Au G7, Boris Johnson joue la solidarité tout en coupant l'aide internationale britannique

Boris Johnson lors du sommet du G7 à Carbis Bay, Cornwall, le 11 juin 2021. (Photo, AFP)
Boris Johnson lors du sommet du G7 à Carbis Bay, Cornwall, le 11 juin 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 12 juin 2021

Au G7, Boris Johnson joue la solidarité tout en coupant l'aide internationale britannique

  • La contribution financière du Royaume-Uni s'inscrit dans un plus vaste plan d'action entrepris dans le cadre du G7, visant à scolariser 40 millions de jeunes filles supplémentaires d'ici 2025
  • Pour des ONG, ces annonces permettent surtout à Boris Johnson de faire bonne figure au moment où il coupe drastiquement son aide au développement

CARBIS BAY : Du partage des vaccins à la scolarisation des enfants pauvres, Boris Johnson a beau se faire le chantre de la solidarité au G7, il reste très critiqué pour les coupes dramatiques imposées à l'aide au développement britannique.

Les milliards d'euros retirés - un tiers du total -, au nom du coût de la pandémie, des budgets d'organisations gérant l'aide alimentaire en Syrie, la lutte contre la polio ou l'éducation sexuelle des femmes ont provoqué la consternation du monde humanitaire. 

Ils tranchent avec les assurances du Premier ministre britannique à l'ouverture du sommet des dirigeants des chefs d'Etat et de gouvernement des pays riches en Cornouailles, fixant l'objectif de "reconstruire en mieux", pour un monde "plus vert" et "plus juste" après la pandémie. 

En haut de l'agenda de la rencontre figurent la répartition plus équitable des vaccins contre le coronavirus, avec une promesse attendue de fournir un milliard de doses aux pays défavorisés, ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique en aidant ces pays à se décarboner. 

Les pays riches veulent contribuer à renvoyer des enfants sur les bancs de l'école. Dans cette optique, le gouvernement britannique a débloqué vendredi 430 millions de livres (un demi-milliard d'euros) pour la scolarisation des enfants vulnérables, principalement les filles, dans les pays en développement, appelant ses alliés du G7 à suivre son exemple. 

Cette somme ira au Partenariat mondial pour l'éducation, destiné à soutenir la scolarisation dans les pays en développement. 

"Le meilleur moyen de sortir les pays de la pauvreté et de mener une reprise mondiale est d'investir dans l'éducation, et particulièrement l'éducation des filles", entravée par la pauvreté, les violences sexistes et les mariages d'enfants, a déclaré Boris Johnson.  

Il a qualifié de "source de honte internationale" le fait que, "tous les jours dans le monde, des enfants regorgeant de potentiel se voient refuser l'opportunité de devenir des géants de l'industrie, des pionniers scientifiques ou des meneurs dans tout domaine, simplement parce qu'ils sont des filles, à cause des revenus de leurs parents ou de l'endroit où ils sont nés". 

Ce phénomène a été accentué par la pandémie, à l'origine d'une crise de l'éducation sans précédent avec 1,6 milliard d'enfants non scolarisés dans le monde au plus fort de la fermeture des écoles. 

La contribution financière du Royaume-Uni s'inscrit dans un plus vaste plan d'action entrepris dans le cadre du G7, visant à scolariser 40 millions de jeunes filles supplémentaires d'ici 2025. 

«Dément»

Pour des ONG, ces annonces constituent "un pas dans la bonne direction", mais elles sont insuffisantes et permettent surtout à Boris Johnson de faire bonne figure au moment où il coupe drastiquement son aide au développement. 

Invoquant le choc économique de la pandémie, son gouvernement a réduit, temporairement selon lui, ce budget massif de 0,7% à 0,5% de la richesse nationale, soit d'environ 15 à 10 milliards de livres (de 17,5 à 11,6 milliards d'euros).

En enlevant les frais incompressibles, cela a privé certains programmes de la grande majorité de leur financement et a déclenché un flot de critiques dans le pays comme à l'étranger, dénonçant les répercussions humanitaires et le coup porté aux ambitions du Royaume-Uni sur la scène internationale après le Brexit. 

C'est "super" que le pays s'engage en faveur de la scolarisation des filles, mais réduire parallèlement les fonds alloués à d'autres projets comme l'accès à l'eau potable est "dément", estime Kira Boe, responsable du dossier de l'éducation au sein de l'ONG Oxfam. "Des enfants vont plus que probablement ne pas survivre au Covid parce qu'il n'y aura plus de soutien à l'eau, l'assainissement et l’hygiène (...) et ils ne pourront donc pas aller à l'école". 

Cela écorne l'image de "leader mondial" du Royaume-Uni, selon elle, au moment où il s'apprête à accueillir en juillet un sommet sur l'éducation organisé avec le Kenya pour récolter 5 milliards de dollars.

"Des traitements destinés à faire face aux maladies tropicales négligées, affectant de manière disproportionnée les femmes et les enfants, ne pourront être fournis", tempête Thoko Elphick-Pooley, qui dirige le partenariat Uniting to Combat Neglected Tropical Diseases.

Boris Johnson a balayé ces critiques, estimant sur la BBC vendredi qu'il fallait être "incroyablement fier de ce que nous faisons malgré les difficultés auxquelles nous faisons face". 


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.