Des groupes de soutien à la Palestine prévoient des manifestations durant le G7

Des groupes comme la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC) et les Amis d'Al-Aqsa manifesteront devant Downing Street à Londres. (Photo, Reuters/Archives)
Des groupes comme la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC) et les Amis d'Al-Aqsa manifesteront devant Downing Street à Londres. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Samedi 12 juin 2021

Des groupes de soutien à la Palestine prévoient des manifestations durant le G7

  • Selon les groupes de défense des droits de la Palestine, les bombes ont cessé de tomber, mais les «crimes contre l'humanité et l'apartheid» persistent
  •  Le mois dernier, près de 250 Palestiniens ont été tués en 11 jours de combats à Gaza

LONDRES : Des groupes de défense propalestiniens et anti-guerre au Royaume-Uni manifestent samedi devant Downing Street contre le traitement réservé par Israël au peuple palestinien.

Pendant que le Premier ministre Boris Johnson est absent pour le sommet annuel du G7, des manifestants et des orateurs, dont l'ancien chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, se rassembleront contre la «discrimination systématique à l’encontre du peuple palestinien» de la part d'Israël, qui, selon eux, équivaut à «un crime d'apartheid en vertu du droit international».

Des groupes comme la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC) et les Amis d'Al-Aqsa exigeront des sanctions contre Israël pour son traitement des Palestiniens, que Human Rights Watch a officiellement qualifié cette année d'«apartheid».

La manifestation fait suite à 11 jours de combats à Gaza le mois dernier au cours desquels 248 Palestiniens sont morts, des milliers ont été blessés et beaucoup d'autres se sont retrouvés sans abri. Une dizaine de personnes ont également été tuées en Israël.

Ben Jamal, directeur de la Campagne de solidarité avec la Palestine, a déclaré à Arab News : «Bien qu'Israël ne bombarde pas actuellement la bande de Gaza, son régime de discrimination systématique contre le peuple palestinien, qui équivaut au crime d'apartheid, continue encore.

«Nous devons continuer à nous mobiliser pour la justice en manifestant, en faisant du lobbying et en prenant des mesures directes. Nous devons maintenir la pression sur notre gouvernement jusqu'à ce qu'il agisse contre les violations par Israël du droit international, en imposant des sanctions, et une interdiction du commerce avec les colonies ainsi qu’un embargo sur les armes », a-t-il affirmé.

La manifestation aura lieu au moment où les leaders des pays du G7 : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Japon, l'Allemagne et le Canada, ainsi qu'un représentant de l’UE, se rencontreront pour discuter de problèmes mondiaux urgents tels que le changement climatique.

Les groupes de défense des droits de l’homme ont critiqué le rôle que la Grande-Bretagne et d'autres puissances occidentales jouent dans le maintien du statu quo dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que pour fournir à Israël des armes qui sont ensuite utilisées contre les Palestiniens.

La Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC) a déclaré dans un communiqué : «L'apartheid israélien ne peut être maintenu que grâce à la complicité de plusieurs gouvernements, notamment ceux du G7. Le G7 comprend les plus grands fournisseurs d'armes et de technologies militaires à l'État israélien, qui sont essentiels pour faire imposer le régime d'oppression d'Israël.

«Au cours du sommet du G7 de cette année à Cornwall, les militants internationaux de la justice se réuniront pour s'organiser pour un monde basé sur la justice et les droits humains. Nous nous joignons à eux en descendant dans les rues afin d’exiger qu'il n'y ait plus de complicité avec l'apartheid israélien».

La manifestation de samedi devant le bureau du Premier ministre suivra plusieurs manifestations qui ont eu lieu pendant les combats intenses à Gaza. Ces marches ont attiré des dizaines de milliers de personnes et ont été reproduites dans beaucoup de villes du monde entier.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 

 


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.