés syriens par la mer depuis le Liban jusqu’à Chypre a provoqué une crise diplomatique.»

«Les crimes qui ont eu lieu nous ont incités à nous concentrer davantage sur cette menace existentielle pour le Liban. La solution est qu’ils retournent en Syrie ou s’installent dans un pays tiers.»

Un plan proposé par les ministres du Travail et des Affaires sociales, la Ligue maronite et la Direction générale de la Sûreté générale a également été abordé. Il vise à rapatrier les Syriens et appelle à la création d’une Autorité nationale d’urgence dirigée par le Premier ministre.

Elle sera chargée de communiquer avec les responsables du HCR afin d’aider l’État à classer les Syriens en trois catégories. La première comprend les Syriens enregistrés auprès du HCR comme réfugiés et qui peuvent retourner dans des zones sûres de leur pays. La deuxième catégorie comprend les Syriens enregistrés en tant que réfugiés et travaillant au Liban, tandis que la troisième comprend ceux qui sont enregistrés en tant que réfugiés et souhaitent se rendre dans un pays tiers.

Quant aux Syriens résidant illégalement au Liban, un «comité ministériel présidé par le ministre de l’Intérieur sera chargé de dresser des listes nominatives indiquant si ces Syriens ont une résidence valide ou expirée et s’ils disposent de papiers».

Le plan stipule également que «les frontières terrestres seront contrôlées. Il semblerait que les infiltrations se produisent pour des raisons économiques plutôt que de sécurité».

Une délégation dirigée par la députée des Forces libanaises, Sethrida Geagea, a rencontré, mardi, le ministre de l’Intérieur, Bassam al-Maoulaoui. Geagea a appelé à «la mise en œuvre des circulaires du ministère de l’Intérieur relatives à la gestion de la présence syrienne illégale».

Geagea estime à 830 000 environ le nombre de réfugiés syriens «dans les villes chrétiennes du nord, au Mont-Liban et à Jezzine».

Elle indique que «la mise en œuvre de ces circulaires permettra de réduire très prochainement le nombre de réfugiés», ajoutant: «Selon les Nations unies, le Liban n’est pas un pays d’asile, mais de transit. Nous tolérons cela depuis 2011, mais il nous est désormais impossible de continuer de le faire.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com