Grand barrage de la Renaissance: l'Égypte s'adresse au Conseil de sécurité de l'ONU

C’est en 2011 que l’Éthiopie a lancé les travaux du barrage. L'Égypte et le Soudan préconisent un accord contraignant et exhaustif propre à garantir les droits et les intérêts des trois pays. (AFP/File)
C’est en 2011 que l’Éthiopie a lancé les travaux du barrage. L'Égypte et le Soudan préconisent un accord contraignant et exhaustif propre à garantir les droits et les intérêts des trois pays. (AFP/File)
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Publié le Lundi 14 juin 2021

Grand barrage de la Renaissance: l'Égypte s'adresse au Conseil de sécurité de l'ONU

  • L'Égypte a envoyé une lettre au président du Conseil de sécurité des Nations unies dans laquelle elle expose l'évolution du différend au sujet du Gerd
  • Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki, annonce que les pays arabes soutiennent à l'unanimité les droits de l'Égypte et du Soudan sur les eaux du Nil

LE CAIRE: L'Égypte a envoyé une lettre au président du Conseil de sécurité des Nations unies dans laquelle elle expose l'évolution du différend au sujet du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd), au moment où l'Égypte et le Soudan préparent un projet de résolution qu’ils doivent présenter aux ministres arabes des Affaires étrangères la semaine prochaine.

En effet, c’est en 2011 que l’Éthiopie a lancé les travaux du barrage. Si l'Égypte craint que le Gerd ne menace son approvisionnement en eau à partir du Nil, le Soudan, pour sa part, se soucie de la sécurité du barrage et de son débit d'eau.

Dans sa lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations unies, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, fait part de la réticence de son pays à l'égard de la volonté de l'Éthiopie de poursuivre le remplissage du barrage pendant la prochaine saison des inondations. La missive exprime également le refus du gouvernement égyptien de voir l'Éthiopie mettre les pays riverains devant le fait accompli en prenant des mesures unilatérales.

Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Hafez, cette lettre entend faire la lumière sur la position intransigeante de l'Éthiopie, qui freine les efforts déployés au cours de ces derniers mois sur ce dossier en faveur d'un accord juste, équilibré et juridiquement contraignant.

En Bref

Le Conseil de la Ligue arabe, représenté par les ministres des Affaires étrangères, tiendra une session extraordinaire à Doha mardi prochain à la demande de l'Égypte et du Soudan pour évoquer l'évolution de la problématique du barrage.

M. Hafez précise en outre qu'un dossier intégral a été remis au Conseil de sécurité des Nations unies afin que la communauté internationale s'y réfère et pour documenter les positions constructives et responsables de l'Égypte.

Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki, annonce que les pays arabes soutiennent à l'unanimité les droits de l'Égypte et du Soudan sur les eaux du Nil et qu'aucun pays ne faisait exception à ce consensus.

D'après lui, la tentative éthiopienne qui consiste à vouloir «creuser un fossé» entre les pays arabes et africains au sujet du Grand barrage de la Renaissance est vouée à l'échec.

Le Conseil de la Ligue arabe, représenté par les ministres des Affaires étrangères, tiendra une session extraordinaire à Doha mardi prochain à la demande de l'Égypte et du Soudan pour évoquer l'évolution de la problématique du barrage, ajoute Hossam Zaki.

M. Zaki fait savoir que cette session se tiendra en marge de la réunion de consultation réunissant les ministres arabes des Affaires étrangères, qui s'est tenue à Doha.

Pour leur part, l'Égypte et le Soudan préconisent un accord contraignant et exhaustif propre à garantir les droits et les intérêts des trois pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.