Elections en Algérie: échauffourées et interpellations en Kabylie

Heurts violents à Tizi Ouzou, en Kabylie (Photo, AFP/Courtesy of Fenek).
Heurts violents à Tizi Ouzou, en Kabylie (Photo, AFP/Courtesy of Fenek).
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

Elections en Algérie: échauffourées et interpellations en Kabylie

  • «A Bouira, le climat est tendu dans plusieurs localités. Il y a eu des émeutes à El Asnam, et Bechloul»
  • Face à des manifestations et des arrestations vendredi, de nombreux bureaux de vote ont fermé leurs portes dans cette région berbérophone traditionnellement frondeuse

ALGER: Face à des manifestations et des arrestations vendredi, de nombreux bureaux de vote ont fermé leurs portes dans cette région berbérophone traditionnellement frondeuse es protestations et des échauffourées ont eu lieu samedi en Kabylie dans le nord-est de l'Algérie à l'occasion des élections législatives, a indiqué une ONG en faisant état de dizaines d'interpellations.

Dans la wilaya (préfecture) de Béjaïa, « il y a eu des émeutes à El Kseur et à Tichy, quelques échauffourées à Amizour et à Tazmalt », a déclaré Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH). 

« A Bouira, le climat est tendu dans plusieurs localités. Il y a eu des émeutes à El Asnam, et Bechloul », a-t-il ajouté. 

Face à des manifestations et des arrestations vendredi, de nombreux bureaux de vote ont fermé leurs portes dans cette région berbérophone traditionnellement frondeuse vis-à-vis du pouvoir central. 

« A Béjaïa ce matin, 17 centres de vote ont ouvert sur les 500 dans les 52 communes. A 11H00 il ne restait que deux bureaux ouverts. A 14H00 l'ensemble des bureaux étaient fermés », selon Salhi. 

D'après le coordinateur de l'Autorité nationale indépendante des élections à Tizi Ouzou, Youcef Gabi, 136 centres de vote et 229 bureaux ont été fermés à cause d'incidents, dont des saccages d'urnes.

Le gouvernement s'est doté d'un arsenal juridique afin de lutter contre toute infraction visant à perturber le déroulement du scrutin. Ainsi, des peines allant de quelque mois jusqu'à 20 ans de réclusion sont prévues pour les actes de destruction ou de vol des urnes.

« On doit réellement se préparer aux premiers procès, avec de lourdes condamnations selon les nouvelles lois du code pénal » s'est inquiété sur sa page Facebook, Kaci Tansaout, porte-parole du Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

En Kabylie, la participation est quasi nulle avec 0,79% à Béjaïa et 0,62% à Tizi Ouzou, deux grandes villes de cette région, selon des chiffres officiels préliminaires.

« La situation est précaire un peut partout, mais la tension a baissé », a dit Salhi. Les jeunes exigent la libération des manifestants arrêtés en marge des protestations contre le scrutin. 

Le CNLD a aussi fait état de plusieurs interpellations.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.