Système, élection et abstention

Un homme dépose son bulletin de vote dans l'urne dans un centre électoral du quartier de Bab El-Oued à Alger, la capitale algérienne, le 12 juin 2021 lors des élections législatives de 2021. (Photo, AFP)
Un homme dépose son bulletin de vote dans l'urne dans un centre électoral du quartier de Bab El-Oued à Alger, la capitale algérienne, le 12 juin 2021 lors des élections législatives de 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 14 juin 2021

Système, élection et abstention

  • Les citoyens, qui, depuis février 2019, revendiquent le remplacement du système en place par un système démocratique, n’arrivent toujours pas à se faire entendre
  • Si le pouvoir a mobilisé les moyens de répression et d’étouffement de la demande de changement systémique, il n’a pas encore trouvé le moyen de rallier le peuple

Le pouvoir a eu ses élections législatives. Comme les scrutins précédents, il voulait qu’elles se tiennent, indépendamment du niveau de participation.

Le président Tebboune l’a rappelé, hier, depuis son bureau de vote : “le taux de participation ne (l)’intéresse pas” ; ce qui lui importe c’est que les députés qui en sortiront “détiennent la légitimité du peuple”. Mais le pouvoir a-t-il le choix d’une autre attitude ?

Les citoyens, qui, depuis février 2019, revendiquent le remplacement du système en place par un système démocratique, n’arrivent toujours pas à se faire entendre. Invariablement, leur revendication ne suscite que dédain, répression et fuite en avant. Celle-ci ne trouve, en fait, l’expression de sa popularité et de sa persévérance que dans le fort taux d’abstention renouvelé à chacune des élections organisées ces deux dernières années. Un niveau d’abstention qui traduit l’ample rejet, non pas de l’élection, mais du cadre systémique du fonctionnement politique du pays.

Ainsi, les autorités politiques ont beau avoir un autre avis, l’enjeu de l’élection est bien dans la participation populaire à l’évènement. 

Lire la suite

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Qu'est-ce qui a enflammé Beyrouth ?

Des miliciens du Hezbollah et du mouvement Amal, des organisations chiites, tirent avec des armes de guerre dans les rues de Beyrouth, la capitale du Liban, le 14 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des miliciens du Hezbollah et du mouvement Amal, des organisations chiites, tirent avec des armes de guerre dans les rues de Beyrouth, la capitale du Liban, le 14 octobre 2021. (Photo, AFP)
Short Url
  • «La tyrannie pourrait provenir des autorités ou de groupes armés qui imposent, par la force des armes, ce à quoi leurs homologues plus faibles ne peuvent pas s'opposer»
  • «Ce jeudi, il y a eu des opposants, et c'est ainsi que Beyrouth s'est enflammée»

En remontant à 1975, nos esprits vomissaient des pages d'histoire que les bien intentionnés d'entre nous pensaient avoir été tournées. 

L'assassinat de Maarouf Saad, le bus Ain al-Remmaneh… tous ont été rappelés à ce jour. Le passé ne passe pas au Liban.

Ce qui laisse le passé au présent, ou peut-être le met dans le futur, a un nom : la tyrannie.

Lire la suite

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Une sortie sans importance

Emmanuel Macron a rendu hommage ce samedi aux victimes algériennes de la répression sanglante du 17 octobre 1961. (Photo, AFP)
Emmanuel Macron a rendu hommage ce samedi aux victimes algériennes de la répression sanglante du 17 octobre 1961. (Photo, AFP)
Short Url
  • «Une gerbe de fleurs, un silence, une atmosphère solennelle qui n’aura finalement duré qu’une demi-heure»
  • «Des considérations et des contingences politiques franco-françaises, souvent liées à la situation interne du pays, concourent au report de la reconnaissance de cette page noire par l’État français»

Le président français, Emmanuel Macron, s’est contenté d’un minimum pour la cérémonie de l’anniversaire des sanglants événements du 17 Octobre 1961.

Une cérémonie où il est resté silencieux alors que le communiqué de l’Élysée est truffé de mots savamment dosés. “Hommage à la mémoire de toutes les victimes” d'une “tragédie longtemps tue, déniée ou occultée”, est-il écrit dans le communiqué qui évoque une répression policière - “brutale, violente, sanglante”.

Mystère, d’autant plus que l’on attendait de lui qu’il fasse des annonces ou qu’il prenne des mesures à la hauteur de la tragédie du 17 Octobre 1961, qu’il a d’ailleurs reconnue : “Une tragédie longtemps tue.” 

Lire la suite

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Mensonges et manipulation

L'ancien président tunisien Moncef Marzouki. (Photo, AFP/Getty images)
L'ancien président tunisien Moncef Marzouki. (Photo, AFP/Getty images)
Short Url
  • «Les Tunisiens sont aujourd’hui en droit de douter du bien-fondé des propos de Moncef Marzouki, surtout lorsque leur auteur se laisse prendre au piège de la tentation médiatique»
  • «Il nous semble que Marzouki soit à présent définitivement intégré dans la sphère des mensonges»

Appelant à l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre de tous ceux qui complotent contre la sûreté extérieure de l’Etat, plusieurs avocats ont déposé une plainte contre Moncef Marzouki et ses  manœuvres qui, selon eux, tombent sous le coup des dispositions de la loi pénale dans son volet relatif aux atteintes ciblant la sécurité extérieure du pays.

Pour sa part, le procureur général près la Cour d’appel a ordonné l’ouverture d’une enquête conformément à l’article 23 du Code de procédure pénale.       

A travers ce qu’il ne cesse de prétendre, en public ou en privé, et bien sûr à celui qui veut bien l’entendre, à travers aussi le discours auquel il fait appel, ou encore les arguments qu’il avance, il n’y a pas pratiquement dans la thèse de Marzouki une piste à creuser, et encore moins des données crédibles qui confirment l’engagement dans lequel il s’est lancé ces derniers temps. Une façon bien particulière de faire du surplace au point d’en perdre la face.

Lire la suite

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.