Premier salon professionnel en France, Vivatech physique et virtuel

Finalement Vivatech revendique pour cette édition 1 400 exposants, dont 60% en physique, à comparer avec les quelque 2.000 exposants revendiqués en 2019. (Photo, AFP)
Finalement Vivatech revendique pour cette édition 1 400 exposants, dont 60% en physique, à comparer avec les quelque 2.000 exposants revendiqués en 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 13 juin 2021

Premier salon professionnel en France, Vivatech physique et virtuel

  • Le numérique «permet d'atteindre les gens dans le monde entier», mais n'offre pas encore la même richesse «émotionnelle» qu'un rassemblement physique
  • La jauge physique sera limitée à 5 000 personnes à un instant T, conformément à la norme édictée par le gouvernement

PARIS: Vivatech, le grand rassemblement parisien autour de start-up et de la tech, sera la première grande manifestation professionnelle à ouvrir ses portes -du 16 au 19 juin- en France depuis leur ré-autorisation, même s'il va conserver une importante dimension virtuelle.

Les organisateurs du salon, qui avaient été contraints d'annuler l'édition 2020, ont parié dès l'automne sur la possibilité de tenir en juin un évènement mixte à la porte de Versailles, à Paris, combinant accès numérique et accès réel.

"On a tremblé, on a connu des affres", a expliqué Maurice Lévy, le président du conseil de surveillance de Publicis et co-fondateur du salon avec le groupe Les Echos.

"Tous nos grands partenaires nous ont suivis, mais d'autres nous disaient +attendez, on est en plein confinement, c'est pas le moment, on va attendre...+"

Finalement Vivatech revendique pour cette édition 1 400 exposants, dont 60% en physique, à comparer avec les quelque 2.000 exposants revendiqués en 2019.

La jauge physique sera limitée à 5 000 personnes à un instant T, conformément à la norme édictée par le gouvernement. 

Habitué des lieux, le président français Emmanuel Macron visitera le salon. Il y aura aussi de nombreux participants connectés à distance, y compris des personnalités comme le patron de Facebook Mark Zuckerberg, celui d'Apple Tim Cook et le Premier ministre indien Narendra Modi, qui s'exprimeront lors de l'événement.

Dès le début, les organisateurs "sont partis sur un évènement hybride" et ont demandé aux exposants de produire des contenus adaptés à des stands numériques, a indiqué à l'AFP Hélène Freyss, la directrice de la communication de LVMH.

Le groupe de luxe, qui disposera d'un stand physique de 250 mètres carrés, a enregistré spécialement pour l'évènement 18 petites émissions thématiques autour de l'innovation qui seront accessibles en ligne, avec une quarantaine d'interlocuteurs différents venus des différentes maisons du groupe.

Les visiteurs numériques pourront également assister à des interventions en direct sur le stand physique du salon et accéder à un espace de discussion en ligne pour entrer en contact avec l'entreprise.

Vivatech jouera lui-même avec les codes de la télévision, des réseaux sociaux et des jeux vidéo pour garder le contact avec ses visiteurs en ligne, selon Julie Ranty, la directrice générale du salon.

Garder l'attention du visiteur virtuel

"L'ensemble des conférences en livestream ont été conçues pour être les plus télégéniques possibles", explique-t-elle.

Vivatech offrira également à ses visiteurs numériques - qui devront débourser 190 euros pour un pass virtuel valable les 4 jours - des parcours thématiques et un outil de rencontre virtuelle avec les autres visiteurs.

"Nous voulons retrouver le charme des rencontres qu'on peut faire dans les allées", avec un "moteur de recommandation aléatoire et personnalisé", selon Julie Ranty.

Maurice Lévy annonce lui, de manière un peu cryptique, le test d'un nouvel outil pour garder l'attention de l'internaute en promenade virtuelle dans les allées du salon.

"Il permettra aux gens de participer, de poser des questions, d'exprimer leur contentement ou leur mécontentement", a-t-il expliqué.

"Si les gens s'expriment, leur attention est nécessairement plus importante", souligne-t-il.

Maurice Lévy le reconnaît bien volontiers, le numérique n'est pas encore prêt à remplacer complètement le physique, même dans ce grand show technologique qu'est Vivatech.

Le numérique "permet d'atteindre les gens dans le monde entier", mais n'offre pas encore la même richesse "émotionnelle" qu'un rassemblement physique, explique-t-il.

"Mais à l'avenir, il va y avoir des solutions qui vont permettre d'aller beaucoup plus loin", avec des sortes de "téléportages où l'on aura l'impression de vivre quasiment au milieu d'autres avantages, comme si on était vraiment présent", assure-t-il. "Dans quelques années, ca sera là et cela changera la donne".


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.